Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

calais - Page 2

  • A Calais, la guerre des lieux et des horaires

    Communiqué de "l'auberge des migrants"

    Tous les soirs, les forces policières sont présentes sur le lieu de distribution de nourriture : « Vous avez une heure ». Dans le jeu du chat et de la souris, les exilés et les associatifs ont droit à une heure durant laquelle ils peuvent dire « pouce ».


    A Calais, la lutte continue

    Pourtant, les associations ont remporté le référé-liberté contre l’arrêté « anti-nourriture » de la mairie de Calais. Cette victoire juridique avait permis d’obtenir l’autorisation de distribuer de la nourriture dans la Zone Industrielle des Dunes, lieu de vie d’une grande partie des exilés présents à Calais.

    Le nombre d’exilés continue à augmenter, avec de nouvelles arrivées quotidiennes et une diversité croissante des âges et nationalités. En conséquence, de nouveaux lieux de vie sont apparus, disséminés dans les contours extérieurs de la ville et dans les parcs du centre.

    Pour répondre aux besoins, les associations ont mis en place un point de distribution fixe dans  la ZI des dunes pour le déjeuner et le dîner, et des maraudes pour couvrir les autres lieux. Autour de ces points de distribution, de nouvelles actions se développent, pour offrir aux exilés des consultations médicales, du soutien psycho-social, ou encore de l’information sur leurs droits.

    Lire la suite

  • Emmaüs demande le report du démantèlement de Calais

    Communiqué d'Emmaüs France le 10.10.2016

    La date du 17 octobre semble se confirmer pour le début des opérations de démantèlement de la Jungle à Calais. Si Emmaüs a toujours considéré que la mise à l’abri des occupants de ce bidonville était une question d’urgence nationale, le mouvement considère que les conditions ne sont pas réunies pour une opération humanitaire efficace. C’est pourquoi Emmaüs France demande le report de l’opération pour garantir la prise en charge de chacun dans le respect de ses droits et de sa dignité.

    Il y a deux semaines, Bernard Cazeneuve et Emmanuelle Cosse ont promis aux associations que chaque habitant du bidonville serait relogé et qu’un diagnostic commun préalable serait effectué pour identifier les situations particulières. A une semaine du démantèlement annoncé, rien n’a été fait, ce qui rend caduque l’espoir d’une opération véritablement humanitaire.

    Lire la suite

  • Démantèlement

    hollande-jungle-calaisok.jpg

    Dessin de Aurel pour Politis

  • Calais : les bulldozers ne font pas une politique !

    Appel

    Une fois de plus, l’unique réponse qu’envisagent les pouvoirs publics face à la situation dans le Calaisis, c’est l’évacuation d’un camp de réfugiés, et leur dispersion. On feint de s’attaquer aux causes réelles du problème ; mais en réalité, en s’en prenant aux victimes condamnées à se disperser dans la peur, cette politique ne fait que le déplacer et l’aggraver. Cette « solution » n’en est pas une.

    Aux huit organisations qui ont adressé une lettre ouverte à Bernard Cazeneuve pour lui demander de surseoir à l’évacuation programmée d’une grande partie de la « jungle » de Calais, le ministre de l’Intérieur vient d’adresser une réponse qui est une fin de non-recevoir : il justifie sa décision à coups de propos incantatoires sur le respect des droits fondamentaux des migrants et le bien-fondé de politiques qui ne varient pas depuis des années, malgré leur échec évident ; et il rappelle aux associations leur « partenariat » avec l’État comme pour les impliquer dans la politique qu’elles contestent. Dans la foulée, la préfecture du Pas-de-Calais vient de publier un arrêté ordonnant aux occupants de la zone sud du bidonville, dite « la Lande », de quitter les lieux mardi 23 février au plus tard.

    Lire la suite

  • Adeline Hazan dénonce les conditions de déplacement et de rétention des migrants de Calais

    Il s'est créé à Calais un point de fixation de migrants venant d'horizons différents, mais souhaitant tous rejoindre l'Angleterre. Cette situation n'est pas nouvelle, mais les autorités gouvernementales ne proposent aucune solution à ce problème, laissant pourrir la situation aux détriments de tous. La justice a récemment condamné l'Etat pour manquement à ses devoirs, en particulier pour ne pas mettre en place des services minimums d'hygiène (enlèvement des ordures ménagères, accès à l'eau, équipement en toilettes).

    IMAGE_20080318_82085.jpgLe ministère de l'Intérieur organise des départs forcés, dans des conditions que dénonce la la contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL). C'est Adeline Hazan qui occupe ce poste, après avoir été battue aux dernières élections municipales. L’ancienne députée européenne et ancienne maire PS de Reims est aussi juriste de formation : elle dresse un réquisitoire sévère de la gestion politique de ce dossier.

    Voici des extraits de son site, dans lesquels elle dénonce certains faits et elle recommande qu'il soit mis fin à ces procédures.

    Lire la suite

  • Calais : l’Etat sommé par la justice de protéger les droits des réfugiés et migrants

    Communiqué d'Amnesty International le 03/11/2015

    Le 26 octobre 2015, aux côtés de requérants soudanais, érythréen, irakien, afghan, Médecins du Monde et le Secours Catholique ont déposé devant le tribunal administratif de Lille un recours en urgence pour dénoncer le non-respect de plusieurs droits fondamentaux. Nous avons soutenu cette procédure en intervenant volontairement dans cette affaire.

    Nous saluons la décision de justice du 2 novembre 20115 qui reconnaît la situation d’urgence sur le bidonville de Calais et les insuffisances des autorités publiques. Grâce à cette décision, l’Etat est contraint de prendre des mesures rapides pour protéger les droits des réfugiés et migrants.

    Plusieurs atteintes aux droits étaient soumises à la justice : le droit au respect de la vie, le droit à la dignité humaine, le droit de ne pas subir de traitements inhumains ou dégradants, le droit d’asile.

    Lire la suite

  • Jungle de Calais : l'appel des 800

    L’appel de Calais

    Depuis des semaines, de nombreuses associations sur le terrain cherchent à alerter l’opinion publique des épouvantables conditions de vie réservées aux migrants et aux réfugiés de la jungle de Calais.

    Cinq à six mille femmes, hommes et enfants, épuisés par un terrible voyage, laissés à eux-mêmes dans des bidonvilles, avec un maigre repas par jour, un accès quasi impossible à une douche ou à des toilettes,une épidémie de gale dévastatrice, des blessures douloureuses, des abcès dentaires non soignés. Et les viols des femmes. Les enfants laissés à eux-mêmes dans les détritus. Les violences policières presque routinières. Les ratonnades organisées par des militants d’extrême droite.

    Jusqu’à quand allons-nous nous taire ?

    Lire la suite