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écologie - Page 320

  • Déchets nucléaires : l'Aube sélectionnée

    L'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs vient de rendre public sa sélection en vue du stockage de déchets nucléaires.




    Ce sont 2 communes de l'Aube qui sont retenues. Voici le communiqué de l'ANDRA.


    Le 24 juin 2009, l'Andra a annoncé la décision du Gouvernement de mener des investigations approfondies sur deux communes de l'Aube et ainsi vérifier la faisabilité d'implantation d'un centre de stockage à faible profondeur pour les déchets radioactifs de faible activité à vie longue (FA-VL). Il s'agit des communes d'Auxon et de Pars-lès-Chavanges.


    La recherche de site pour le stockage a débuté en juin 2008. 3115 maires ont reçu un dossier d'information sur le projet et étaient invités à faire connaître leur intérêt avant le 31 octobre 2008. De nombreuses rencontres avec les maires et les populations concernées ont eu lieu durant ces 5 mois.


    L'analyse de la quarantaine de communes intéressées réalisée par l'Andra et les consultations menées par le gouvernement ont permis à ce dernier d'en retenir deux, réunissant les meilleures conditions, du point de vue géologique, environnemental et soutien local.stockage_sous_couverture_re.jpg


    Les campagnes d'investigations qui vont se dérouler dans les deux prochaines années consisteront à étudier précisément le milieu géologique et l'environnement de chaque site.


    Parallèlement, un processus de dialogue sera engagé avec les acteurs locaux (élus, habitants…).


    Dans le cadre d'un suivi national, des échanges auront également lieu avec l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), la Commission nationale d'évaluation (CNE), l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), le Haut Comité pour la transparence et l'information sur la sûreté nucléaire (HCTISN), la Commission nationale du débat public (CNDP)…


    En 2011, un débat public impliquant l'ensemble des communes concernées permettra de présenter notamment le résultat des investigations géologiques, le bilan des échanges et les projets de développement du territoire envisagés par les collectivités pour accompagner la création du centre de stockage.


    Avant le choix de site par le gouvernement, les collectivités locales seront invitées à confirmer ou non leur candidature pour accueillir le centre de stockage FA-VL. Les études seront ensuite poursuivies par l'Andra pour préparer la demande d'autorisation de création du stockage.

     

  • Les nomades du nucléaires

    France-info a enquêté sur les travailleurs intérimaires du nucléaire.


    Voici un extrait de leur reportage:

     

    On les appelle “les nomades du nucléaire”, ils vont de ville en ville, pour décontaminer les centrales, au gré des “arrêts de tranche”, les périodes durant lesquelles les réacteurs sont arrêtés pour changer le combustible et pour assurer les travaux de maintenance. _Ils connaissentcentraletxt1.jpg toutes les centrales de France : Golfech, dans le Tarn-et-Garonne, Gravelines dans le Nord, Cattenom en Moselle, Chinon en Indre-et-Loire ou encore Chooz dans les Ardennes. Souvent sur les routes, ces agents intérimaires parcourent 40.000 à 70.000 kilomètres par an. Ils jugent leurs indemnités de déplacement si faibles (en moyenne 60 euros par jour pour l’hôtel et les trois repas) qu’ils séjournent le plus souvent dans des gîtes, dans des foyers Sonacotra ou bien au camping (tentes ou caravanes).
    Certains, pour économiser et rapporter de l’argent à leur famille, dorment dans leur voiture. Bien souvent, ces nomades du nucléaire sont donc obligés de se contenter du confort le plus sommaire.

  • le charbon, c'est dépassé

    Paris, le 23 juin 2009 - Ce matin, à 10h00, les activistes de Greenpeace ont déversé 8 tonnes de charbon devant le ministère de l'environnement pour protester contre l'implantation d'un terminal de charbon à Cherbourg. Six activistes se sont également enchaînés sur le tas de charbon devant le portail du ministère

     

    Par cette action, ils demandent de manière très explicite au ministre de l'environnement, M. Borloo, qu'il se prononce dès maintenant contre ce projet. Cette action fait suite à une campagne de mobilisation organisée sur internet par Greenpeace, demandant aux internautes concernés par la lutte contre les changements climatiques de soutenir cette opposition. Elle est la traduction dans la réalité d'une cyber mobilisation qui a rassemblé à ce jour 9000 personnes. Plus d'information sur http://www.greenpeace.fr/stop-charbon/

    Ce terminal devrait voir transiter jusqu'à 4 millions de tonnes de charbon par an en provenance de Colombie et à destination le-23-juin-2009-des-activiste.jpgdes centrales à charbon britanniques. Ainsi, la France viendrait ajouter un projet supplémentaire, en plus de la création très controversée d'une mine dans la Nièvre, à la cinquantaine de projets charbonniers prévus en Europe. La filière charbon et ses centrales de production d'électricité représentent 30% des émissions de CO2 mondiales. Il s'agit donc de la cause n°1 des changements climatiques.

