L'AN VERT de Vouziers : écologie et solidarité. - Page 709
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Quelques nouvelles images de la foire ( 11 mai 2013)
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Notre Dame des Landes : mobilisation réussie
La Chaîne humaine formée par les opposants à la construction d'un nouvel aéroport à Notre Dame des Landes a encerclé ce jour la zone, sur un parcours de 25 Km.
On peut donc estimer à au moins 20.000 les participants venus de toute la France. L'ambiance était festive cet après-midi autour de la ZAD, avec une météo favorable.
Ouest-France écrit :" Des manifestants venus souvent de très loin pour participer à cette nouvelle démonstration médiatique. Ambiance festive à chaque maillon: tenues colorées, certains jouent de la musique pendant que d'autres brandissent des drapeaux et font la hola au passage des voitures."

Photo F Girou
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Quelques images de la foire de Vouziers

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Inauguration de la foire de Vouziers
Ce jeudi est le premier des 4 jours de la foire de Vouziers, qui a donc été inaugurée ce matin en présence de nombreuses personnalités.
On notait en effet la présence du sous-préfet Jean-Luc Jaeg, du député Jean-Luc Warsmann, du sénateur Marc Laménie, de la vice-présidente du Conseil Régional Joëlle Barrat, du questeur du Conseil Général Dominique Guérin, du vice-président de la 2C2A Michel Colin, du président de la CCI des Ardennes Géraud Spire, du président de la chambre de métier des Ardennes Bernard Detrez et bien entendu du maire de Vouziers Claude Ancelme et du président de l'UCIA Michel Joseph.
Toutes ces personnalités ont pris la parole, nous ne reprendrons pas l'intégralité de leurs propos. On
retiendra le volontarisme du président de l'UCIA qui a annoncé que le niveau exceptionnel d'animations atteint pour le 60 ème anniversaire en 2012 sera maintenu cette année. Les discours des autres personnalités ont tous souligné l'importance de cette foire en particulier en cette période difficile pour le commerce. Le rôle primordial de l'UCIA a été répété à plusieurs reprises, avec un appel aux commerçants locaux à rejoindre cette structure.
Ensuite le ruban symbolique a été coupé par le Maire et les autres personnaltés.
C'est sous la conduite de l'hamonie municipale que tous ont découvert les différents exposants de ce millésime de la foire.
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Cérémonie du 8 mai à Vouziers
"Celui qui ne connaît pas l'histoire est condamné à la revivre." C'est sur cette citation de Karl Marx que le Sous-préfet de Vouziers a conclu son propos dans les salons de l'hôtel de ville en ce 8 mai.
Jean-Luc Jaeg faisait ainsi référence plus au philosophe qu'au théoricien de la lutte des classes, si tant
est que l'on puisse différencier l'un de l'autre. Sa prise de parole à l'occasion de l'anniversaire de la capitulation de l'Allemagne nazie a été centrée sur l'acceptation de tels principes racistes et criminels par un peuple cultivé, éduqué dans des valeurs humanistes et chrétiennes. Cela ne sera jamais totalement possible de le comprendre a déclaré le Sous-préfet. Il a ajouté que cela ne devait pas empêcher d'étudier cette période pour faire en sorte de ne plus avoir à revivre de telles atrocités.
La matinée de commémoration avait débuté de manière classique par un rassemblement au carré militaire suivi d'un défilé jusqu'à la place Carnot.
Devant le monument aux morts, les personnalités et la population présentes ont écouté les messages officiels, des associations d'anciens combattants et du ministre délégué Kader Arif.
Les gerbes ont été déposées devant le monument au morts de la ville.
L'appel des morts a été effectué par des représentants des anciens combattants, et c'est le Sous-préfet représentant l'Etat, qui a lu le message ministériel.
L'harmonie municipale était présente pour cette cérémonie, depuis le défilé jusqu'aux salons de l'hôtel de ville où elle a interprété un dernier morceau.
C'était juste à la suite de la prise de parole du Sous-préfet que nous avons relaté plus haut. Il avait succédé au Maire de Vouziers qui avait lui aussi fait un bref discours. Claude Ancelme a insisté sur le courage de ceux qui se sont levés contre le nazisme, malgré les risques considérables qui existaient.
En remerciant les personnes présentes, le Maire les a convier à boire le verre de l'amitié pour conclure cette matinée du souvenir.
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Les lacs-réservoirs du bassin de la Seine sont transparents
Pour éviter les crues de la Seine en région parisienne, trois grands lacs-réservoirs ont été créés en amont.
Ils régulent les débits de la Seine, de l'Aube et de la Marne, mais dans une certaine limite. En effet ces réservoirs ont une capacité maximale de près de 800 millions de mètres cubes d'eau. Ce jour les trois plus grands lacs ont atteint leur capacité maximale d'exploitation et sont de ce fait devenus transparents : ils relâchent autant d'eau qu'ils en captent, c'est à dire qu'ils n'ont plus aucune utilité.
Voici le communiqué officiel :
mardi 7 mai à 16h - Des débits importants sur le bassin amont de la Seine depuis début mai ont conduit à un remplissage total des 3 lacs-réservoirs Aube, Marne et Seine, en conformité avec leurs règlements d'eau et leurs consignes écrites d'exploitation.
