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ardennes - Page 47

  • L'essence de l'art

    L"Aire des Ardennes, Woinic", voilà le nom qui a été donné à l'aire de service de l'A34.

     

    Attention.jpgCet équipement vient d'être inauguré  par le président du conseil général, le préfet et tout ce qui compte vraiment dans le département (enfin, on n'y était pas). Il manquait également le sculpteur qui a créé Woinic, ce qui faisait un peu bizarre.

    En relisant l'excellent discours du président Huré, on s'aperçoit qu'il félicite Total pour son aménagement avec force de qualificatifs, mais qu'Éric Sléziak est totalement absent de son propos.

    Bien sûr, c'est l'aire de service qui était mise en valeur ce jour, mais ce n'était pas très raffiné d'oublier l'artiste qui a réalisé l'œuvre qui donne son nom à l'ensemble.

    Notre (monumental) confrère L'union donne l'explication de cette  double absence :

    En fait, Éric Sléziak est en froid avec les autorités locales. Il leur reproche de ne pas l'avoir soutenu lors 400_F_7665645_Hd4IdM0cpGnqXGmZaa05LOSMHZPOhoOp.jpgd'ennuis avec la gendarmerie (un contrôle positif d'alcool au volant).

    Il a donc refusé de venir à Saulces-Monclin, et a disparu des discours officiels. Pauvre artiste, mais comment ta création est-elle utilisée ?

    A se demander si, au total, l'essence de l'art ne serait pas de faire surgir des pompes à carburants au milieu des champs de betteraves.

     

  • Merci pour votre générosité

    La préfecture  publie les chiffres de l'intervention financière de l'Etat dans les Ardennes.


    Vous pourrez lire ces chiffres et les commentaires du préfet sur le site de la préfecture.

     

    Nous n'allons pas commenter ces données dans leur totalité. On remarque que le Préfet se réjouit d'être le premier employeur des Ardennes, avec " des agents de la fonction publique qui contribuent, avec leur famille, au développement de l'économie locale".

    Il faut donc bien admettre que la politique gouvernementale actuelle, qui supprime un poste sur deux de fonctionnaires partant à la retraite, contribue au déclin de l'économie locale: c'est un choix politique particulièrement dogmatique, que même le président de la Cour des Comptes critique.

     

    tva.jpgParmi les chiffres à méditer, il y a celui des recettes : elles se montent à environ 559 millions d'euros pour 2008.

    La TVA représente plus de la moitié de cette somme : 283 millions d'euros. Cette proportion est en hausse depuis 2006, et vient donc de franchir la barre des 50%.

    L'impôt sur le revenu et celui sur la fortune apportent à eux deux 114,6 millions d'euros dans le département, très loin derrière la TVA.

    Ce déséquilibre entre les impôts indirects et les impôts directs est une marque forte d'un choix politique et social.

    Un impôt indirect comme la TVA est payé par tous, et au même taux : c'est l'imposition la plus injuste, pour lequel le pauvre et le riche payent la même somme pour un achat donné.

    L'imposition directe est plus juste, malgré des dispositions comme le bouclier fiscal. En principe, les gros revenus payent plus que les petits revenus.

     

    La balance entre les deux impositions est un signe très représentatif des choix faits par nos élus : Ici les chiffres sont clairs, dans les Ardennes, nos représentants de la majorité présidentielle préfèrent faire payer les pauvres que les riches C'est leur choix, ils n'ont pas à s'en cacher, même s'il n'y a pas de quoi être fier.

     

  • Menus Copenhague


    Des restaurants ardennais se mobilisent pour réaliser des menus Copenhague : les aliments qui vous seront servis sont produits à moins de 80 km de votre assiette !


    Un menu a moins de 80km, c'est une manière inhabituelle de gérer notre budget alimentation. En effet, l'alimentation est un des postes "cachés" de dépenses énergétique qui composent notre quotidien. Nos habitudes alimentaires influent fortement sur notre consommation d'énergie .

     

    Le transport des produits alimentaires sur des milliers de kilomètres pour les amener aux consommateurs contribue fortement aux émissions de GES. Transport entre le producteur, transformateur et lieu de vente : selon les modes de transport, les aliments auront une note plus ou moins salée en GES. Ainsi, le transport par avion est environ 40 fois plus émetteur que le transport par bateau ! Le transport routier (camions) est 4 fois plus émetteur que le transport ferroviaire et 6 fois plus que le transport fluvial.

    Pour changer notre vision de l'alimentation, 7 restaurants ardennais ont décidé de mettre en place un menu à moins de 80km, collant ainsi à l'actualité de Copenhague.

