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  • Message des déportés : un appel à la vigilance

    Le dernier dimanche d'avril est la date choisie pour commémorer le souvenir des victimes et héros de la déportation.


    La libération des camps s'est étalée sur plusieurs semaines, avant la capitulation allemande de mai 1945. C'est pour cela que ce jour a été retenu et qu'il ne correspond pas à un anniversaire précis.

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    Les autorités civiles et militaires étaient donc rassemblées ce matin devant le monument aux morts, en présence d'un nombre restreint de Vouzinois.

    La liste des morts en déportation a été lue, puis la flamme du souvenir a été ranimée par le représentant des anciens combattants.

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    La cérémonie s'est poursuivie par la "Marseillaise" et le "Chant des Marais" joués par l'Harmonie Municipale de Vouziers. Le "Chant des Marais". Cet hymne officieux de la déportation a été composé par des détenus  du camp de concentration de Börgermoor en Basse-Saxe.

    Ensuite le message des associations de déportés a été lu. Il insiste cette année sur l'actualité et la crise, afin que la vigilance empêche que les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets

    Voici le texte dans son intégralité :

    Il y a 80 ans, le nazisme triomphait. Hitler imposait son pouvoir en Allemagne dans l’indifférence quasi générale des démocraties et entraînait le monde dans un conflit qui prit fin en 1945 après des années de terreur, par la victoire sur le nazisme.

    C’est alors que les déportés survivants revinrent des camps de concentration et d’extermination.

    Nous avons le devoir, au nom de nos camarades disparus, de rappeler ces évènements qui ont ponctué notre histoire.

    Tant que nous pourrons prendre la parole, nous devons dire aux générations nouvelles que c’est surtout dans les moments de crise que resurgissent les discours antidémocratiques, xénophobes, racistes et antisémites, dans lesquels elles doivent discerner les thèses de ceux qui ont exterminé les juifs d’Europe, massacré les Tziganes, déporté et fusillé les Résistants.

    Aujourd’hui, il est essentiel qu’elles reconnaissent, dans d’autres discours, les vociférations d’Adolf Hitler et la voix soumise de Philippe Pétain. Ainsi averties, pourront-elles combattre le danger s’il se présente.

    Nous lançons aujourd’hui, un appel à la vigilance, au respect de l’être humain, de sa dignité et du droit à la différence. Ce message que nous adressons aux jeunes générations se veut partie prenante de la construction de l’avenir.


    Pour terminer la cérémonie, les personnalités ont salué et remercié les porte-drapeaux présents.

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  • Bourse aux plantes : une idée qui prend racine.

    Le FJEP-CS de Vouziers organise depuis quelques années des bourses aux plantes qui se tiennent dans les allées du jardin Beluriez (derrière la Mairie).

    Si l'idée cette manifestation a germé il y a quelque temps, on peut constater que le projet s'est bien développé, et attire un public de plus en plus nombreux.

    Le principe est d'amener des plantes, arbustes, graines ... et de les échanger entre passionnés ou avec de simples amateurs. L'argent n'a pas sa place lors de cette bourse et la récompense vient de l'échange réalisé ou du don qui verra se multiplier une de ses boutures.

    Le temps presque clément a permis que la bourse se déroule à l'extérieur, en profitant du cadre printanier du jardin situé entre le FJEP et la Mairie.

    A la fin de la matinée, les tables de présentation étaient toutes vides, chacun repartant chez soi avec ses nouvelles découvertes végétales. Il ne reste plus aux jardiniers venus de Vouziers et d'ailleurs qu'à faire pousser leurs trouvailles dans leur nouvel environnement.

    vouziers,fjep, bourse aux plantes

  • Energie: pour le Medef et les entreprises, surtout ne rien changer et aller dans le mur…

    Communiqué de Greenpeace

    Qui a entendu parler du débat sur la transition énergétique ? Tout laisse à penser que le gouvernement préfère qu’il reste confidentiel. La participation citoyenne est faible et éparse. Et les citoyens s’en plaignent. C’est un des membres du comité de pilotage qui le dit .