    Le ministre doit se prononcer et dire non à la matière première du changement climatique. Ce projet de terminal charbonnier est en incohérence totale avec les ambitions françaises en matière de lutte contre les changements climatiques. D'un coté, le Président Sarkozy et son ministre d'Etat multiplient les discours incantatoires, notamment en vue des négociations internationales sur le climat, de l'autre, en acceptant un tel projet, ils alimentent la filière et la manière de produire de l'électricité la plus émettrice qui soit : le charbon.

    Pour l'heure, le projet a été soumis à autorisation et enquête publique par le pétitionnaire, la SAS Cherbourg Terminal Vrac. Face à une opposition et une mobilisation importante contre ce projet à Cherbourg et dans la région, face à certaines incohérences du dossier, celui-ci va faire l'objet d'une nouvelle enquête publique à la rentrée prochaine.

    Pour l'instant, le Ministère de l'Environnement ne s'est pas exprimé face aux demandes répétées de Greenpeace. Il est pourtant en mesure, avec le préfet de la Manche, d'autoriser ou non ce projet. « Le gouvernement français ne peut pas valider un tel projet et –pour créer quelques dizaines d'emplois et réanimer le port de Cherbourg- faire entrer la France dans une nouvelle « ère du charbon » . Le charbon c'est très clairement l'énergie du passé, celle de la révolution industrielle ! », explique Emilie Johann, chargée de campagne climat pour Greenpeace. « Quelle sera la légitimité de la France à Copenhague si elle autorise ce projet ? Surtout quand on sait que les pays industrialisés doivent réduire leurs émissions de GES de 40% d'ici 2020. »

    Des scénarios alternatifs existent. Ils misent sur les renouvelables et l'efficacité énergétiques. Ces énergies nouvelles créeront beaucoup plus d'emplois pérennes que ne le feront jamais un terminal ou une centrale à charbon.

    Greenpeace attend une réponse de la part du ministre de l'environnement.

     

  • Discours de Nicolas Sarkozy : L’écologie n’est toujours pas la clé de voûte des politiques publiques

     

     

    Le Président de la République vient de prononcer un discours fixant les priorités de la seconde partie du quinquennat dans un contexte de crise économique, écologique et sociale très grave. Réaction de FNE qui reste sur sa faim.

    Où en est le New Deal Ecologique ? A la veille de la crise économique, lors de son discours de clôture du Grenelle de l’environnement, Nicolas Sarkozy avait placé l’écologie parmi les priorités de l’Etat en annonçant un « New Deal Ecologique ».

    ecologie.jpgDeux ans plus tard, du discours prononcé devant le Congrès, FNE attendait l’acte II de ce New Deal Ecologique qui aurait dû faire de l’écologie non plus une priorité parmi d’autres mais la clé de voûte des choix publics.

    Pour Sébastien Genest, Président de FNE : « Nicolas Sarkozy a certes souligné son attachement à un modèle de développement durable et nous ne pouvons que nous en féliciter. Mais l’écologie n’est toujours pas au cœur des politiques publiques. Si le Chef de l’Etat tient compte de la crise écologique, elle n’est toujours pas la clé de voûte de ses choix. ».

    Sébastien Genest poursuit : « Après le Grenelle de l’environnement, nous attendons toujours l’Acte II de cette révolution verte annoncée. Certes des décisions importantes ont été prises comme le moratoire sur les OGM ou les investissements dans le bâtiment mais depuis la présentation du plan de relance en janvier, le Grenelle a été mis à mal. Le discours de Nicolas Sarkozy était l’occasion de redonner du souffle au Grenelle : nous restons sur notre faim ».

