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agriculture - Page 5

  • Pour une agriculture plus verte

    La Politique agricole commune va être réformée.

     

     C'est le moment de faire entrer les critères environnementaux de manière décisive pour la délivrance des fonds européens.

    La FNE a fait des propositions en ce sens :


    Pour aller plus loin, la fédération a formulé des propositions pour que la PAC de demain permette aux 14-15_jachere.jpgagriculteurs européens de continuer à produire tout en préservant l’environnement.

    FNE propose que les aides européennes reposent désormais sur un contrat entre l’agriculteur et la société. Pour toucher les aides européennes, l’agriculteur devrait s’engager à diversifier ses productions (minimum 4 cultures par exploitation agricole), à réserver 5% de son exploitation à la biodiversité (haies, bosquets, mares…) et à réduire l’utilisation d’intrants (engrais, pesticides, carburants…).
    Des aides supplémentaires seraient versées aux agriculteurs qui vont plus loin, en apportant un « plus » à l’environnement, notamment l’agriculture biologique et l’agriculture de haute valeur environnementale issue du Grenelle.

  • OGM : la pratique confirme les dangers pour l'environnement

     

    Les opposants aux plantes transgéniques avaient surtout des arguments théoriques à mettre en avant.


    Leurs arguments s'appuient sur le monopole créé en faveur des grands producteurs de semences, sur le danger pour l'environnement et sur le risque potentiel pour l'alimentation humaine et animale.

    Malgré tout, les plantes OGM sont autorisées dans de nombreux pays, dont les USA.

    Dans ce pays, la culture du colza transgénique est déjà très développée. Des scientifiques se sont ferri-monsanto-ogm.jpgintéressés aux conséquences de cette introduction de plantes devenues résistantes.

     

    Le résultat est inquiétant : les plants "sauvages" de colza sont très majoritairement transgéniques, ils ont parfois repris des résistances venant de deux semences différentes, et ils risquent de transmettre ces résistances multiples à d'autres "mauvaises herbes". On imagine ce que va devenir la lutte contre ces plantes lorsqu'elles se retrouveront dans les parcelles cultivées.

    L'utilisation massive d'OGM a rapidement abouti aux conséquences prévisibles : mais nous ne sommes plus dans le débat théorique, les conséquences pratiques sont bien mesurables.

    Voici un extrait d'un article du "Monde" sur ce sujet :

     

    L'équipe, qui présentait ses résultats vendredi 6 août, a parcouru 5 400 kilomètres de routes, avec un arrêt tous les 8 kilomètres, pour examiner une bande de 50 mètres carrés sur les bas-côtés et y compter les plants de colza.

    "DOUBLE RÉSISTANCE"

    Deux de ces plants revenus à l'état "sauvage" portaient chacun deux gènes de protection contre le glyfosate (herbicide que l'on trouve dans le Roundup commercialisé par Monsanto), mais aussi contre le glufosinate, un herbicide produit notamment par Bayer.

    Or un tel colza "double résistance" n'existe pas dans le commerce. Cela signifie que des croisements dans la nature ont "inventé" un nouvel OGM.

    Ces découvertes, qui ne surprennent pas les spécialistes, ne sont pas de bonnes nouvelles. Le colza conventionnel disperse facilement ses graines et a tendance à faire des repousses, ce qui est un inconvénient pour la rotation des cultures – il est vrai moins pratiquée aux Etats-Unis qu'en Europe.

    "On peut alors considérer le colza lui-même comme une mauvaise herbe", note le biologiste Pierre-Henri Gouyon. Sa forme transgénique aurait plus de latitude encore pour coloniser d'autres territoires, surtout là où glyfosate et glufosinate tuent les plantes concurrentes.

    Mais il y a plus préoccupant : le colza peut s'hybrider naturellement avec une dizaine de mauvaises herbes présentes sur le sol américain. Il paraît inévitable que des croisements confèrent à ces indésirables une protection contre les herbicides. Ces considérations avaient conduit, en 2003, la Commission du génie biomoléculaire à donner un avis défavorable à la culture de colza transgénique en France.

