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écologie - Page 319

  • Encore plus de déchets radioactifs pour l'EPR ?

    Greenpeace affirme qu'un EPR générera des déchets beaucoup plus radioactifs qu'une centrale classique, et plus difficile à retraiter .

    Ces données viennent d'organismes suisses et finlandais, et sont contestées par EDF . Au total, avec les problèmes liés à la construction et celui Affiche_nucl_mars07.web.jpgdes déchets le coût d'un EPR sera très supérieur aux premières estimations .

     

    Le communiqué de greenpeace (extrait) :

     

    France — Au lendemain de l'annonce de la construction prochaine d'un deuxième réacteur nucléaire EPR en France, sur le site de Penly (Seine-Maritime), et alors que se déroule à Mortain (Manche) une manifestation contre le premier EPR de Flamanville et la future ligne très haute tension destinée à le raccorder au réseau électrique, Greenpeace affirme, preuve à l'appui, que ce nouveau réacteur va produire des déchets sept fois plus radioactifs que ceux générés par ses prédécesseurs. Une information relayée en Une du quotidien International Herald Tribunewww.iht.com/articles/2009/01/30/business/nuclear.4-419744.php).

     

    Voir le communiqué en entier

  • Le Normands contre les lignes très haute tension

    Les Normands s'opposent aux lignes très haute tension, rendues nécessaires par la construction de centrales nucléaires . Dans ce domaine 05ACTT_2596836_1_px_470__w_ouestfrance_.jpgcomme dans beaucoup d'autres, les avis et les craintes des populations locales ne sont pas prises en compte . Aucune étyde scientifique complète n'a étudié les effets pour l'homme des lignes à très haute tension . Les habitants des zones concernées demandent une étude sérieuse et indépendante : cela parait être le minimum auquel ils ont droit .

    Voici le compte-rendu de Ouest-France à ce sujet :

    Quatre milliers de manifestants, ont dit, cet après-midi à Mortain, toute leur opposition au projet de ligne très haute tension Cotentin-Maine. Un seul slogan?: «Notre santé n’est pas à vendre». Avec tambours et trompettes. Des sifflets pour une ambiance «Plus», une poignée de pétards et un petit air de biniou venu on sait bien d’où. Mais ce n’est pas que de la voisine Bretagne qu’ils sont arrivés, parfois par bus entiers. Mortain, au fin P923203D811464G_px_470__w_ouestfrance_.jpgfond du Sud-Manche, à la croisée des chemins du grand ouest, les a regardés passer. Sur les pancartes et banderoles, communes de Normandie, de Mayenne, de l’Orne, des Pays-de-la-Loire avaient, aussi, écrit leur nom, noir sur blanc et même en couleur. Du jaune soleil et pas mal de ce tricolore qui ceint les poitrines élues de maires, conseillers généraux, régionaux. Et puis, Mortain les a compté. En rangs serrés ou plus aérés, ils étaient des dizaines pour commencer, des centaines pour continuer et quatre milliers pour solde de tout compte. Ici pas de doux écolos rêveurs mais des gens de tout bord, de toutes professions, de tous âges et un député aussi, celui d’Avranches. Lorsqu’enfin, sur la place du château, trois petits kilomètres de manif plus tard, ils se sont regroupés, Mortain les a écoutés.

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  • Un EPR à Penly : la réaction de FNE


    Le Président de la République vient d’annoncer la création d’un nouveau réacteur nucléaire EPR à Penly en Seine Maritime. Réaction de FNE.

    FNE exprime un sentiment de révolte à la suite de l’annonce par le Président de la République de la création d’un nouveau réacteur nucléaire EPR à Penly en Seine Maritime. Cette décision est sans doute conforme à l’intérêt du lobby nucléaire mais pas à l’intérêt général.

    Une erreur historique. Lors de son discours de clôture du Grenelle de l’environnement, le 26 octobre 2007, le Président de la République avait déclaré : « je ne veux pas de nouveaux sites nucléaires ». Nicolas Sarkozy avait également déclaré : « Il y aura donc bien une réduction de la part du nucléaire dans notre consommation d’énergie ».

    Pour Sébastien Genest, Président de FNE, « le développement du nucléaire est contraire à celui des énergies renouvelables. Il faut en finir avec un modèle énergétique centralisé, fragile en consommation de pointe, inadapté aux territoires et contraire à l’objectif premier de réduction de la consommation d’énergie, négocié lors du Grenelle de l’environnement. »

    nuke.jpgLa relance par l’atome ? Le 19 décembre 2008, lors d’une réunion en présence des associations, Nicolas Sarkozy s’était engagé à ce que le plan de relance soit vert et pas gris.