     

    Pour les entreprises le traitement est différent… Et certaines en profitent !
    Une offensive a récemment été lancée, d’abord par la voix de Laurence Parisot pour le Medef mercredi puis via le groupe de contact des entreprises de l’énergie lors d’une plénière du débat. Au menu, un ensemble de propositions pour tenter d’imposer leur vision au sein du débat sur la transition énergétique.

    Une priorité : ne rien changer
    Prolonger la durée de vie des centrales nucléaires françaises sous couvert d’une soi-disant compétitivité du modèle du tout nucléaire français, voilà ce que ces entreprises poussent. Et que font-elles de la promesse de François Hollande de réduire à 50% le nucléaire dans le mix électrique d’ici 2025 ?
    Cette démarche va au moins avoir le mérite d’apporter une réponse à une question que beaucoup de Français se posent : qui va décider de l’avenir énergétique de la France ? Le Président de la République au nom de l’intérêt général ou les lobbies obsédés par le mythe du nucléaire ?

    La prolongation : un pari insensé pour l’économie et pour la sûreté

    Nous n’avons aucune idée des coûts futurs de la prolongation, certainement plus élevés que ce R%C3%A9acteurs-nucl%C3%A9aires-en-Belgique-300x199.jpgqu’annonce EDF. Avec les surcoûts futurs liés à la sûreté post-Fukushima ou à la prolongation, ce sera toujours plus d’investissements, jamais moins.
    Prolonger le parc nucléaire français c’est prendre des risques croissants. Les centrales françaises ont 27 années de fonctionnement en moyenne, et jusqu’à parfois 12 années de plus si on compte l’âge des premiers bétons comme aux Etats-Unis. Conçues pour fonctionner 30 ans, les effets de leur vieillissement sont visibles dès 20 ans. La cuve ou l’enceinte de confinement sont par exemple deux pièces majeures ni réparables ni remplaçables. Le Président de l’ASN le disait lui-même récemment lors d’une audition devant l’OPECST. Le directeur de l’IRSN le confirmait lors d’un déplacement ce mardi 24 avril.

    Et l’ASN dans l’histoire ? En misant sur la prolongation des centrales françaises, ces entreprises remettent en cause l’indépendance de l’Autorité de Sureté Nucléaire. Autorité qui est encore loin d’avoir validé les propositions d’EDF concernant les travaux de sûreté post-Fukushima. Et qui peut aussi s’opposer au cas par cas à l’extension de la durée de vie des réacteurs au-delà de 30 ans.

    D’autres voix s’élèvent
    Toutes les entreprises sont-elles si unies derrière la position très défensive et conservatrice défendue par Madame Parisot et certains membres du groupe de contact ? Elles n’ont pas le même intérêt à une vraie transition énergétique. Certaines entreprises défendant des énergies alternatives, à savoir FEE, AFPG, Enerplan, FNB, Amorce, Club Biogaz ATEE se sont désolidarisées des 12 propositions.

    Une vraie transition est possible… Et indispensable !
    Les alternatives compétitives et socialement avantageuses existent face au tout nucléaire. La France a un choix à faire. Il faut être lucide : développer les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique n’est pas compatible avec le maintien du tout nucléaire. Greenpeace publiait et apportait au débat sur l’énergie dès février son scénario de transition énergétique. Les experts du débat, le gouvernement l’ont lu et jugé sérieux. Espérons qu’ils s’en inspirent

    Investir dans la transition énergétique, c’est investir avant tout dans les renouvelables et préparer la fermeture des centrales plutôt que de les prolonger.

    Greenpeace a publié récemment le « portrait robot » des 5 centrales et des 20 réacteurs qui devraient être fermées en priorité :
    Voir la liste des centrales

     


  • Vouziers : Assemblée Générale du FJEP-Centre Social

    Ce soir, l'Assemblée générale du FJEP-Centre Social de Vouziers se déroulait dans la  grande salle du CPR qui était pleine pour cette occasion.

    Cet annuel temps fort associatif comporte différents rapports : d'activité, financier et moral. Le déroulement de l'assemblée n'a pas échappé à ce schéma, sauf que le rapport moral s'est appuyé sur le nouveau contrat de projet avec la CAF pour présenter une vision à moyen terme du développement de l'association.