    "La multiplication des formes de résistance aux herbicides, tant dans les champs cultivés qu'en dehors, va devenir problématique pour les agriculteurs, prévient Cynthia Sagers. Parce que le contrôle de ces mauvaises herbes demandera l'utilisation d'une combinaison d'herbicides."

    Hervé Morin

     

     

     

  • Agriculteurs en colère : et si l’environnement était une solution ?


    10 000 agriculteurs ont prévu de manifester aujourd’hui dans Paris pour protester contre la baisse de leur revenu. En ligne de mire, les mesures environnementales et l’avenir de la PAC. Réaction de FNE.


    Un modèle agricole en faillite

    L’agriculture française traverse une crise sans précédent. Certains syndicats agricoles, mais aussi le Gouvernement, accusent l’environnement tracteur-epandage.jpgde nuire à la compétitivité de l’agriculture. Pour FNE, c’est l’agriculture productiviste qui est aujourd’hui en faillite !

    Pour Jean-Claude Bévillard, responsable agricole à FNE : « Pour produire 100 euros de blé, lait, viande, une exploitation agricole moyenne a dépensé environ 60 euros d’engrais, pesticides, carburant, aliments pour le bétail,… C’est cette dépendance insoutenable aux intrants qui rend notre agriculture aussi fragile. »

    L’environnement, un atout pour l’économie agricole

    Bruno Le Maire, Ministre de l’agriculture, se montre prêt à lever le pied sur certaines mesures environnementales, comme l’objectif d’atteindre 5% de l’espace agricole laissé à la nature (haies, bosquets, mares) d’ici à 2012 : « Je ne suis pas certain qu’il faille aller aussi loin. » a-t-il déclaré ce matin sur France Inter.

    FNE rappelle que la protection de l’eau, des sols, de la biodiversité est une condition de base de la production agricole. Opposer agriculture et environnement revient tout simplement à condamner notre agriculture. L’environnement ne doit pas être la variable d'ajustement en période de crise : ce n'est ni acceptable ni efficace.

    Marie-Catherine Schulz, chargée de mission agriculture à FNE, explique : « Pour reprendre l’exemple des zones de nature (haies, bandes enherbées) : celles-ci améliorent l’auto-régulation des espaces agricoles face aux ravageurs. Loin d’être un caprice d’écologistes, elles représentent un atout pour la production agricole, surtout dans l’objectif de réduire les besoins en pesticides. »

    Pour une PAC plus légitime

    9782844447494-agriculture-biologique_g.jpgLes subventions représentent aujourd’hui 90% du revenu des exploitations agricoles (source : Inra). Cette situation ne peut plus durer.

    Pour Jean-Claude Bévillard, responsable agricole à FNE : « Justifier le maintien de la PAC, qui représente 40% du budget de l’Europe, par le soutien au revenu d’une catégorie de la population n’est pas socialement acceptable. C’est une nouvelle PAC qu’il faut inventer, une PAC qui rémunère la prestation d’intérêt général de l’agriculture : nourrir les hommes tout en préservant l’eau, l’air, le sol, la biodiversité. »

  • Le modèle agricole français s’effondre…et le Président de la République accuse l’écologie !


    L’environnement, « ça commence à bien faire ». Ces propos de Nicolas Sarkozy prononcés samedi au Salon de l’agriculture provoquent la colère de France Nature Environnement. Explications.


    L’environnement, un atout pour l’économie agricole

    A l’issue d’un Salon de l’agriculture placé sous le signe de la crise, le Président de la République a annoncé une évaluation de l'impact économique des mesures environnementales en agriculture, face à la concurrence des pays européens.

    pestmask1.jpgPour Jean-Claude Bévillard, chargé des questions agricoles à FNE : « Cédant à la pression de certains syndicats agricoles, le Chef de l’Etat propose des mesures de court terme et laisse entendre que l’environnement nuit à la compétitivité de notre agriculture… alors que c’est bien l’agriculture productiviste qui est aujourd’hui en faillite ! »

    FNE rappelle que la protection de l’eau, des sols, de la biodiversité est une condition de base de la production agricole. Demain, elle constituera la principale justification des subventions, qui représentent 90% du revenu des exploitations agricoles (source Inra). Loin d’aider les agriculteurs, opposer agriculture et environnement revient tout simplement à condamner notre agriculture.