Cette situation exceptionnelle en cette période de l'année conduit à ce que les ouvrages soient transparents et à ce que les débits naturels de l'Aube, de la Seine et de la Marne transitent à l'aval de ces 3 lacs.
La préfecture de l'Aube diffuse régulièrement des communiqués sur la gestion de cette situation.
On peut donc affirmer que tous ces travaux, toutes ces terres inondées n'ont plus aucune utilité dès que la pluviosité devient exceptionnelle. Il est fort étonnant de constater la rapidité avec laquelle la limite est atteinte, alors que nous ne sommes pourtant pas en situation de déluge. Cette insuffisance est connue de tous puisque la ville de Paris a réactualisé récemment son plan d'urgence en cas d'inondation, et que des dégâts supérieurs à ceux de la crue de 1910 sont attendus à une échéance plus ou moins proche.
Par comparaison, le barrage de Savigny était dimensionné pour retenir 4 millions de mètres cube d'eau soit 200 fois moins que les retenues du bassin de la Seine. Ce barrage, s'il était construit, deviendrait "transparent" en très peu de temps, et n'aurait aucun effet en cas de pluviométrie élevée et persistante. Sa possible utilité se situe donc dans un créneau très étroit, pour une crue d'intensité moyenne et de durée faible.
Il faut répéter que rien ne pourrait empêcher une crue majeure, et que, pour des crues moyennes, des mesures de précaution (zones inconstructibles, petites digues,..) alliées à une gestion douce des écoulements des eaux sont les plus efficaces.
Il faut que tout ceci soit intégré à la réflexion sur la gestion des inondations des bassins de l'Aisne et de l'Oise pour éviter d'imposer à Savigny ou ailleurs des ouvrages inutiles et dangereux.
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Un pas vers la réhabilitation des fusillés pour l’exemple de 14-18 ?
Communiqué LDH du 06 mai 2013
Le ministre des Anciens combattants, Kader Arif, a annoncé le 16 avril à Craonne, dans l’Aisne, à l’occasion du 96e anniversaire de l’offensive du Chemin des Dames de 1917, qu’il avait demandé un rapport avant la fin du mois de juillet pour avancer dans le processus de réhabilitation des fusillés pour l’exemple de la Grande Guerre. Il a précisé qu’il souhaitait la mise en place d’une commission qui puisse préparer les réhabilitations nécessaires. La Ligue des droits de l’Homme qui, dès la guerre, a fortement porté ce combat et qui le considère comme inachevé, prend acte de cette annonce. Mais elle souhaite attirer l’attention sur les conditions pour que ce processus puisse aboutir à une vraie réhabilitation et ne soit pas une échappatoire.D’une part, il ne peut y avoir de véritable réhabilitation que judiciaire. L’annonce par le ministre, en
novembre 2012, concernant le cas du sous-lieutenant Julien Chapelant qu’elle a défendu depuis près d’un siècle, par exemple, n’implique pas la levée de sa condamnation. La commission doit pouvoir transmettre les cas de soldats fusillés après condamnation et non encore réhabilités à la Cour de cassation pour qu’elle annule leur condamnation sans renvoi devant une autre juridiction, comme pour l’arrêt de 1906 qui a innocenté le capitaine Dreyfus. De véritables réhabilitations ne pourront être effectives que par un tel processus.La LDH demande aussi que la commission qui sera installée soit chargée de tenter de donner aux nombreuses familles, qui veulent savoir ce qu’il est advenu durant cette guerre à un ancêtre décédé sans avoir eu droit à la mention « mort pour la France », le maximum d’informations au vu des données conservées dans les archives militaires. Pour cela, elle ne doit en aucun cas se limiter aux quelque six cent cinquante cas de fusillade après jugement. Elle doit pouvoir travailler sur les cas d’exécutions sommaires. Sur ceux des condamnés aux peines de travaux forcés ou « travaux publics » (déportation judiciaire dans les colonies, dont beaucoup ne sont jamais revenus, qu’il s’agisse des deux mille condamnés à morts dont les peines ont été commuées ou de ceux, plus nombreux, condamnés directement à ces peines). Et elle doit pouvoir répondre sur le cas des « mauvais sujets » prélevés au sein des régiments mutinés en 1917, probablement près de deux mille hommes aussi, victimes, sans jugement, de déportation dans les colonies et dont certains, là aussi, ne sont jamais revenus.
Tous ces cas, ainsi que celui des volontaires résidents étrangers souvent maltraités dans des régiments de marche de la légion étrangère, ont été soulevés par la LDH, pendant la guerre et dès son lendemain. Une commission qui n’aurait pas la possibilité de tenter de répondre sur de tels cas, sur lesquels des familles aujourd’hui continuent à s’interroger, aurait en réalité un objet restreint et minimaliste, elle ne serait pas à la hauteur de la demande de vérité qui s’exprime un siècle après les faits dans la société française.
La Ligue des droits de l’Homme réclame donc que la commission qui sera mise en place, pour ne pas être une solution au rabais, puisse, d’une part, préparer de réelles réhabilitations judiciaires, et, d’autre part, s’efforcer d’apporter des réponses sur le plus grand nombre possible de cas résultant de l’arbitraire de la justice militaire ou du comportement du commandement durant la Grande Guerre.