    Le directeur, Franck Voluer a fait un tableau rapide mais complet des différentes activités que comporte le FJEP. On retiendra la diversité de l'offre, avec des évolutions d'année en année en fonction des opportunités existantes. A noter aussi la forte augmentation des adhérents( qui sont plus de 400), preuve de la vitalité de l'association.

     

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    Le rapport financier présenté par le trésorier, Thierry Chartier, fait apparaître une situation saine, ce qui a été confirmé par le commissaire aux comptes et l'expert comptable de l'association.

    C'est la présidente, Marie-Christine Géant qui a présenté le rapport moral et d'orientation, basé comme nous l'avons dit sur le nouveau contrat de projet qui vient d'être signé avec la CAF.

    fjep-cs,assemblée générale,vouziersLe lien social reste le noyau central qui sous-tend toutes les activités proposées par le FJEP. Celui-ci a cependant l'ambition de s'ouvrir sur l'extérieur et de développer des activités "hors les murs" que ce soit dans les quartiers de Vouziers ou en dans les communes de la 2C2A.

    A la suite de ces rapports, les différentes personnalités présentes ont pris la parole.

    Le Maire de Vouziers est revenu sur le problème des locaux mis à disposition par la commune : la taille du bâtiment est depuis plusieurs années insuffisante. L'accessibilité est également une difficulté majeure. Un récent diagnostic a été fait par un cabinet spécialisé, et le Maire a déclaré qu'il n'y avait pas de possibilité de mettre aux normes le bâtiment. Il a ajouté qu'il n'avait pas d'autre proposition de local à présenter actuellement. Faudra-t-il étudier la construction d'un local neuf ?

    Frédéric Mathias vice-président de la 2C2A représentait la communauté de communes. Il a déclaré que la collectivité qui couvre l'Argonne Ardennaise n'avait pris la compétence "sociale", mais qu'elle aidait déjà financièrement le FJEP. Il a souhaité que  les citoyens poussent les prochains représentants des communes dans la 2C2A à prendre plus en compte le rôle du FJEP sur le territoire.

    Jean-Luc Warsmann le député de la circonscription a clôturé ces prises de parole. Il a salué le travail effectué par les professionnels et les bénévoles de la structure. Il va chercher une solution pour un financement manquant sur une demande de subvention perdue, qui était attendue par le FJEP.

    C'est l'atelier cuisine qui avait préparé les petits fours proposés à tous les participants, avec le verre de l'amitié qui marquait la fin de cette Assemblée Générale.

  • Chômage : un chiffre record...très provisoire !

    Les chiffres officiels du nombre de demandeurs d'emploi  en mars viennent d'êrte publiés.

    La hausse continue à un rythme important et le "record " vient même d'être battu. Il est encore plus inquiétant de constater que la tendance ne connaît aucun fléchissement. L'objectif d'inversion des courbes pour fin 2013 semble de plus en plus un souhait répété qui n'en fait pas une prévision crédible. Le seul moyen  de créer de l'emploi avec la politique menée actuellement est la croissance de l'économie. Celle-ci est au point mort, voire en marche arrière. Comment espérer alors voir les choses évoluer à moyen terme ?

    Voici les chiffres officiels :

    En France métropolitaine, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits

    en catégorie A augmente de 1,2 % par rapport à fin février 2013

    (+ 11,5 % en un an)

     

     Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A, B, C augmente de 0,7 % par rapport à fin février 2013 (+ 9,8 % en un an).

     

    En Champagne-Ardenne, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits

    à Pôle emploi de catégorie A s'établit à 70 811 fin mars 2013.

    Ce nombre augmente de 1,4 % (+ 995) par rapport à la fin février 2013

    (+ 15,4 % sur un an).

     

    Par département, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A

    varie de - 1,1 % à + 2,3 % en mars 2013 par rapport à fin février :

    Ardennes (+ 1,5 %), Aube (+ 1,2 %), Marne (+ 2,3 %), Haute-Marne (- 1,1 %)

     

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  • Rejet de la loi d’amnistie .... Ils ont osé !

    Article repris du blog du syndicat CGT du Conseil  Général des Ardennes


    Certains droits sont essentiels à la Démocratie : défendre ses droits et ses intérêts par l’action syndicale, le droit de grève, participer à la détermination collective des conditions de travail… (alinéas 6, 7 et 8 du préambule de 1946).

