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  • Rimbaud à Roche, en terre maternelle, le dimanche 17 septembre.

    Communiqué de l'ASPV

    Nous vous invitons à participer à une marche originale, biographique et poétique, à propos d’Arthur Rimbaud  à Roche, sur les terres des Cuif, sa famille maternelle. Nous vous proposons une marche tranquille, de 3,5 km, entre Méry et la gare de Voncq, que nous parcourrons en 3 heures, avec une dizaine de pauses.

    Chaque marcheur viendra avec un pliant, une canne-siège, un tabouret léger et ainsi des temps de repos animés rythmeront la marche. Nous prendrons notre temps et nous l’enrichirons d’évocations d’épisodes de la vie de Rimbaud et de sa famille à Roche et ses environs et de poésies rimbaldiennes.

    Départ de Méry à 14h30. Une navette ramènera les chauffeurs de la gare de Voncq à leurs voitures stationnées à Méry. Cette animation gratuite, ouverte à tous, se déroulera le dimanche 17 septembre, dans le cadre des journées européennes du patrimoine. 

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  • Abbaye de Chéhéry : une histoire de familles.

    C'est à l’initiative de l'Association de Sauvegarde du Patrimoine Vouzinois (ASPV) qu'une visite de l'Abbaye de Chéhéry était organisée samedi dernier. Ce bâtiment a traversé l'histoire depuis le XIIe siècle, avec des destructions et reconstructions multiples. Il fait actuellement l'objet d'un gros travail de restauration, dont les visiteurs du jour ont pu mesurer l'ampleur, et admirer les premiers résultats.

    La grande famille des abbayes cisterciennes.

    L'abbaye de Chéhéry est considérée comme une arrière-petite-fille de Clairvaux. Voici sa généalogie, reprise du site de l'abbaye.

    " Saint Robert de Molesmes s’est établi à la fin du XIe siècle dans la forêt de Citeaux (cistercium) et ses successeurs avaient donné une charte à la nouvelle congrégation cistercienne, charte dite de Charité ou Pacte d’Amour. Devant l’affluence des pénitents, la congrégation avait du fonder des Abbayes « filles » : la Ferté, Pontigny, Clairvaux et Morimond.

    Bientôt, la renommée de Citeaux fut supplantée par celle de Clairveaux, sur laquelle rejaillit la gloire de son premier abbé, Saint 461844_663421.jpegBernard ( représenté ci-contre). A sa mort, l’abbaye comptait 700 religieux, sa filiation s’élevait à 167 couvents, et les Cisterciens étaient communément appelés Bernardins. Fille de Clairveaux, l’abbaye de Trois-Fontaines (Marne) avait elle-même essaimé et repris en 1127 la direction de l’Abbaye de Lachalade, couvent qui périclitait deux ans seulement après sa fondation par l’évêque de Verdun. Sous l’œil bienveillant de Saint Bernard, Lachalade va développer un domaine agricole considérable dans la vallée de la Biesmes (région de l’Argonne), grâce notamment aux riches chevaliers quittant la vie séculière pour rejoindre l’Abbaye, la dotant au passage de leurs importantes richesses.

    En 1147, on compte près de 300 moines à Lachalade, occupés à défricher des forêts jusque-là inaccessibles, sous l’autorité de l’Abbé Gontier. C’est à cette date que les frères de l’église Notre-Dame de Reims font don de la terre de Chéhéry qu’ils possédaient de longue date « au seigneur Gontier, abbé de Lachalade et à ses frères servant pieusement Dieu en ce lieu sous la règle de Saint-Benoit […] pour y construire une abbaye de son ordre ». L’abbaye de Chéhéry est née. Quelque quarante ans plus tard, en 1189, elle sera rattachée directement à Trois-Fontaines (dont elle était déjà la « petite-fille »)."

    Une grande famille relève le défit.

    En 2019, le «château» et ses hectares de terrain sont rachetés par Charles du Jeu, et Guillaume Ull, architecte du patrimoine. Ils entament des travaux d'urgence dans un bâtiment qui le nécessitait, stoppant les infiltrations d'eau, mais souhaitent rénover davantage, relancer une production de légumes, de fruits et de miel et ouvrir le site au public. (source Wikipédia).

    Pour cela, ils s'appuient sur une association, les amis de l'abbaye de Chéhéry. Les bénévoles forment une grande famille, et donnent de leur temps pour aider à la rénovation de la demeure. Ils s'investissent également dans la réalisation de journées artistiques, qui permettent à un large public de découvrir le site.