    La liste des restaurants

    Elle sera complétée les 10 et 11 décembre ; les premiers restaurateurs sont :

    A Charleville :
    Lard des mets, rue Bourbon (03 24 32 38 07)
    Le cochon qui louche, 31 rue Victoire Cousin (03 24 35 49 05)
    La Clef des Champs, 33 rue du Moulin (03 24 56 17 50)

    A Buzancy :
    L'Hôtel du Saumon, Place du Général Chanzy (03 24 30 02 42)

    A Haybes :
    Le moulin Labotte, 52 rue Edmond Dromzart (03 24 41 13 44)

    A Rethel :
    Le Régal&Vous, 3 boulevard de la 2ieme DI (03 24 38 24 13)
    La Table de Sandorine, Zone de l'Etoile (03 24 38 31 35)

    A Sedan :
    Au bon vieux temps, 3 Place de la Halle (03 24 29 03 70)

    A Vouziers :
    La Cigale, 56 avenue Charles de Gaulle (03 24 71 89 73)

     

     

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  • les Ardennes sont malades

     

    Les Ardennes sont malades, le gouvernement a fait le diagnostic, mais il n'a pas encore trouvé de traitement efficace.

     

     

    Voici un article des"Echos" sur la situation du département. Ce journal économique cite Boris Ravignon comme source principale d'informations, faisant preuve par là d'une objectivité très relative. Il est vrai que le monde des affaires (Les Echos) et les politiques de droite sont en cousinage très rapproché.

     

    Pour avoir une idée de l'évolution de la situation locale par rapport à la région ou à l'ensemble du pays, voici un petit tableau de l'INSEE  (évolution sur 5 trimestres,  du 2ème au 4ème pour 2008, deux premiers trimestres 2009):

     

     

    Taux de chômage au sens du BIT

     


    France métropolitaine        7,3        7,4       7,8      8,5          9,1


    Taux de chômage localisé
    Champagne-Ardenne        7,8        8,0        8,6      9,4        10,0


    Ardennes                           10,1     10,3      11,3     12,5       13,2
    Aube                                   8,1        8,2        8,5       9,1         9,6    
    Marne                                 6,8       7,0         7,5       8,2         8,7    
    Haute-Marne                      7,3        7,6        8,3       9,4        10,2

     

     

     

     

    L'Etat au chevet des Ardennes


    Ce département est une sorte de laboratoire de ce que les territoires peuvent attendre de l'Etat. Tout a été essayé. Les nombreuses dispositions prises semblent avoir enrayé la dégradation. Mais sans doute manque-t-il encore une action plus offensive pour trouver des relais de croissance.

    DOMINIQUE CHARTON, Les Echos
    DE NOTRE CORRESPONDANT À REIMS.

    Le département des Ardennes a bénéficié de toute la panoplie des dispositifs nationaux d'aide à la revitalisation des territoires : zone franche dans le nord du département, contrat de développement économique, enveloppe du fonds de revitalisation des territoires et même un contrat de redynamisation de site militaire pour Givet. Rien n'y fait pourtant. De récentes restructurations ont à nouveau fragilisé le tissu industriel du département. Et l'Insee Champagne-Ardenne y observe une nouvelle poussée du chômage à 13,2 %, plus importante que dans les trois autres départements de la région.

    Boris Ravignon, élu UMP du conseil général , dont il préside la commission économique, assure que « la dégradation a été un peu enrayée ». Le conseiller spécial pour les énergies renouvelables à l'Elysée y voit la patte du président de la République.

    Pour lui, sans cette attention particulière, il ne fait par exemple aucun doute que le 3e régiment de génie de Charleville-Mézières et son millier d'hommes serait passé à la trappe de la réforme des armées.« Ce régiment va même être renforcé. Il y aura en définitive plus de militaires dans les Ardennes après qu'avant la réforme »,souligne-t-il.

    De même l'installation de l'ANTS (Agence nationale des titres sécurisés) à Charleville-Mézières constitue un« geste symbolique » pour ancrer les Ardennes dans une logique de laboratoire territorial. De la même manière, la branche ouest de l'A34 entre Charleville-Mézières et la frontière belge est le seul équipement autoroutier à être passé entre les mailles du filet du Grenelle de l'environnement. Prévu pour commencer début 2010, ce chantier de 330 millions d'euros, dont 165 à la charge de l'Etat et le solde à celle des collectivités locales et de l'Europe, doit ouvrir dès 2014 le département aux grandes zones portuaires de Belgique et des Pays-Bas.« Les Ardennes seront replacées sur une zone de passage », commente l'élu ardennais, qui mentionne aussi« les opérations de rénovation de l'habitat, 300 millions d'euros, dont 200 millions sur Charleville-Mézières. On va embaucher dans le secteur »,assure-t-il.

