L’arrivée de la méthanisation agricole a induit des changements de pratiques agricoles, notamment avec l’apparition des Cultures Intermédiaires à Vocation Energétique (CIVE).

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L’arrivée de la méthanisation agricole a induit des changements de pratiques agricoles, notamment avec l’apparition des Cultures Intermédiaires à Vocation Energétique (CIVE).

Canicule et faune sauvage : un défi croissant
Les épisodes de canicule, caractérisés par des températures exceptionnellement élevées de jour comme de nuit, représentent un danger croissant pour la faune sauvage. Lorsque les températures dépassent les 30 °C et que les nuits ne descendent pas sous les 20 °C pendant plusieurs jours, les conséquences sur les écosystèmes deviennent alarmantes. Ces phénomènes, de plus en plus fréquents et intenses en raison du changement climatique, affectent profondément les animaux, leurs habitats et les structures qui leur viennent en aide.
Des impacts multiples sur les espèces
Les effets de la chaleur extrême sont nombreux. Les brûlures, causées par des sols surchauffés (jusqu’à 60 °C sur le bitume), peuvent gravement blesser les petits animaux. Les oiseaux nichant sous les toits, comme les martinets ou les hirondelles, sont particulièrement vulnérables : les jeunes, asphyxiés par la chaleur, tombent parfois du nid en cherchant de l’air.
La déshydratation est une autre menace majeure. L’assèchement des points d’eau oblige les animaux à parcourir de longues distances, parfois jusqu’à l’épuisement. Les écosystèmes sont également bouleversés par la destruction de la végétation, la raréfaction des ressources alimentaires et les incendies. Même les espèces aquatiques souffrent : la baisse de l’oxygène dissous dans l’eau peut provoquer leur asphyxie.
Dans un contexte déjà rendu extrême par les feux de forêt, les contraintes s’accumulent sur une faune sauvage éprouvée. Entre canicules, sécheresse et feux, la LPO a recensé plus de 10 000 sollicitations durant la première quinzaine de juillet 2026.
L’urgence est absolue, et elle requiert l’aide de toutes et tous.
Communiqué de la LPO du 29.10.2025
La France n’est pas épargnée par l’épidémie d’influenza aviaire hautement pathogène qui sévit actuellement à l’échelle européenne, notamment chez les grues cendrées.
Depuis la parution de l’arrêté ministériel du 17 octobre 2025, le niveau de risque en matière d'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) en France métropolitaine est passé de « modéré » à « élevé ». Cette décision a été prise à la suite de la détection de nouveaux cas de grippe aviaire sur des oiseaux sauvages en France, essentiellement des individus en migration, ainsi qu'après confirmation de plusieurs foyers dans des élevages de volailles et des basses-cours, précise l’arrêté.
Presque tous les cas déclarés en Europe depuis le commencement de la saison épidémique au début du mois d’août sont liés à la souche H5N1 (cf bulletin hebdomadaire ESA). Ce virus circule depuis plusieurs années et ne frappe pas toujours les mêmes espèces. En 2022, l’unique colonie française de fous de Bassan dans la réserve naturelle nationale des Sept-Îles (Côte d’Armor) avait été décimée. L’an dernier, les goélands et les cygnes figuraient parmi les principales victimes. Cette année, ce sont pour le moment les grues cendrées qui sont principalement affectées avec des centaines de cas signalés sur leurs sites d’hivernage en Champagne-Ardenne et en Aquitaine, ainsi que dans le Nord de l’Allemagne. Des milliers de grues cendrées avaient déjà été tuées par le virus fin 2021 en Israël.
Que faire face à un oiseau mort ou malade ?