    Le but est aussi de recréer l'activité économique autour de l'abbaye, avec en particulier un jardin et sa serre, des vignes replantées sur les coteaux voisins, et des ateliers dans les bâtiments rénovés.

    Sous la conduite de Guillaume Ull, les visiteurs de la journée ont pu avoir une idée du résultat visé, avec, de la part des propriétaires, une recherche précise des traces de l'aménagement d'origine. Il reste heureusement beaucoup d'éléments d'époque, qui permettront de reconstituer au mieux les différentes pièces. L'escalier menant aux étages demandant une restauration importante , seul le rez-de-chaussée est accessible aux visiteurs pour le moment. Ce niveau ressemble plus à une demeure seigneuriale qu'à une abbaye, avec les salons d'apparat et le logement du prieur. Les cellules des moines, plus austères, sont situées à l'étage.

    Conséquence de la destination multiple du bâtiment, des traces de l'utilisation en tant qu'hôpital par les troupes allemandes pendant la guerre sont encore visibles dans un salon. Cependant, c'est bien la conformité à son aspect originel qui est recherchée dans les travaux menés par l'équipe actuelle.

    En fin de visite, un don au nom de l'ASPV a été remis au propriétaire, contribution à la poursuite de l’œuvre entreprise.

    L'averse passée, les visiteurs ont pu découvrir l'extérieur des bâtiments, avant de regagner Vouziers.

    Voici quelques clichés de cette visite patrimoniale.

     

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  • Les églises fortifiées de l'Argonne : un patrimoine méconnu.

    P1610481.JPGBruno Squevin était invité ce vendredi par l'ASPV à donner une conférence sur les églises fortifiées des Ardennes. Cet architecte est spécialiste du sujet, il a d'ailleurs publié un ouvrage sur ce thème.

    Les Ardennes sont, d'après ses recherches, le premier département pour le nombre d'églises fortifiées sur son territoire. L'Argonne en est particulièrement riche, avec des sites remarquables. Pourtant, aucun circuit touristique n'existe, contrairement à la Thièrache (un autre secteur bien doté). Les églises ne sont pas indiquées pour la grande majorité, et celle de  Chuffilly tombe même en ruines.

    Beaucoup de villages comportent une église fortifiée, que le bâtiment soit de conception très simple ou plus élaborée.

    On connaît celle de Saint-Juvin, mais il en existe une remarquable à Verpel, ou plus proche de Vouziers, on peut citer Bourcq, Vrizy, Savigny, Boult-aux-Bois, Mars-sous-Bourq.

    Ces églises datent de la Renaissance, période où les seigneurs abandonnent leurs châteaux-forts pour des demeures moins austères. Les villages éloignés des places-fortes se trouvent alors sans défense. Et les bandes de pilleurs ne sont pas rares à l'époque.

    L'église permettait aux villageois de se réfugier quelques jours, le temps que les brigands se découragent et aillent voir plus loinaspv,églises fortifiées,bruno squevin si la situation est plus simple pour leur besogne. Plusieurs systèmes de défense étaient prévus, et une salle accueillait les villageois avec quelques provisions.

    Bruno Squevin s'est montré pédagogue, faisant découvrir sur ses photos les traces parfois modifiées des meurtrières, bouches à feu ou échauguettes. Les tours d'escalier vers les salles refuges sont le plus souvent bien conservées, comme celle en brique de Rilly-sur-Aisne. Il a su ainsi captiver son public, et les personnes intéressées ont pu faire l'acquisition des derniers exemplaires disponibles de son opuscule (avant réédition ?).

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  • Conférence sur les églises fortifiées des Ardennes le vendredi 14 avril

    Au CPR, rue de l’Agriculture, à 20 heures précises, l’historien Bruno Squevin donnera une fort intéressante conférence.

    Il existe des églises fortifiées dans toutes les régions de France, surtout aux frontières nord. C’est pourtant dans les Ardennes qu’elles sont les plus variées et les plus nombreuses. Ces petits trésors ruraux, bien répartis dans tout le département, cachent souvent aux visiteurs non avertis leur aspect défensif encore visibles. Tours, tourelles, échauguettes, assommoirs, bretèches, salles refuges, meurtrières et autres bouches à feu. Elles rassemblent sous leur dehors fruste tous les éléments de défenses connus à la Renaissance.