    In fine, Boris Ravignon conçoit qu'il faut être désormais« plus offensif »et trouver de nouveaux relais de croissance.« Il faut être réaliste. Il est trop tôt pour dire que les Ardennes sont en voie de guérison. »

     

  • Mieux vaut être riche et bien portant ...

    La maladie frappe aveuglément, personne n'est à l'abri d'un cancer ou d'une maladie grave.

    Ce constat est vrai, mais il existe pourtant de grandes différences de santé suivant la catégorie sociale à laquelle vous appartenez, ou suivant le lieu où vous habitez.
    Ces faits sont connus depuis longtemps, et ils ne vont pas en s'améliorant. Voici ce que disent les chercheurs , :

    Le défi est de taille. Les inégalités socio-économiques devant la santé, phénomène connu depuis le XVIIIe siècle, sont particulièrement fortes dans le domaine du cancer. Pire, elles s'aggravent. «Les écarts de mortalité en fonction de la catégorie sociale se sont même creusés, tant pour les hommes que pour les femmes françaises, au cours du dernier quart du XXe siècle», notent l'économiste Jean-Paul Moatti (université d'Aix-Marseille) et ses collègues dans l'ouvrage La Vie deux ans après le diagnostic de cancer (La Documentation française, 2008).

     

    Le problème est bien socio-économique: Inégalité dans le mode de vie, dans le savoir et la culture, dans l'accès aux soins et à la prévention.

    Toutes ces différences accumulées aboutissent à de milliers de morts évitables, mais dont les plus pauvres et les plus isolés sont les victimes.

     

    Les Ardennes sont un territoire qui cumule les difficultés : dans le domaine économique, dans l'isolement géographique, dans le domaine social.

    Les cartes ci-dessous vous indiquent les différences de taux de cancer en fonction des départements. Les différence sont considérables, plus de 50% de cas en plus dans notre département.

     

    A Vouziers, il vient d'être mis fin à la pratique des coloscopies qui permettent un dépistage et une prévention du cancer du colon. C'est une des conséquences de la fermeture du bloc chirurgical, et de politique budgétaire mis en place nationalement.

    C'est portant ce type d'acte de dépistage qui doit se faire au plus près des populations. La logique économique a pris le dessus, la logique de santé n'est que secondaire. C'est un exemple frappant des conséquences de décisions imposées dont sont victimes des territoires fragiles et excentrés

     

    Sarkozy annonce un "plan cancer" pour réduire ces inégalités. On vient de voir qu'elles sont liées directement aux inégalités sociales, il aura donc bien du mal à changer vraiment les choses.

    Il est vrai qu'il doit déjà réformer le capitalisme, alors dans la foulée, il peut bien vaincre la misère sociale et ses conséquences.









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  • grippe : le préfet s'inquiète

    On entend moins parler de l'épidémie de grippe, ce qui ne veut pas dire que le virus n'est pas présent.

     

    Pour le moment, il n'y a pas de montée en puissance de l'épidémie pour des raisons peut-être liées au climat : le temps doux n'est pas favorable à ce type de pathologie.

    Le gouvernement continue de mettre en place des mesures préventives, et en particulier la vaccination.


    concours-sept-applati-web.jpgDans les Ardennes, on sait désormais qu'il y aura 6 centres de vaccination dont un à Vouziers. Pour notre secteur il devrait se situer à la salle Bellevue, ce qui permet de laisser en activité normale la salle des fêtes et les gymnases.

    Les crénaux horaires sont programmés les lundis, mercredis, vendredis et samedis après-midi, à partir de fin octobre, date à laquelle le vaccin serait disponible. Les assurés seront convoqués par un courrier de la CPAM.

     

    Le problème qui se pose au préfet est de trouver des médecins pour encadrer ces séances de vaccinations. Dans un courrier daté du 07 octobre, il constate qu'il n'est pas en mesure d'assurer les séances collectives de vaccination, faute de réponses positives des médecins ardennais.

    Une réunion est organisée ce 12 octobre pour trouver une solution.

    Il faut dire que les médecins de ville auront déjà à s'occuper de leur patients habituels, et la situation risque d'être tendue en période épidémique.

    De plus ils ont été dépossédés de la vaccination contre la grippe saisonière l'an dernier, sans concertation. Il n'est pas aisé de les mobiliser et de leur dire qu'ils sont indispensables cette année.

    Le vaccin semble susciter beaucoup de réticences dans la population, on peut se demander si la campagne de vaccination massive sera un succès.