Gestionnaire d’espaces naturels protégés et de centres de soins pour la faune sauvage, la LPO est en première ligne face à ce nouvel épisode épidémique et participe activement à la veille sanitaire. Une FAQ est également accessible en ligne pour informer et conseiller le public. Toute personne découvrant un oiseau mort ou agonisant ne doit en aucun cas le toucher et contacter un agent de l'Office Français de la Biodiversité (OFB) de son département, qui lui indiquera la marche à suivre et relayera l'information au réseau SAGIR, dédié à la surveillance sanitaire de la faune sauvage.
Repenser l’élevage
La succession d’épisodes pandémiques de grippe aviaire depuis une vingtaine d’années interroge également sur l’impact des pratiques industrielles d’élevage intensif sur la faune sauvage. Redoutables incubateurs de virus, les fortes concentrations de volailles favorisent en effet l’émergence de nouveaux variants potentiellement plus agressifs, susceptibles de menacer l’ensemble du vivant, humains compris.
Communiqué de la LPO du 16.04.2024
Ce 16 avril se tiennent les premières « Assises de l’Animal en Ville » au Conseil économique social et environnemental (CESE), organisées par le groupe 1Health. La LPO y participe avec l’objectif d’intégrer plus largement la faune sauvage dans les réflexions sur la présence de l'animal dans l’espace urbain.
Stopper le déclin dramatique de la biodiversité à l’échelle de la planète passe aussi par nos lieux d’habitation. L’étalement urbain est à l’origine de 70% des 20 000 à 30 000 hectares d’espaces naturels et agricoles, soit l’équivalent de 100 terrains de football par jour, qui disparaissent chaque année en France en raison de l’artificialisation des sols.
Or certaines espèces sauvages se sont adaptées au milieu urbain et s’y sont développées ; pour d’autres, il s’agit d’un lieu de passage obligé entre deux territoires. La ville peut créer des espaces propices ou défavorables à la faune. L’architecture des bâtiments et les méthodes de gestion des espaces végétalisés vont être déterminantes pour la survie des oiseaux, mammifères, insectes et autres reptiles qui peuplent également nos villes.
La rénovation énergétique peut ainsi avoir des conséquences désastreuses sur la nidification des hirondelles et des martinets, l’aménagement des combles condamner une colonie de chauve-souris, la construction d’une clôture couper la route aux hérissons, l’éclairage perturber les espèces nocturnes, une piscine ou une façade de verre devenir un obstacle mortel, etc.
La Fédération Connaître et Protéger la Nature (FCPN) lance son mouvement « Les mal-aimés, j’adore ! ». L’objectif : faire connaître et accepter les « mal-aimés », ces espèces qui effraient, qui dégoûtent, ou qui dérangent.
Au sein des écosystèmes, ce sont des acteurs indispensables dans un réseau complexe. Dans nos villes, ils rendent des services bien souvent méconnus au profit d’idées reçues erronées.
La LPO vous donne les clés pour comprendre et protéger ces « mal-aimés » pourtant si utiles au quotidien. Parce qu’à la LPO aussi, nous aimons toute la nature ! Vous aussi ? Parlez-en autour de vous pour lutter contre leur destruction !

Crédit image : Fanny Le Bagousse / FCPN
Mercredi 22 août le matin: sortie à BelvalLa Maison de la Nature vous propose de partir à la découverte du parc de Belval et des animaux qui y vivent.
Au programme : reconnaissance de traces, d'indices de présence et avec de la chance, observation de cerfs, sangliers, chevreuils...
Une billebaude estivale parsemée d'anecdotes nature, de reconnaissances de plantes, animaux, chants d'oiseaux...
De quoi passer un bel après-midi en famille
Infos et résa : 03.24.30.24.98

Tous les mercredis matin de juillet (9h-12h) : Sortie Grande Faune Sauvage
Accompagné d'un guide, venez découvrir le parc de Belval, observer les cerfs et d'autres animaux..
Cette sortie est déconseillée aux enfants de moins de 7 ans.
Tarif : 10€
Réservation obligatoire
Infos et résa : 03 24 30 24 98 - maisonnatureboult@gmail.com