    Sébastien Genest poursuit : « Nous sommes consternés par l’empilement de décisions à courte vue : relance de trois programmes autoroutiers, octroi d’aides d’Etat au secteur automobile ou aéronautique sans contreparties environnementales, assouplissement des conditions de création des installations classées, création d’un nouvel EPR ……autant de décisions contraires à l’impératif d’une relance à la fois fnelogonb.jpgéconomique et écologique. Ces décisions irrationnelles ne peuvent être compensées par des mesures de verdissement ».

    Un grave recul de la démocratie écologique. FNE rappelle que le droit de l’environnement impose que le débat public soit organisé à un « moment où toutes les options sont encore ouvertes » et avant qu’une décision publique ne soit prise.

    Arnaud Gossement, porte parole de FNE, déclare : « Le nucléaire ne se satisfait que de la politique du fait accompli. La décision de créer un nouvel EPR est une atteinte à la démocratie écologique puisque la concertation n’a eu lieu qu’avec le lobby nucléaire ! Désormais, pourquoi se donner la peine d’organiser un simulacre de débat public dès lors que les dés sont jetés ? ».

    FNE rappelle que la décision de création du premier réacteur nucléaire EPR à Flamanville avait déjà été prise avant même l’organisation d’un débat public, par la loi du 13 juillet 2005 d’orientation sur l’énergie. Pendant le débat public lui-même, Jacques Chirac, alors Président de la République, avait confirmé la décision de créer l’EPR…FNE avait alors engagé plusieurs actions en justice contre les autorisations délivrées pour la construction de ce réacteur.

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  • le nucléaire a de chauds partisans

    Benoît Huré est un chaud partisan de l'implantation d'une deuxième centrale nucléaire à Chooz .

    Nous avons dénoncé dans une note du 20 janvier la pollution que constitue le réchauffement des eaux de la Meuse par le fonctionnement de la centrale existante . Avec 2 centrales, le problème serait pire . Le débit de la Meuse (photo : la vallée de la Meuse)s'est déjà montré insuffisant pour évacuer le surplus de DamesMeuseHN360x240.jpgchaleur, obligeant à un arrêt de la centrale .

    Une "solution" technique est envisagée : elle viendrait d'un bassin de rétention, qui permettrait de relarguer de l'eau en période de sécheresse .

    F. Potron a parlé de ce bassin dans son commentaire du 24 janvier, puisqu'il est envisagé de situer ce lac artificiel dans le secteur Beaumont en Argonne, Vaux en Dieulet, Sommauthe . "L'Union"(notre toujours vert confrère) évoque la question dans un article de ce jour .

     

    Benoît Huré est un grand responsable politique: il est sénateur

    Quand il envisage un projet, il tient compte de toutes les conséquences qu'il entraînera . Pourtant concernant le bassin de rétention(lié à l'EPR qu'il réclame pour Chooz) , il déclare : « C'est une réponse technique, mais elle n'est pas à l'ordre du jour ».

    L'EPR serait à l'ordre du jour, mais pas les aménagements qu'il nécessite ??

     

    197.jpgBenoît Huré est un grand démocrate : il est membre de l'UMP .

    Ce n'est pas le genre à prendre les Ardennais pour des idiots . Pourtant, concernant un aménagement qui n'est pas à l'ordre du jour, il sait déjà dans quel secteur il pourrait se situer, il sait que son coût est inférieur à un aménagement de bord de mer, il sait que le conseil général pourrait participer au financement .

     

    Benoît Huré est un grand Ardennais: il est président du Conseil Général

    Pourtant il oublie de prendre l'avis des habitants du secteur (Beaumont en Argonne, photo ci-dessus): aujourd'hui il serait trop tôt pour en parler, demain il sera trop tard !

    Les habitants de l'Argonne ardennaise souhaitent ils voir plusieurs milliers d'hectares de bois et de terres agricoles sous les eaux ? Tout cela pour une centrale nucléaire de plus, alors que la première centrale n'a en rien empêchée le département de délaisser leur secteur .

    Cette question est assez révélatrice du point de vue de nos décideurs sur le sud-est ardennais ; une vague réserve (d'eau ou d'indiens) qui pourrait être utile pour soutenir un projet extérieur à son territoire ( et tout à fait nuisible par ailleurs )

     

     

  • Et un et deux et trois EPR

    Nous vous avons parlé à plusieurs reprises de la possibilité de voir arriver une deuxième centrale nucléaire à Chooz . Les Ardennes étant sinistrées, les élus départementaux ont trouvé cette bonne ( ??) idée pour sauver notre secteur, un réacteur type EPR .stopEPR.jpg

    Deux sites semblaient en compétion, Chooz donc et Penly qui se situe au bord de la mer .

