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  • Nagasaki, 64 ans plus tard.

    64 ans plus tard, des personnes souffrent encore dans leur chair des conséquences de la bombe atomique de Nagasaki.

     

    A Nagasaki, où a explosé la deuxième bombe atomique américaine, une cérémonie a marqué cet anniversaire. Il reste des survivants à ce bombardement d'un type nouveau qui a fait  plusieurs dizaines de milliers de victimes (principalement des civils). Si les États-Unis s'étaient retrouvées dans le camp des vaincus, l'utilisation délibérée d'une telle bombe en visant une ville aurait été considérée comme un crime de guerre.

    Mais les Américains ne se sont jamais excusées pour les deux bombes atomiques larguées sur le Japon (plus de 200 000 morts).

    Le président Obama envisage la disparition des armes nucléaires, mais estime qu'il ne le verra pas de son vivant. Espérons qu'il ne verra pas non plus une nouvelle utilisation d'une telle arme.

    Voici un article du nouvelobs.com qui relate la cérémonie de Nagasaki :


    Le maire de Nagasaki a appelé dimanche 9 août à l'interdiction mondiale des armes nucléaires, à l'occasion du 64e anniversaire de l'explosion de la bombe atomique américaine, qui avait fait environ 80.000 morts dans cette ville japonaise en 1945.
    "Nous, êtres humains, avons aujourd'hui deux chemins devant nous", a déclaré le maire de Nagazaki, Tomihisa Taue, lors d'un discours prononcé peu après 11h02, soit l'heure à laquelle une bombe à plutonium américaine a rasé la ville le 9 août 1945. "Si l'un peut nous mener à un monde sans armes nucléaires, l'autre nous emmènera vers l'annihilation et nous fera souffrir une nouvelle fois de la destruction connue à Hiroshima et Nagasaki il y a 64 ans", a-t-il ajouté. L'attaque sur Nagasaki avait eu lieu trois jours après celle qui avait fait 140.000 morts à Hiroshima. Le Japon avait capitulé le 15 août, mettant fin à la deuxième Guerre mondiale.

     

    hiroshima_48.jpg

    Photo AFP

    Hiroshima, avant et après le bombardement américain du 6 août 1945.

  • Un pope à Ecordal ?

    Ecordal possède possède un moulin à couleurs, qui fabrique des pigments naturels.

     

    Notre(jamais terre à terre) confrère "L'Union" compte parmi ses références le site de l'église  orthodoxe. C'est dire si le quotidien local n'hésiteicone_totale-bd8db.jpg pas à élever le débat.

    Le numéro  de ce jour s'interroge dans sa rubrique "Actu 08" (en page 2, pour les curieux) sur le rapport entre le moulin d'Ecordal et la religion orthodoxe.

    En effet, le site orthodoxie.com consacre une page entière à la fabrication des pigments colorés par le moulin.

    Le rédacteur de la rubrique rend compte de cette information, pour arriver à cette conclusion interrogative : quel est le rapport entre les pigments colorés et la religion orthodoxe ?

    Il demande aux lecteurs de bien vouloir l'éclairer sur cette question. D'après le ton de l'article, il ne s'agit pas d'un concours, il n'y a rien à gagner.

    Il s'agirait juste d'un manque de culture de ce journaliste (personne n'est parfait ), mais il aurait pu se renseigner auprès des responsables du moulin d'Ecordal, ou d'un responsable de l'Église orthodoxe.

    Comme l'article n'est pas signé, c'est bien volontiers sur ce blog que nous nous permettons de lever un coin du voile: Les pigments naturels servent  depuis très longtemps à la réalisation de fresques et d'icônes.

    Et quelle est la religion qui est liée à la production d'icônes ?

    Si vous avez la réponse, écrivez  à "L'Union", il semble que leur service documentation soit en vacances.

  • Moraliser le capitalisme

    D'aucun voudrait réformer, voire moraliser le capitalisme.

     

    Le système libéral et capitaliste vient de montrer de manière évidente et spectaculaire qu'il ne menait pas le monde entier au bonheur par les img_00031.jpgsacro-saintes lois du marché.

    Petit coup dur pour les tenants politiques du libéralisme, mais certains ont déjà une réponse, au moins en paroles. Ils vont réformer le capitalisme. Chouette idée! Mais le réformer en quel autre système ? un capitalisme à visage humain? comment vont-ils s'y prendre? et c'est pour quand cette réforme?

    Car pour l'instant, tout reprend comme avant, avec le même cynisme et la même priorité aux gains financiers.

    Vous pouvez lire avec le lien suivant un article instructif du "Monde Diplomatique"

  • Travailler plus pour gagner moins

    Le Conseil constitutionnel devrait garantir que les lois soient conformes aux pricipes fondamentaux de la constitution.


    Mais ses interprétations sont le plus souvent politiques, et il est toujours possible de trouver un argument "juridique" en fonction de ses convictions. Comme les avis du conseil sont sans appel, et que ses membres sont nommés par le président de la république ou les présidentslasserpe-travail-dimanche-bis.jpg des chambres, il y a peu de chances qu'il donne un avis défavorable au libéralisme. La LDH dénonce le choix ainsi pratiqué.


