Le régime iranien vient de commettre une ignominie de plus en condamnant le cinéaste Jafar Panahi à six ans de prison, à vingt ans d’interdiction « de réaliser des films, d’écrire des scénarios, de voyager à l’étranger ou de donner des interviews à des médias locaux ou étrangers », et Mohammad Rasoulof, jeune réalisateur qui travaillait avec Panahi, à six ans de prison.
L’Observatoire de la liberté de création dénonce vigoureusement cette atteinte qui ne s’en prend pas seulement aux œuvres, mais à leurs auteurs, et à leurs libertés fondamentales de créateurs et de citoyens, et exige que ces sanctions iniques soient immédiatement abrogées. Nul ne doit être privé de liberté pour ses opinions politiques, nul ne doit être privé de sa liberté de s’exprimer et de créer. Les droits de l’Homme doivent être universels.
L’Observatoire de la liberté de création, qui représente notamment les auteurs de l’écrit, du cinéma, des arts plastiques, et les artistes interprètes, exprime sa totale solidarité aux deux cinéastes victimes de la dictature iranienne.
Paris, le 21 décembre 2010
Car en Iran, ce sont les autorités politiques et religieuses qui sont au-dessus des autorités juridiques. Les mêmes possèdent la vérité, étant les dépositaires directs de leur dieu, accaparent tous les pouvoirs politiques et contrôlent la justice. Dans ce contexte, il ne faut pas espérer voir se développer une opposition réelle, les courageux qui montent au créneau sont vite neutralisés.
respectée, pour que chacun de ses membres soit regardé comme essentiel au devenir de tous.
avec 60% des voix.