    On laisse entendre maintenant qu'il pourrait y avoir 2 nouveaux réacteurs EPR, en plus de celui de Flamanville qui est en construction .

    L'argument donné est affligeant : le gouvernement n'arriverait pas à choisir entre EDF et GDF Suez comme opérateurs . Alors pourquoi ne pas prendre les deux et faire une centrale de plus .

    Voici l'information reprise par Europe1.fr:

    EDF semblait le candidat le mieux placé jusqu’à présent, grâce à son expertise dans ce domaine même si le chantier EPR de Flamanville dans la Manche multiplie les retards. Mais GDF-Suez avait fait part de ses ambitions dans ce domaine. Avec les deux groupes lancés sur ce marché, la France pourrait ainsi conforter son leadership mondial dans le domaine du nucléaire. Deux centrales nucléaires entreraient également dans la politique de relance voulue par le gouvernement face à la crise.

    epr-rennes.jpgMais ce double projet est particulièrement coûteux : 10 milliards d’euros d’investissement supplémentaires. Deux questions se posent par ailleurs : ces deux chantiers sont-ils compatibles avec le Grenelle de l’environnement et les besoins énergétiques en France sont-ils suffisants pour les justifier ? Pour le réseau Sortir du nucléaire, la vague de froid vient de démontrer que la France manquait de production "de pointe" (énergie mobilisable lors des pics de consommation à 19H00 par exemple), alors que le nucléaire produit une énergie "de base", et non de pointe.

    "L'annonce de nouveaux EPR bafouerait les engagements officiels pris lors du Débat public sur le premier EPR", conteste également Sortir du nucléaire, qui rappelle qu'il était explicitement écrit que le premier EPR devait permettre "d'acquérir une solide expérience de construction et d'exploitation de ces réacteurs de nouvelle génération et d'être prêt le moment venu pour le renouvellement des centrales".

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  • Le deuxième EPR pour Chooz ?

    La vallée de la Meuse est déjà défigurée par la centrale de Chooz, verrue gigantesque posée par l'Homme dans les boucles du fleuve qui ont fait rêver tant de promeneurs, dont Arthur Rimbaud . Le Nord et le Nord-Ouest des Ardennes sont en train de mettre en place un parc naturel .double_chooz.jpg

    Nos politiques veulent y implanter une deuxième centrale nucléaire, polluant pour des générations ce site. La pollution est bien sûr visuelle :la ou les centrales elles-mêmes, les lignes à très haute tension qui hachent la forêt . La pollution c'est encore  le réchauffement des eaux de la Meuse, déjà problématique avec une centrale . La pollution, ce sont aussi les rejets, dont le contrôle est effectué par EDF elle même : ses laboratoires viennent de se faire épingler par l' Agence de Sûreté Nucléaire pour non conformité . Notre note du 12 janvier vous informe à ce sujet .

    On est pas là pour faire peur, on ne parlera pas d'un accident possible...

    Le premier EPR construit en Finlande prend un retard de plusieurs années, avec un surcoût considérable . Le deuxième construit à Flamanville est l'objet de malfaçons importantes dans sa structure . Voici un commentaire de "Greenpeace" à ce sujet :

    20030727-epr-danger-peint-sur-la-tour-de-la-centrale-nucleaire.jpgL’annonce du retard, bien que démentie, arrive après une succession de mauvaises nouvelles sur le chantier EPR de Flamanville. Bouygues a annoncé plusieurs mois de retard dans le bétonnage de la dalle du réacteur selon l’édition des Échos du 27 octobre dernier. Dans la foulée, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a demandé à Areva, suite à des non-conformité dans le contrôle qualité « d’apporter la démonstration de la qualité des pièces du pressuriseur récemment fabriquées » qu’elle a sous-traité en Italie. Le pressurisseur est un composant imposant (14 mètres de long et 140 tonnes) et majeur du circuit de refroidissement du futur réacteur. Une mauvaise qualité mettrait en jeux la sûreté du réacteur. Enfin la semaine dernière, EDF a été contraint d’avouer devant la Commission locale d’information l’échec total des travaux de creusement du tunnel pour la future canalisation de rejet en mer. L’électricien a annoncé qu’il allait totalement de stratégie et de méthode de travaux, chose qui allait nécessiter une nouvelle enquête publique et provoquer plus d’un an de retard sur cette partie du chantier !

    9782913165441FS.gifNos responsables politiques font donc la course à l'EPR, ne tirant pas les leçons de l'implantation de la première centrale de Chooz : son arrivée n'a pas empêché la perte d'emplois pour les Ardennes, pas plus que la crise pour la pointe de Givet (voir Vireux, Cellatex à Givet et plus récemment Sopal toujours à Givet ou Godart à Fumay, entre autres ) .