    Communiqué de la LDH
    La décision du Conseil constitutionnel validant pour l’essentiel la loi sur le travail du dimanche affirme des prima idéologiques inquiétants. D’une part, elle fait prévaloir les modalités supposées de la consommation des personnes sur le droit de ces mêmes personnes à vivre en famille et à profiter d’un temps de loisirs non morcelé.

    D’autre part, et surtout, elle introduit une inégalité entre les salariés selon le lieu de leur travail, diminuant ainsi les garanties d’égalité pourtant affirmées par le préambule de la Constitution.

    La faiblesse de l’explication donnée par le Conseil constitutionnel à cette inquiétante évolution, un simple considérant affirmant que cette « différence de traitement […] est en rapport direct avec l’objet de la loi », atteste qu’il s’agit de valider une certaine orientation des rapports sociaux.

    En cette période de crise qui entraîne le chômage de dizaines de milliers de personnes chaque mois, on aurait pu attendre du Conseil constitutionnel qu’il réaffirme le principe d’une égale rémunération plutôt que de favoriser le travail à moindre coût.

    La LDH constate que le Conseil constitutionnel valide ainsi, et à l’inverse du discours officiel, la possibilité de travailler plus et dans de moins bonnes conditions pour gagner moins.

    Paris, le 7 août 2009

  • Nouvelle-Calédonie: un accord trouvé


     

    Un protocole d'accord a été signé entre le syndicat USTKE et le patron de la compagnie aérienne Aircal.

     

    Nous vous avons parlé à plusieurs reprises de ce conflit qui dure depuis plusieurs mois. Il oppose le syndicat indépendentiste USTKE au patron de l'entreprise Aircal. Il a fallu que le conflit se radicalise et que l'économie locale commence à être paralysée pour que  des pressions se fassent sur la direction d'Aircal, et qu'elle signe le protocole d'accord négocié depuis longtemps.

    Les média en France n'ont fait état de ce conflit que depuis quelques jours, suite aux blessés dans les forces de l'ordre et chez les manifestants.

    Cette fin de conflit prouve s'il en était besoin qu'il s'agissait bien d'un conflit syndical. Le contexte était bien sûr particulier : situation coloniale avec perspective proche d'un référendum sur l'indépendance, persistance du droit coutumier, application partielle des lois de la métropole sur le territoire,...

    Mais l'USTKE est bien une force syndicale, la deuxième sur le territoire. Ses convictions indépendantistes ne peuvent lui être retirées, et n'en font pas une structure terroriste ou criminelle pour autant.

    Ceux qui la qualifie ainsi pourraient réfléchir à la violence de certaines décisions patronales, violence souvent non visible, mais qui aboutit à des drames humains sans que personne ne mette le qualificatif de terroriste sur leurs actions (faillite frauduleuse, licenciement abusif, abus de pouvoir, harcèlement moral,....). Ce type de comportement n'est heureusement pas général, mais la crise sert aussi de prétexte à l'utilisation de ces méthodes.

    Pour en revenir à la Nouvelle-Calédonie, rien n'est réglé définitivement. Le syndicat reste mobilisé pour le procès en appel de son dirigent, qui est prévu pour la fin du mois d'août.

     

     

     

     

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    Des membres du syndicat USTKE, qui représente la communauté kanak, applaudissent à l'annonce de la signature d'un accord avec Aircal le 6 août 2009/M. LE CHELARD / AFP

     

     

  • biodiversité : agir dans le bon sens

    Le maintien de la biodiversité tend à être reconnu comme essentiel pour l'avenir de notre planète.

     

    La nature n'a pas comme seul but de servir à l'homme pour ses besoins à court terme. Elle est le résultat d'un équilibre, et ce que nous pourquoi-animal-nuisible-z.jpgconsidérons comme inutile ou nuisible contribue également à cet équilibre.

    C'est pour cela qu'il est nécessaire de maintenir la plus grande biodiversité possible, et donc de préserver les très nombreuses espèces animales et végétales qui risquent de disparaître.

    Ce combat ne concerne pas que les zones tropicales ou exotiques, il doit aussi se mener chez nous. Dans notre région, il existe des zones dites humides qu'il est essentiel de conserver. La vallée de l'Aisne, où la rivière peut divaguer librement, en fait partie.

    Les pouvoirs publics ont pris un retard important à mettre en place  des zones protégées prévues dans le programme Natura 2000. L'état a tergiversé  devant la pression de certains lobbies dont ceux des chasseurs et des agriculteurs.

    Concernant le classement de certains animaux en"nuisibles", il semble que la même erreur soit en train d'être faite. Le gouvernement a commandé un rapport sur ce point, et les conclusions du rapporteur vont dans un sens rétrograde : on retrouve la notion de nuisibles telle qu'elle existait au siècle dernier.

