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amnesty international - Page 5

  • Israël envisage des sanctions contre Amnesty International

    Communiqué d'Amnesty International le 15 09 2017

    Des informations indiquant que le gouvernement israélien compte exercer des représailles contre notre organisation viennent d’être publiées par des médias israéliens.

    La campagne que nous avons lancé cette année demande aux gouvernements d'interdire l'importation de produits en provenance des colonies israéliennes, semble être en cause.

    Un mauvais signal pour la liberté d’expression

    Nous n’avons reçu aucune notification officielle concernant de telles mesures, et avons demandé une confirmation au ministère israélien des Finances, mais des médias israéliens ont signalé que les autorités israéliennes comptent modifier le statut de la section israélienne d'Amnesty International afin que les dons versés à l'organisation ne puissent plus être déductibles des impôts.

    Les informations selon lesquelles le gouvernement israélien entend sanctionner notre organisation sont très inquiétantes. Les autorités ne nous ont pas informés de telles mesures, mais si ces informations sont vraies, il pourrait s'agir d'un grave recul en matière de liberté d'expression et d'un mauvais présage en ce qui concerne l'aptitude des ONG de défense des droits humains à mener en Israël leurs activités librement et sans ingérence. Il s'agira aussi de la dernière initiative en date prise par les autorités pour réduire au silence les militants et organisations de défense des droits humains qui critiquent le gouvernement israélien et demandent le respect de l'obligation de rendre des comptes.

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  • Myanmar: les Rohingyas pris au piège

    Reportage d'Amnesty International

    Le 25 août, des militants Rohingyas ont attaqué des forces de sécurité dans l’état l’Arakan. Après ces attaques qui ont fait au moins 32 morts, nous avons reçu des nombreux témoignages sur les violences très répandues entre l’armée du Myanmar et des militants Rohingyas.

    Selon le gouvernement du Myanmar, au moins 109 personnes auraient tuées dans ces affrontements, en majorité des militants mais aussi des membres des forces de sécurité et des civils. Ces attaques marquent une dangereuse escalade de la violence et mettent en danger les habitants de l'État d'Arakan, sachant que les tensions ont atteint un point critique dans la région récemment.

    Des milliers de civils qui tentent de fuir

    Le 30 août dernier, l’Organisation internationale pour les migrations a déclaré que plus de 18.000 Rohingyas ont fui au Bangladesh pour se mettre en sécurité.

    Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni le même jour pour traiter de la situation alarmante en Arakan, mais aucune résolution n’a été prise en raison des divergences politiques au sein des membres permanents.  En dépit de l’urgence humanitaire, la police du Bangladesh a repoussé des centaines de civils à la frontière.

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  • Colombie : Les plaies béantes d'un conflit .

    Publié le 06.08.2017 par Amnesty International.

    Si l’accord de paix signé le 24 novembre dernier entre les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et le gouvernement de Juan Manuel Santos, prix Nobel de la paix 2016, au bout de six ans de longues négociations, est historique, il reste encore un long chemin à parcourir.

    Là où les bombardements et les affrontements des FARC avec l’armée ont cessé, les populations civiles revivent. Mais le pays n’est malheureusement pas encore complètement pacifié : il reste d’autres acteurs armés – paramilitaires, autres guérillas, trafiquants de drogue, d’or ou d’armes – prêts à investir les territoires abandonnés par les FARC. La Colombie doit ensuite panser ses plaies après les crimes de ce demi-siècle de guerre : déplacements de populations, massacres, assassinats, tortures, disparitions forcées, violences sexuelles… Une « justice transitionnelle » va être chargée durant les dix prochaines années, d’élucider ces crimes et de juger leurs responsables.

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  • Des navires de guerre italiens pour repousser les réfugiés au lieu de les protéger

    Publié le 02.08.2017 par Amnesty International.

    En proposant de déployer des navires de guerre pour patrouiller dans les eaux territoriales libyennes, les autorités italiennes cherchent à se soustraire à leur obligation de secourir les réfugiés et les migrants en mer et d'offrir une protection à ceux qui en ont besoin.

    Il est prévu que six navires soient déployés pour aider les garde-côtes libyens à intercepter et renvoyer les réfugiés et les migrants en Libye, où ils seront exposés à de terribles violations des droits humains. Il est probable que les militaires italiens soient autorisés à recourir à la force contre les passeurs et les trafiquants, et les réfugiés et les migrants pourraient se retrouver pris entre deux feux.

    Au lieu d'envoyer des bateaux pour aider à sauver des vies et offrir une protection à des réfugiés et des migrants désespérés, l'Italie prévoit de déployer des navires de guerre pour les repousser vers la Libye.

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  • La directrice d’Amnesty Turquie maintenue en prison avec 5 autres défenseurs

    Les procureurs turcs avaient 12 jours pour établir les faits et se rendre à l’évidence : ces dix militants sont innocents. Leur décision d’en maintenir 6 en détention prouve qu’il s’agit d’une persécution à caractère politique qui laisse présager un futur bien sombre dans ce pays.

    L’inculpation des dix défenseurs des droits humains constitue un effroyable affront à la justice. Le placement en détention de six d'entre eux est un nouveau pas franchi pour la répression en cours dans ce pays.

    Des accusations grotesques

    Au terme de 12 jours de garde à vue, la justice turque a donc placé 6 défenseurs des droits humains, dont Idil Eser, directrice d’Amnesty International en Turquie, en détention provisoire dans l’attente de leur procès. 4 d’entre eux ont été libérés de manière conditionnelle mais font encore l’objet d’une enquête. Tous sont inculpés sans fondement de « commission d’un crime au nom d’une organisation terroriste sans en être membre ».

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  • Liberté immédiate pour le président d'Amnesty Turquie !

    images?q=tbn:ANd9GcSg-u49yMA8hxvTAwJbZHuNqRGNDUQ-INFnxd6c9ojQDcYmZ0HVLe 6 juin 2017, le président d’Amnesty International Turquie, Taner Kiliç, a été arrêté à Izmir avec 22 autres avocats, accusés d’appartenir au mouvement de Fethullah Gülen. Il a été inculpé trois jours plus tard et il est actuellement dans l’attente de son procès. Alors qu’aucune preuve ne le relie, lui comme des milliers d’autres, aux accusations dont ils font l’objet, nous demandons sa libération immédiate. En s’attaquant à ce défenseur majeur des droits humains, le gouvernement turc poursuit sa politique de répression contre la société civile.

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  • Projet antiterroriste en France : vers un état d'urgence permanent

    Communiqué d'Amnesty International le 09.06.2017

    Jeudi 8 juin, Le Monde a rendu public le projet de loi renforçant la lutte contre le terrorisme et la sécurité intérieure. Ce projet de loi a été présenté par le gouvernement comme devant permettre la sortie, dans les meilleurs délais, de l’état d’urgence, en vigueur depuis 18 mois.

    Le projet de loi préparé par le gouvernement pour sortir de l’état d’urgence, tel que publié par Le Monde, vise à rendre permanentes plusieurs dispositions parmi les plus contestables de l’état d’urgence, en n’encadrant leur usage que de manière superficielle.

    Ainsi, les assignations à résidence et les perquisitions administratives pourront être prises « contre toute personne dont le comportement est susceptible de représenter une menace sérieuse contre la sécurité et l’ordre public » par les préfets. Comme sous l’état d’urgence, il ne sera pas nécessaire de se baser sur des activités criminelles, mais sur des comportements. Non sur des indices graves et concordants, mais sur de simples suspicions.

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