    C’est donc légitimement que nombre de salariés manifestent au travers de mouvements sociaux pour défendre les conditions de travail, préserver l’emploi et les services publics ainsi qu’un système de protection sociale efficace et solidaire.

    Pendant la période gouvernementale précédente, la violence des relations sociales s’estmd0.libe.com.jpg accentuée, les plans de licenciements se sont multipliés entrainant pour les salariés de véritables traumatismes auxquels ils n’ont pas toujours pu faire face. Dans ces situations, les syndicalistes se retrouvent en première ligne de la défense de l’ensemble des salariés qui les mandatent.

    La loi d’amnistie proposée par les élus du groupe démocrates et républicains s’inspire de la dernière loi d’amnistie de 2002 proposée par Jacques Chirac et votée par la droite. Cette loi n’avait provoqué aucun encouragement à des actes de violence, au contraire elle avait contribué à apaiser le climat social.

    En comparaison, la proposition de loi de 2013 a été considérablement « allégée » par l’Assemblée nationale et le Sénat. Malgré cela droite et patronat n’ont eu de cesse de tenir des propos extrêmement virulents, alarmistes en accusant cette loi d’être une incitation à la violence.

    Le patronat cherche continuellement à museler le monde du travail, notamment en criminalisant l’action syndicale, mais aussi en tentant d’éviter pour lui-même toutes possibilités de sanctions comme en témoigne le récent texte sur « la sécurisation de l’emploi ».

    On s’attendait à ce qu’un gouvernement à majorité socialiste soutienne cette loi d’amnistie a minima. Il n’en n’est rien ! La Commission des lois, sur demande du gouvernement, vient de rejeter ce matin la proposition de loi.

    Le gouvernement et l’Assemblée nationale, en acceptant la criminalisation des salariés et syndicalistes, envoient un message désastreux au monde du travail. Plutôt que de s’en prendre à eux, ils feraient mieux de contribuer par une politique volontariste à empêcher les licenciements et la violence qui les accompagnent.

  • Produits des colonies israéliennes, la France se prononce pour l’étiquetage mais s’abrite derrière l’UE

    Communiqué de la plateforme des ONG françaises pour la Palestine

     

    Paris, le 23/04/2013

    Dans une lettre adressée le 11 avril à Mme Catherine Ashton, 13 pays européens, dont la France, demandent l’étiquetage des produits des colonies israéliennes. La Plateforme des ONG françaises pour la Palestine se félicite de cette prise de position mais rappelle que la France peut, comme la Grande Bretagne en 2009, prendre cette décision de manière indépendante.

    La France s’est jointe à 12 pays pour demander à la Haute Représentante de l’Union pour les Affaires étrangères que « nos consommateurs ne soient pas trompés par de fausses informations et d’être en cohérence avec une politique constante de l’UE concernant les colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés ». Cette prise de position est un développement important pour le respect des droits des Palestiniens et dans le sens d’une politique européenne plus en cohérence avec ses propres déclarations : au-delà de la dénonciation répétée de l’illégalité des colonies israéliennes en territoire palestinien occupé, des mesures concrètes peuvent être mises en place par l’Union européenne et ses Etats membres.

    Au niveau européen, l’étiquetage des produits des colonies nécessitera toutefois un long processus oxfam-vallee-jourdain070712.jpglégislatif. Par ailleurs, les 13 pays qui ont interpellé Catherine Ashton n’indiquent pas la portée que devra avoir cet étiquetage, ni le type de produits concernés. Il est certain que tous les produits issus des colonies devront être étiquetés, pas seulement les produits alimentaires et cosmétiques. La France, comme l’a fait la Grande Bretagne en 2009, peut agir de manière indépendante en proposant aux grandes enseignes françaises une directive demandant l’étiquetage différencié. C’est le sens de la campagne engagée par la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine en direction des parlementaires français.

    L’étiquetage différencié ne représente pas la seule mesure possible. Les gouvernements européens devraient interdire l’importation de produits des colonies, qui est une mesure légitime. Nos gouvernements, dont le gouvernement français, ont des devoirs au regard du droit international, notamment celui de ne pas reconnaitre une situation illégale ou de ne pas participer au maintien de cette situation.