    La FNE (fédération France Nature Environnement) réagit contre cette optique antiécologique. Voici leur communiqué :

     

    Le député de Moselle, M. Pierre Lang, vient de remettre au ministre de l’écologie M. Borloo son rapport sur la notion d’espèce « nuisible ». A l’heure où la société prend conscience du rôle et de l’importance de la biodiversité pour notre avenir, où les états se mobilisent pour enrayer son déclin, on pouvait espérer trouver dans ce rapport des propositions allant dans le sens d’une meilleure protection de la faune sauvage et d’une réhabilitation des espèces dites « nuisibles ».


    Or c’est tout l’inverse : les propositions du rapport Lang visent à aggraver les menaces sur les espèces sauvages ! Il s’agit notamment :

    - de déroger au statut d’espèce protégée pour permettre la destruction des rapaces ;

    - d’autoriser la destruction des nids et des œufs des oiseaux chassables, actuellement interdite ;

    - de permettre le piégeage et la destruction des espèces classées « nuisibles » sur toute la France, au lieu de les limiter aux départements où ces espèces causent des dégâts ;

    - et même de légaliser l’usage du poison pour le pigeon ramier, alors que les conséquences du poison en milieu naturel sont catastrophiques pour les espèces sauvages.


    chasse.jpgSi la faune sauvage peut poser à certaines activités humaines des problèmes ponctuels qu’il faut résoudre, elle joue aussi un rôle essentiel dans le fonctionnement des écosystèmes, rôle que le rapport occulte totalement. Ainsi, les prédateurs, grands consommateurs de petits rongeurs, sont de précieux alliés de l’agriculture. Répondre aux dégâts par la seule destruction n’est plus acceptable aujourd’hui, alors que des méthodes de prévention, non nocives pour la faune, existent et sont efficaces.


    Pourtant, FNE, la LPO et la Ligue Roc avaient rencontré M. Lang et lui avaient fait des propositions précises pour une amélioration du statut des « nuisibles ». Mais le rapport n’en retient aucune ! M. Lang semble n’avoir entendu que les revendications des chasseurs et des piégeurs, qu’il reprend très largement.


    Ce rapport traduit une vision rétrograde et partisane de la faune sauvage : il ne répond pas aux enjeux de la protection de la nature du XXIe siècle.

    FNE, la LPO et la Ligue Roc appellent à une réhabilitation des espèces dites « nuisibles », qui passe par une réforme de leur réglementation, en phase avec les enjeux cruciaux de sauvegarde de la biodiversité et les attentes de la société.

  • Georgie, un an plus tard

    Un an après, rien n'est réglé en Géorgie.

     

    La fin du conflit entre la Géorgie et la Russie, voilà un des titres de gloire que revendiquait Nicolas Sarkozy, qui exerçait alors la "présidence" de l'Europe.

    En fait son intervention n'a rien réglé, les deux provinces du Nord sont sous contrôle russe, et la Géorgie se trouve fragilisée.

    L'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie n'est pas reconnue sur le plan international, mais la Géorgie n'exerce plus aucun contrôle sur ses ex-provinces. C'est une situation à risque, et les provocations se multiplient à l'approche de l'anniversaire du conflit.

    Voici un extrait de l'éditorial du Figaro, qui prouve que même un journal proche du pouvoir constate que rien n'a été réglé par l'intervention du président français :

     

    Un an après la guerre d'août 2008 en Géorgie, la Russie maintient ses positions. L'accord de cessez-le-feu, qui prévoyait le retour des forces carte_ossetie_du_sud432.gifrusses sur les positions qu'elles occupaient avant le conflit, n'est pas respecté. Moscou accumule les entraves aux missions d'observateurs et persiste à défier la communauté internationale en affirmant l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud. Les deux provinces, en principe géorgiennes, sont en fait durablement intégrées, militairement, économiquement et politiquement à l'espace de la Russie.

    Le Kremlin a étendu sa zone d'influence, infligé une sévère leçon à l'imprudent président Mikhaïl Saakachvili - dont le pays est amputé de 20 % de son territoire -, adressé une mise en garde aux autres États de son « étranger proche ». Mais la Russie a-t-elle pour autant gagné la partie ?
    Pas totalement. Un seul pays, le Nicaragua, peu concerné par la stabilité ou l'instabilité du Caucase, a pu être enrôlé dans la campagne pour la reconnaissance de la souveraineté abkhaze et ossète. Ce n'est pas brillant pour une Russie qui revendique un rôle mondial, mais dont la capacité d'attraction (soft power) s'avère, dans la pratique, inexistante.
    La crise économique a aggravé pour Moscou le coût financier et diplomatique du conflit. Il est donc vraisemblable que le Kremlin y regardera à deux fois avant de se lancer dans une nouvelle aventure militaire.
    Reste que la guerre de l'été dernier était surtout destinée, du point de vue russe, à mettre fin aux velléités de la Géorgie d'accélérer son rapprochement avec l'Otan en vue d'une adhésion à l'Alliance atlantique.