    Un discours contraire à l’esprit du Grenelle

    Le Grenelle de l’environnement l’avait montré, l’étude Ecophyto R&D l’a confirmé : il était possible de concilier production agricole et respect de l’environnement.

    Jean-Claude Bévillard, chargé des questions agricoles à FNE, explique : « Réduire l’utilisation des pesticides est avant tout dans l’intérêt des POLANN_904929_2_apx_470__w_presseocean_.jpgagriculteurs qui en sont les premières victimes. Développer notre agriculture biologique, alors que nous importons 70% des produits bio que nous consommons, relève du bon sens économique. Développer les infrastructures agro-écologiques (haies, bandes enherbées), qui améliorent l’auto-régulation des espaces agricoles face aux ravageurs, est un atout pour la production. Comment peut-on encore en douter ? »

    FNE rappelle enfin qu’il n’est plus possible de faire marche arrière sur le Grenelle : l’ensemble des acteurs de la négociation se sont engagés et ces engagements sont traduits dans la loi.

    A quelques jours du Salon de l’agriculture, FNE avait déjà sonné l’alerte en pointant 7 dossiers clés.


  • Il faut diminuer radicalement les pesticides

    FNE se félicite des résultats de l'étude Ecophyto R&D, présentés par l'INRA le jeudi 28 janvier 2010. Jean-Claude Bévillard, responsable des questions agricoles à FNE, l'a rappelé dans son intervention en table ronde.

    pesticides_620x465.jpgCe rapport vient confirmer ce que soutient FNE depuis de longues années : l'objectif de réduction de 50 % de l'usage des pesticides est plus que jamais d'actualité, à condition de faire évoluer en profondeur les systèmes agricoles. Dès à présent, une baisse de 30 % est possible sans bouleversement majeur des systèmes de production.

    Le temps n'est plus à la réflexion mais à l'action, afin de mettre en oeuvre au plus vite cet engagement majeur du Grenelle, désormais inscrit dans la loi Grenelle I et dans le plan Ecophyto 2018.

    Le rapport de l'étude coordonnée par l'INRA est disponible ici.
    Pour en savoir plus sur la position de FNE sur les pesticides, cliquer ici.

     

     

    Signez la pétition
    pour l'interdiction du Cruiser
    et l'application immédiate du plan Ecophyto 2018 !
  • Agriculture : grosse déception sur la loi de modernisation

     

    Communiqué de la FNE (extraits)

     

    Bruno Le Maire présente demain en Conseil des Ministres le projet de loi de modernisation de l’agriculture (LMA), annoncé il y a près d’un an par Nicolas Sarkozy. En ce début d’année de la biodiversité, FNE soulève de graves lacunes, en particulier sur l’agriculture de Haute Valeur Environnementale et la forêt.

     


    Agriculture HVE : un oubli scandaleux

    La certification des exploitations agricoles de Haute Valeur Environnementale, qui consacrent plus de 10% de leur surface à la nature (haies, biocarburants.jpgbandes enherbées, etc.) et injectent moins de 30% d’intrants (engrais, pesticides, énergie, etc.) dans leur chiffre d’affaires, est l’une des mesures phares du Grenelle de l’environnement.

    « Des dizaines de réunions de groupes de travail ont conclu à la nécessité d’encourager financièrement l’agriculture HVE » rappelle Jean-Claude Bévillard, responsable agriculture de FNE. « La loi de modernisation était une formidable opportunité pour mettre en place un crédit d’impôt pour ces agriculteurs. Son absence du projet de loi est une grave lacune. » ajoute-t-il.

    La forêt : carton rouge !

    Le Grenelle de l’environnement avait donné lieu à un accord entre FNE et la profession forestière « Produire plus de bois tout en préservant mieux la biodiversité : une démarche territoriale concertée dans le respect de la gestion multifonctionnelle des forêts ». Ce texte met l’accent sur la nécessaire préservation de la biodiversité tout en répondant aux enjeux d’utilisation accrue de bois en tant que matériau et source d’énergie renouvelable.

