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calais - Page 2

  • Démantèlement

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    Dessin de Aurel pour Politis

  • Calais : les bulldozers ne font pas une politique !

    Appel

    Une fois de plus, l’unique réponse qu’envisagent les pouvoirs publics face à la situation dans le Calaisis, c’est l’évacuation d’un camp de réfugiés, et leur dispersion. On feint de s’attaquer aux causes réelles du problème ; mais en réalité, en s’en prenant aux victimes condamnées à se disperser dans la peur, cette politique ne fait que le déplacer et l’aggraver. Cette « solution » n’en est pas une.

    Aux huit organisations qui ont adressé une lettre ouverte à Bernard Cazeneuve pour lui demander de surseoir à l’évacuation programmée d’une grande partie de la « jungle » de Calais, le ministre de l’Intérieur vient d’adresser une réponse qui est une fin de non-recevoir : il justifie sa décision à coups de propos incantatoires sur le respect des droits fondamentaux des migrants et le bien-fondé de politiques qui ne varient pas depuis des années, malgré leur échec évident ; et il rappelle aux associations leur « partenariat » avec l’État comme pour les impliquer dans la politique qu’elles contestent. Dans la foulée, la préfecture du Pas-de-Calais vient de publier un arrêté ordonnant aux occupants de la zone sud du bidonville, dite « la Lande », de quitter les lieux mardi 23 février au plus tard.

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  • Adeline Hazan dénonce les conditions de déplacement et de rétention des migrants de Calais

    Il s'est créé à Calais un point de fixation de migrants venant d'horizons différents, mais souhaitant tous rejoindre l'Angleterre. Cette situation n'est pas nouvelle, mais les autorités gouvernementales ne proposent aucune solution à ce problème, laissant pourrir la situation aux détriments de tous. La justice a récemment condamné l'Etat pour manquement à ses devoirs, en particulier pour ne pas mettre en place des services minimums d'hygiène (enlèvement des ordures ménagères, accès à l'eau, équipement en toilettes).

    IMAGE_20080318_82085.jpgLe ministère de l'Intérieur organise des départs forcés, dans des conditions que dénonce la la contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL). C'est Adeline Hazan qui occupe ce poste, après avoir été battue aux dernières élections municipales. L’ancienne députée européenne et ancienne maire PS de Reims est aussi juriste de formation : elle dresse un réquisitoire sévère de la gestion politique de ce dossier.

    Voici des extraits de son site, dans lesquels elle dénonce certains faits et elle recommande qu'il soit mis fin à ces procédures.

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  • Calais : l’Etat sommé par la justice de protéger les droits des réfugiés et migrants

    Communiqué d'Amnesty International le 03/11/2015

    Le 26 octobre 2015, aux côtés de requérants soudanais, érythréen, irakien, afghan, Médecins du Monde et le Secours Catholique ont déposé devant le tribunal administratif de Lille un recours en urgence pour dénoncer le non-respect de plusieurs droits fondamentaux. Nous avons soutenu cette procédure en intervenant volontairement dans cette affaire.

    Nous saluons la décision de justice du 2 novembre 20115 qui reconnaît la situation d’urgence sur le bidonville de Calais et les insuffisances des autorités publiques. Grâce à cette décision, l’Etat est contraint de prendre des mesures rapides pour protéger les droits des réfugiés et migrants.

    Plusieurs atteintes aux droits étaient soumises à la justice : le droit au respect de la vie, le droit à la dignité humaine, le droit de ne pas subir de traitements inhumains ou dégradants, le droit d’asile.

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  • Jungle de Calais : l'appel des 800

    L’appel de Calais

    Depuis des semaines, de nombreuses associations sur le terrain cherchent à alerter l’opinion publique des épouvantables conditions de vie réservées aux migrants et aux réfugiés de la jungle de Calais.

    Cinq à six mille femmes, hommes et enfants, épuisés par un terrible voyage, laissés à eux-mêmes dans des bidonvilles, avec un maigre repas par jour, un accès quasi impossible à une douche ou à des toilettes,une épidémie de gale dévastatrice, des blessures douloureuses, des abcès dentaires non soignés. Et les viols des femmes. Les enfants laissés à eux-mêmes dans les détritus. Les violences policières presque routinières. Les ratonnades organisées par des militants d’extrême droite.

    Jusqu’à quand allons-nous nous taire ?

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  • Calais : et si on respectait enfin les droits de ces personnes ?

    Communiqué d'Amnesty International le 05/08/2015

    Une enfant de trois ans hissée au-dessus des barbelés pour tenter de rejoindre l’Angleterre. Une image qui à elle seule résume tout le drame des réfugiés aujourd’hui : obligés de se mettre en danger pour trouver une protection qu’aucun Etat n’est prêt à leur donner spontanément.

    Cette jeune fille s’appelle Isra et elle est Erythréenne. D’après les médias , accompagnée de sa mère, elle tenterait de rejoindre son père déjà présent en Angleterre depuis deux ans. 

    Toutes les deux ont fui l’Érythrée, pays au sombre bilan en matière de droits humains. Avec le Soudan, l’Éthiopie ou la Syrie, c’est l’une des nationalités présentes à Calais.

    Le parcours que retracent les médias ressemble à celui de millions d’autres personnes à travers le monde qui ont tout quitté pour échapper à la guerre ou à la persécution.

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  • Chasser les passeurs ou chasser les migrants ?

    La fermeture de la "jungle" de Calais avait comme but annoncé de traquer les responsables des filières clandestines de migration.

     

    Le résultat officiel annonce zéro passeur arrêté, mais de nombreux candidats à l'immigration en Angleterre interpelés(dont beaucoup de mineurs).

    Les commentateurs, en particulier outre-Manche, estiment qu'il s'agit d'un coup d'épée dans l'eau, aucune solution au problème posé n'étant apportée.

     

    La fermeture du centre de Sangatte en 2002 par un certain ministre de l'intérieur (qui est monté en grade depuis) devait déjà résoudre le problème. Ce devait être un signal pour faire cesser "l'appel d'air de l'immigration clandestine dans le monde".

     

    Cette immigration découle de conditions objectives qui n'ont pas changé depuis 2002, les flux n'ont donc pas changé non plus. Il ne fallait pas être grand cler pour le prévoir.

    Le démantélement de la "jungle" est dans la même logique, qui ne résoud aucun problème, et ne joue que sur l'image et l'apparence.

     

     

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