    Et les moyens ? Pour Arnaud Gossement porte parole de FNE : « Si Nicolas Sarkozy a évoqué le Grenelle de l’environnement, il ne s’est presque pas prononcé sur les moyens à mettre en œuvre pour traduire en faits les engagements de son discours d’octobre 2007. Seule la taxe carbone est évoquée. Sur le plan de la gouvernance à 5, de la mécanique gouvernementale, du développement massif des greentechs, Nicolas Sarkozy ne nous a pas expliqué comment l’Etat compte faire pour donner une même réponse à la crise économique et sociale, dans un contexte où bien des responsables continuent d’opposer économie et écologie ».

    Où sont passés les partenaires environnementaux ? Le Président de la République a annoncé une grande consultation des acteurs du pays dans le domaine syndical, éducatif ou culturel par exemple pour définir les priorités nationales. Toutefois, les associations de défense de l’environnement n’ont pas été citées alors même que le Président de la République s’était engagé à instituer une « gouvernance à 5 ».

  • Déforestation au Brésil

    La forêt amazonienne continue de souffrir d'une exploitation intense pour laquelle les pays développés ne sont pas innocents.


     

    Greenpeace a enquêté sur cette déforestation massive:

    FranceParis, le 10 juin 2009 - Après 3 années d'enquête détaillée au cœur de la filière de l'élevage brésilien, Greenpeace publie un rapport en forme de réquisitoire contre ce qui est le 1er moteur actuel de la déforestation au Brésil et dans le monde. Ce rapport démontre l'urgence d'actions – à tous les niveaux - sur la filière bovine brésilienne pour préserver la forêt amazonienne et le climat.

    pou-ama07-183-bd.jpgL'élevage brésilien : 1er criminel forestier et climatique en pleine expansion

    L'élevage est en effet responsable de 80% de la déforestation amazonienne, ce qui représente 14% de la déforestation annuelle de la planète. La destruction progressive de la forêt amazonienne, par abattage et brulis, fait du Brésil le 4ème émetteur mondial de gaz à effet de serre. Le pays possède le plus grand cheptel commercial du monde. Il est le premier exportateur mondial de bœuf et de cuir et son gouvernement entend voir sa part sur le marché mondial doubler d'ici à 2018. « Mais cette expansion se fait sur l'avancée des frontières de la déforestation  où les éleveurs profitent d'un manque patent de gouvernance », explique Grégoire Lejonc, chargé de campagne forêts chez Greenpeace France.

    Le gouvernement brésilien supporte l'élevage et légalise la déforestation illégale
    Le gouvernement brésilien a lui-même une attitude plus qu'ambiguë vis-à-vis de la préservation de la forêt amazonienne et du climat. D'un deforestation-novoprogresso.jpgcoté, le président Lula a annoncé récemment un plan d'action contre le changement climatique qui doit voir ce pays réduire de 72% le déboisement illégal d'ici 2018. « Or, ce rapport prouve clairement que 90% de la déforestation annuelle en Amazonie est illégale tandis que des lois régularisant de facto des terres accaparées illégalement pour l'élevage ont été adoptées récemment », explique Grégoire Lejonc. « Le gouvernement est l'un des principaux bailleurs de fonds et actionnaires du secteur de l'élevage en Amazonie, ce qui fait de lui un véritable promoteur de la déforestation amazonienne », poursuit-il.

    Le tour du monde des marques complices indirectes de la déforestation
    photo-copie-1.jpgAu bout d'une filière complexe, Greenpeace a pu remonter jusqu'aux produits de l'élevage et donc de la déforestation amazonienne. Du cuir des baskets Nike, Reebok ou Adidas, aux produits Louis Vuitton ou Gucci en passant par la viande des plats préparés servis sur le réseau SNCF, ou les produits commercialisés par Carrefour ou Casino au Brésil, le rapport fait un véritable « tour du monde » des marques impliquées indirectement dans la déforestation amazonienne. Répondant à l'interpellation de Greenpeace, nombre de ces marques déclarent ne pas avoir connaissance de l'implication de leurs fournisseurs dans la déforestation. « On a affaire à une filière aveugle et tentaculaire. Nous appelons toutes les entreprises impliquées à moraliser leurs approvisionnements », conclut Grégoire Lejonc.

    Le rapport a été salué par le ministre de l'environnement brésilien lui-même, Carlos Minc, lors d'une conférence de presse le mardi 2 juin.