    Bruno Squevin vous proposera à travers un voyage dans les Ardennes de découvrir leur histoire, leurs particularités architecturales et leurs originalités défensives. Auteur d’un ouvrage original sur ce thème, il vous le dédicacera volontiers à l’issue de la conférence

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  • Conférence autour de François Desportes le 16 mars à Vouziers

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  • Des femmes ardennaises remarquables, conférence le 18 novembre au CPR

    Le vendredi 18 novembre à 20 heures au CPR rue de l’Agriculture, plusieurs conférenciers de « Terres ardennaises » présenteront des femmes qui ont servi de nobles causes dans les Ardennes ou y ont pratiqué des activités remarquables.

    L’ASPV à travers cette soirée rend un hommage général aux femmes.

     

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    Sommaire
    Femmes résistantes

    - Lidia Collin-Alessi-Anghini (Marie France Barbe)
    - Marie Hélène Cardot Jacquemin (Marie France Barbe)
    - Marguerite Fontaine (Robert Pascolo)
    - Cécilia Gazanaire (Guy Patoureaux)
    - Eva Thomé (Marie France Barbe)
    - Léa Quatreville Millet (Sylvie Laverdine)
    Pacifistes et féministes
    - Hélène Brion (Alain Chiron)
    - Jeanne Mélin (Jacques Lambert)
    Femmes dans la guerre ou dans les guerres
    - Marie Louis Dromart Grès (Guy Lépine)
    - Mireille Miltsztayn (Mireille Miltsztayn)
    Pionnières
    - Yvonne Dauby (Jacques Lambert)
    - Yvonne Edmond Foinant (Claire Hugerot)
    - Monique Gentil Drapier (Jean Pierre penisson)
    - Marguerite Lebrun Nivoit (Claire Hugerot)
    - Elisabeth Lion (Claire Hugerot)
    - Alexandrine Pommery Mélin (Françoise Parizel)
    - Geneviève Robida (Jean Pierre Pénisson)
    - Andrée Viénot Mayrish (Marie France Barbe)
    Artistes
    - Jeanne Marie Darré (Jacques Lambert)
    - Elisabeth de la Mauvinière (Sylvie Laverdine)
    - Marie Madeleine Petit Falaize (Sylvie Laverdine)
    - Marguerite Sarazin (Sylvie Laverdine)
    - Edmée Schmittel Nicaise (Sylvie Laverdine)
    - Henriette Tirman (Françoise Parizel)
    Tableaux généalogiques par Alain Chapellier

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  • Neuville-Day, de la Tortue au Donjon.

    A l'occasion des journées européennes du patrimoine, l'ASPV a permis la découverte du village de Neuville-Day et de ses sites particuliers.

    L'après-midi a débuté par une visite du moulin de la Tortue, ou tout du moins des vestiges qui en subsistent. Ce moulin a une longue histoire, qui s'arrête en 1918 avec sa destruction lors de la retraite de l'armée allemande, qui l'occupait depuis le début de la guerre.

    Michel Coistia, membre actif de l'Association pour la Sauvegarde du Patrimoine du Vouzinois (ASPV) a servi de guide le long de cette visite. Il a illustré son propos de plans et de photos d'époque, qui permettaient de bien se représenter ce que fût ce moulin.

    Il avait écrit un texte sur ce sujet dans la revue "Terres Ardennaises", en voici un extrait :

    "Établi en 1813 par le sieur Nicolas Tortuyaux, habitant de Neuville-Day le moulin à farine s’accompagne d’une petite maison dite "du garde du moulin" (en cours de restauration). Dès l’automne 1816, il s’agrandit et passe à deux tournants c'est-à-dire à deux couples de meules actionnées par deux roues en dessus."

    La suite de son histoire sera marquée par la construction du canal des Ardennes, qui va modifier le cours du ruisseau. La fin de son activité sera donc la grande guerre de 1914 1918, avec sa destruction lors du repli des armées allemandes en 1918.

    Il persiste aujourd'hui les restes de la grande roue métallique, visibles depuis la voie qui longe le canal, et une maison attenante qui est en cours de restauration par le propriétaire des lieux.

    Cette visite en présence de l'actuel propriétaire a été suivi par un public nombreux et attentif. Une partie de ces curieux d'histoire locale a pu ensuite découvrir le donjon de Day. Pour des raisons de sécurité, seuls des petits groupes de 15 personnes ont pu pénétrer à l'intérieur de ce témoin de l'architecture féodale ardennaise.

    En fin d'après-midi, ce parcours patrimonial s'est terminé avec la visite de l'église du village. Cette église a été édifiée en 1962 par l'architecte Sibertin-Blanc en remplacement d'un édifice détruit lors de la Seconde Guerre Mondiale. Cette église en remplaçait déjà une autre construite en 1539. 

    Ci-dessous des clichés de la visite du moulin de la Tortue.

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