    Or, en imposant aux territoires de mobiliser leurs bois, le projet de loi n'a retenu que le « produire plus de bois » !

    Pour François Lefèvre, responsable forêt de FNE : « L’Etat pousse à récolter du bois dans les espaces les moins accessibles, donc les plus préservés, sans se soucier des enjeux de biodiversité. Cela mérite un carton rouge, voire écarlate au moment même où l’on célèbre l’année d’une biodiversité dont le déclin se poursuit ! »

    La politique forestière doit sortir du carcan du Ministère de l’Agriculture !

  • La PAC moins opaque

    La politique agricole commune (PAC) représente plus de 10 milliards d'aide publique, et elle constitue le premier poste de dépense de l'Union Européenne.

    Ces subventions aux agriculteurs sont distribuées sur des critères qui favorisent plutôt les grosses exploitations. Jusqu'à maintenant, il est n'était pas possible de connaître le montant de subvention touché par chacun. La commission européenne a exigé la transparence de la part des états. Le ministère de l'agriculture vient donc de mettre en ligne la ventilation des sommes versée, commune par commune, exploitation par exploitation. Vous pouvez consulter les chiffres sur le site du ministère (cliquez ici).

    Il n'est pas vraiment intéressant de savoir ce que touche tel ou tel exploitant. Par contre, on peut noter des disparités très importantes, avec des montants qui atteignent plus de 100.000 euros par an dans notre secteur. Pour Vouziers le maximum est à 75.000 euros, mais la moyenne agriculture-biologique-en-ouganda_940x705.jpgest autour de 20.000 à 30.000 euros.

    Ces aides bénéficient donc souvent à ceux qui ont de grosses exploitations, et ne servent pas principalement à impulser une politique agricole différente (agriculture biologique, cultures sans OGM par exemple). Une réforme de la PAC est programmée, elle était devenue indispensable depuis l'élargissement de l'UE. On peut être sûr que certains vont chercher à défendre leurs privilèges : on en a eu un avant goût lors de récents débats au sein de la FNSEA, le principal syndicat agricole.

    Ces subventions constituent une aide très importante aux exportations agricoles. En cela elles déséquilibrent le marché en défaveur des pays du tiers-monde. Les agriculteurs des pays pauvres n'ont pas de telles subventions, et ils ne peuvent pas lutter contre les importations. C'est 8da97286-35ba-11de-ae33-511cae571ce9.jpgainsi que les paysans du Sud sont contraints de quitter leurs terres, et ces pays deviennent dépendants pour se nourrir.

     

    Voici un extrait du Figaro sur ce problème :

    Si les agriculteurs perçoivent collectivement 91% de l'enveloppe de la PAC (9,5 milliards d'euros sur 10,39 milliards) à titre individuel, les montants reçus sont nettement inférieurs au groupe précédent ( l'industrie agro-alimentaire) avec cependant de fortes disparités entre paysans. 280 000 agriculteurs ont touché au titre des aides directes (premier pilier de la PAC) une moyenne de 20.396 euros par bénéficiaire. Parmi ceux-ci, 9,8% ont reçu plus de 50.000 euros d'aides, c'est-à-dire 36% des aides, tandis que 30% ont perçu moins de 5.000 euros, c'est-à-dire 2,5% des aides. Pour le développement rural (second pilier de la PAC), 228.000 agriculteurs ont perçu 1,3 milliard d'euros, y compris les contreparties nationales. La moyenne par bénéficiaire est de 5.700 euros. Une concentration que dénonce José Bové. «80% des aides vont pour 20% des exploitations, il faudrait les plafonner et changer radicalement la PAC, explique le leader écologiste. Il faudrait que la PAC prenne en compte la diversité des productions, soit respectueuse de l'environnement et encourage une agriculture qui favorise l'emploi, avec aides liées aux UTH (unité de travail humain). Enfin les aides aux entreprises doit favoriser une organisation commune des marchés européens».