« Nous avons le devoir de tout faire pour empêcher la disparition de cette espèce, dont la survie se joue peut-être cette année, malgré des quotas et une durée de pêche revus à la baisse, déclare, depuis le bateau, François Chartier, le responsable de la campagne Océans de Greenpeace France. Greenpeace doit intervenir parce que l’Iccat, la Cites, l’Union européenne et la France ont failli à leur mission et restent sourdes aux recommandations des scientifiques. Si nous voulons sauver le thon rouge, il faut immédiatement stopper des pratiques de pêche irresponsables et destructrices. »
Le problème : une pêche intensive, mal gérée, non durable
- La pêche au thon rouge est une industrie : des bateaux suréquipés traquent les thons venus d’Atlantique en Méditerranée pour se reproduire. Les industriels les capturent à l’aide d’un long filet, la senne, avant de les remorquer, vivants, jusqu’aux fermes d’engraissement principalement situées vers Malte. Là, les thons, destinés à 80 % au marché japonais, sont gavés puis abattus, congelés et expédiés au Japon.
- Les pêcheurs sont censés respecter des quotas, qui baissent chaque année mais demeurent bien au-delà des recommandations des experts. Le quota accordé pour 2010 s’élève à 13 500 tonnes, alors que les scientifiques de l’Iccat, l’organisation qui gère la pêche du thon rouge, estiment qu’avec une limite à 8 000 tonnes, on aurait seulement une chance sur deux de voir le stock se reconstituer d’ici à 2022. De plus, ces quotas ne sont pas respectés. En 2007, les thoniers senneurs français ont ainsi pêché 10 000 tonnes au lieu des 5 000 autorisées. Par ailleurs, certains armateurs opèrent sous des pavillons de complaisance, en particulier libyens. Ils peuvent ainsi pêcher dans les eaux libyennes, échapper aux contrôles et dépasser leurs quotas.
Il y a urgence : -80 % de thons en vingt ans
Au cours des vingt dernières années, le nombre de thons rouges adultes a chuté de 80 %. Les poissons que l’on observe désormais sont essentiellement de jeunes spécimens, qui ne peuvent pas participer à la reconstitution des stocks. L’espèce pourrait ne plus être en mesure de se reproduire et de tenir sa place dans l’écosystème dès 2012. Et tout se joue peut-être cette année ! Souvenons-nous de la morue de Terre-Neuve. Pêché depuis des siècles, ce poisson a presque disparu à cause de l’essor de la pêche industrielle, malgré les alertes des scientifiques. En 1991, 180 000 tonnes de morue ont été capturées, ce qui a fait dire aux pêcheurs que l’espèce n’était pas menacée. Le Canada a fini par suspendre cette pêche en 1992, pour l’interdire en 2003. Trop tard : le stock n’est toujours pas reconstitué à ce jour.
La solution : moratoire sur la pêche et réserves marines
Pour le thon rouge, la France doit se calquer sur la position de l’Italie, qui a imposé un moratoire à ses thoniers senneurs et les indemnisera pour qu’ils restent à quai. En un sens, les pêcheurs sont victimes d’une gestion des pêches absurde. Il faut inscrire de l’emploi durable dans une pêche durable. Greenpeace demande un moratoire immédiat sur la pêche au thon rouge et la création de réserves marines, notamment sur la zone des Baléares où cette espèce se reproduit. Ainsi, le stock pourra se reconstituer et l’espèce pourra survivre.
Ce que va faire Greenpeace : comme chaque année, surveiller et agir
Greenpeace mène campagne pour la défense du thon rouge depuis une dizaine d’années. Depuis cinq ans, l’organisation met en œuvre son expertise et son savoir-faire pour surveiller les pratiques de pêche en Méditerranée et être en capacité d’intervenir.
Traduire le compromis de 2007
public à divers programmes de sciences participatives. La validation par les partenaires scientifiques du ministère du Développement durable de l’ensemble des protocoles proposés garantit leur rigueur scientifique et la valorisation ultérieure des connaissances nouvellement acquises.
Le jeudi 22 avril, une énorme explosion d’origine inconnue a fait sombrer une plateforme pétrolière, propriété de Transocéan, exploitée pour le compte du groupe pétrolier BP. Cette plateforme située à environ 80 kilomètres des côtes de Louisiane forait à environ 1500 mètres de profondeur. Les systèmes et vannes de sécurité censés éviter le pire et bloquer la fuite sous-marine du forage n’ont pas fonctionné. Ce sont désormais environ 800 000 litres de pétrole qui s’échappent tous les jours, l’équivalent de 5000 barils, qui forment aujourd’hui une nappe d’environ 74 000 kilomètres carré soit la superficie combinée des régions françaises Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur. La nappe se situe aujourd’hui à environ 40 kilomètres des côtes de Louisiane.
naturels totalement exceptionnels.
de nuire à la compétitivité de l’agriculture. Pour FNE, c’est l’agriculture productiviste qui est aujourd’hui en faillite !
Les subventions représentent aujourd’hui 90% du revenu des exploitations agricoles (source : Inra). Cette situation ne peut plus durer.
Plus de 100.000 opposants à l'énergie nucléaire ont formé samedi une chaîne humaine d'environ 120 kilomètres dans le nord de l'Allemagne. La chaîne a été formée entre les centrales de Brunsbuettel et Kruemmel, à deux jours du 24e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl (Ukraine). Ce mouvement de protestation est baptisé "réaction en chaîne arrêter l'énergie nucléaire" et regroupe plusieurs associations, syndicats et partis. Le groupement dénonce aussi le projet du gouvernement d'Angela Merkel de repousser la fermeture de 17 centrales, qui était prévue au plus tard en 2020.
qu’il se voyait remettre le prix de "l'homme de l'année" par le Journal de l'automobile. "Derrière l'acharnement de certains contre l'automobile, il y a au fond le rêve d'une société qui, au prétexte des dangers réels qui menacent l'individu nient sa liberté", a déclaré le Premier ministre
La voiture n’est pas que plaisir
François Fillon ne fait que diviser. Il oppose la filière automobile, une filière industrielle et économique, et les tenants d’un « retour en arrière », c'est-à-dire les défenseurs de la cause environnementale.