    La solution pour créer de l'emploi pour les Ardennes passe plus par le développement des énergies renouvelables, avec toutes les filières qui s'y rattachent : recherche et développement de solutions écologiques, mise en place d'une filière bois performante, avec une gestion qui permette le renouvellement  et la préservation des forêts .

    L'industrie du solaire, de l'éolien, de la biomasse , les techniques et matériaux pour l'isolation peuvent créer des emplois durables et soleil.jpgaccessibles aux Ardennais . C'est là que les aides de l'état doivent se porter, car ses secteurs sont ceux de notre avenir .

    Voici selon Challenges.fr, qui cite le JDD, la situation de la compétition entre les sites candidats à l'EPR n° 2 :

    Selon le Journal du dimanche du dimanche 18 janvier, Nicolas Sarkozy s'apprêterait à attribuer le deuxième réacteur nucléaire à EDF, qui le construirait à Chooz, dans les Ardennes, afin de revitaliser la région. En juillet dernier, l'Elysée avait annoncé la construction de ce deuxième EPR, et avait souhaité qu'une décision d'implantation soit prise "d'ici à 2009", et que la "première pierre soit posée en 2011".
    Toujours selon le
    JDD, GDF-Suez, également candidat à la construction de ce deuxième EPR, pourrait obtenir rapidement la construction d'un troisième EPR ou se voir confier l'exploitation d'un réacteur construit par EDF.
    Le premier EPR mondial est toujours en cours de construction en Finlande. Il devait initialement entrer en activité mi-2009, puis mi-2011, mais le groupe énergétique finlandais TVO et le groupe français Areva parlent désormais de 2012. Cette année-là devrait également être mis en service par EDF le premier EPR français, à Flamanville (Manche).

  • Des milliards pour l'automobile, pourquoi faire ?

    Communiqué de France Nature Environnement :

    François FILLON a annoncé ce matin lors des premiers Etats Généraux de l’industrie automobile une aide de l’Etat de l’ordre de 5 à 6 Milliards d’euros pour le secteur. Des efforts de la part des constructeurs sont attendus par l’Etat mais les objectifs initiaux du Grenelle en matière de transport sont oubliés. Pour France Nature Environnement, cette aide ne profitera pas au contribuable, ne sauvera pas un secteur industriel en fin de cycle et ne contribuera en rien à une meilleure préservation de l' environnement...

     

    1724AA96A126318582F88A5FAD976.jpgRéactions de France Nature Environnement

    Non à des aides sans aucune contrepartie en matière d’environnement !

    La crise structurelle du secteur de l’industrie automobile, accentuée par la crise économique, ne trouvera pas d’issue par une vision à court terme de la filière.

    Pour Michel DUBROMEL, responsable Transports à FNE : « Des sommes colossales sont promises par les pouvoirs publics pollution-automobile-01.jpgpour aider la filière industrielle automobile. Cet argent public ne peut en aucune façon se contenter de contreparties uniquement sociales et économiques. Les critères environnementaux doivent être pris en compte, c’est la seule option à long terme de restructuration de la filière. Mais rien n’a été dit à ce sujet ce matin ! Cessons de penser qu’il est impossible de marier l’environnement, le social et l’économie. »

    Oui à des aides pour relever les défis environnementaux de demain !

    C’est grâce à une politique publique prenant en compte l’ensemble des enjeux liés aux transports et à la mobilité durables qu’il sera possible de relever les défis environnementaux de demain.

    Michel DUBROMEL poursuit : « L’industrie automobile doit aujourd’hui relever trois grands défis : moins consommer d’énergie, moins de territoires et réduire les impacts sanitaires. La promotion du « véhicule décarboné » ne peut pas constituer une solution miracle. Des changements de comportements et de culture quant à l’objet voiture sont nécessaires et sont en fait déjà en marche. Les pouvoirs publics doivent anticiper ces évolutions, notamment en matière d’essor de la demande de transports collectifs."

    beijing.jpegInquiétudes concernant la Banque européenne d’Investissement

    La Ministre de l’économie vient d’annoncer que le Gouvernement français soutiendrait, en relation avec d’autres Etats membres, une modification de la stratégie d’investissements de la BEI pour aider l’automobile. Michel DUBROMEL s’inquiète : « La BEI soutient en général des projets allant dans le sens de l’environnement. Il est inquiétant de voir la France proposer une telle modification de stratégie au niveau européen ».

    France Nature Environnement s’inquiète des aides colossales au secteur automobile sans contreparties en matière d’environnement et sans vision de moyen et long terme concernant les transports et la mobilité durables.