    Greenpeace demande que :
    - les nombreuses entreprises et marques citées dénoncent leurs contrats avec leurs fournisseurs et cessent d'alimenter la déforestation
    - le gouvernement brésilien cesse de cautionner l'avancée de la déforestation en subventionnant et en légalisant le développement anarchique de l'élevage
    - un fonds international de lutte contre la déforestation tropicale soit adopté, dans le cadre des négociations internationales sur le changement climatique (conférence de Copenhague), prévoyant un mécanisme de contribution obligatoire des pays industrialisés.

  • Européennes : Mettre l’écologie au cœur des choix politiques maintenant !

     

    FNE demande au Gouvernement de tirer sans délai les leçons du scrutin. Dés hier soir, FNE a salué la volonté des électeurs/trices de placer la question de l’urgence écologique au cœur du résultat des élections européennes. FNE demande de toute urgence au Gouvernement de tirer les leçons du scrutin en abandonnant des projets écologicides et en prenant les mesures indispensables à la lutte contre la crise écologique.

     

    Pour Sébastien Genest, Président de FNE : « Il faut que demain soit écologique ! Il est temps de comprendre que l’urgence écologique est au fne_logonb.gifcœur des préoccupations des français qui sont dans l’attente d’actes politiques concrets. Se battre dos au mur chaque jour contre des textes et projets qui menacent la planète n’est pas notre vocation ! Nous souhaitons avancer vraiment puisque nous n’avons plus le temps de reculer ».


    Abandon des projets écologicides.
    FNE demande dés aujourd’hui que soient abandonnés les projets suivants qui sont directement contraires à l’esprit du Grenelle et à la lettre des suffrages exprimés hier et notamment :

    - Industrie : abandon pur et simple de la réforme du « 3e régime » qui permet un assouplissement inacceptable des conditions d’autorisation et de contrôle des activités industrielles, et doit entrer en vigueur avant le 17 juin ; Abandon des opérations d’enfouissement souterrain par Total de 120 000 tonnes de CO² à Lacq dans les Pyrénées Atlantique ; Moratoire sur tout projet de terminal méthanier

    - Nucléaire : abandon de tout projet de construction de nouveaux réacteurs nucléaires,

    - Agriculture : interdiction immédiate de l’insecticide Cruiser dont FNE a demandé l’annulation en justice,

    - Transports : abandon de toute expérimentation des méga camions, du circuit de Formule 1 en région parisienne,

    Relance du dialogue environnemental.
    FNE souhaite que le dialogue environnemental entre les acteurs du Grenelle de l’environnement reprenne du souffle. Plutôt qu’une multiplication des « Grenelle », FNE souhaite notamment :

    - Une position exemplaire de la France pour les négociations climatiques de Copenhague en décembre,

    - Une accélération de la discussion et une application rapide des projets de loi Grenelle I et II.

    - Une réforme profonde de la fiscalité écologique : contribution climat énergie, fiscalité dissuasive sur l’incinération des déchets, éco taxe poids lourds…

    - La réorientation du plan de relance pour créer les conditions d’une économie verte

    - La création d’une trame verte et bleue ambitieuse pour stopper l’effondrement de la biodiversité avant 2010

    - Un engagement fort de l’Etat en faveur de l’environnement au Grenelle de la Mer qui se conclura fin juin.


    Arnaud Gossement, porte parole de FNE, souligne : « le résultat des élections européennes démontre qu’un souffle écologique puissant s’est levé dans la société française, qui, contrairement à bien des décideurs, a compris la réalité de l’urgence écologique. Non à la karchérisation du code de l’environnement au nom de la relance économique, oui à une économie verte pour répondre à la double casse sociale et environnementale que nous subissons actuellement ».

  • Signez l’appel pour le climat !

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    Lundi 25 mai, à l’occasion de l’ouverture du Forum des grandes économies, qui rassemble durant deux jours les représentants des 17 économies les plus riches mais aussi les plus émettrices de gaz à effet de serre, Greenpeace et 10 ONG françaises ont lancé l’appel “Ultimatum climatique” lors d’une conférence de presse.

    Signez l'appel pour le climat ! (cliquez ici)

     

     

     


     

     



    Œuvrant dans des domaines aussi variés que l’action humanitaire, le développement, la défense des droits de l’homme et la protection de l’environnement, c’est une coalition inédite d’organisations qui lance un grand appel qui vise à rassembler 1 million de signatures d’ici le début du mois de décembre pour que la France, au sein de l’Union Européenne, prenne la tête du combat contre les changements climatiques et contribue à la conclusion d’un accord ambitieux sur le climat à Copenhague en décembre.

     

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    la forêt amazonienne en train de disparaître