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économie et finances - Page 163

  • Chômage : pas d'amélioration en vue

    Les chiffres officiels du chômage pour août 2011 sont parus.

     

    Comme d'habitude, la communication du gouvernement veut faire passer une mauvaise nouvelle pour une bonne chose.

    Le communiqué officiel indique :

    Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A a baissé de 2000 au mois d’août 2011, pour s’établir désormais à 2 754 500. Le nombre de jeunes demandeurs d’emploi recule également de 6 300 (-1,4%), soit une baisse de 3,6% sur un an.
    Xavier Bertrand, ministre du travail, de l’emploi et de la santé relève que cette évolution positive est obtenue sur le front de l’emploi malgré un net ralentissement de la croissance depuis plusieurs mois.

    Le communiqué ne présente pas d'autres chiffres, il faut chercher plus loin pour trouver :

    Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégories B et C s’établit à 1 393 700 enchomeurs-300x300.jpg France métropolitaine fin août 2011. En août, le nombre de ceux de catégorie B augmente de 2,9 % (+7,2 % sur un an) et le nombre de ceux de catégorie C s’accroît de 0,7 % (+9,5 % sur un an).

     

    Au total, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégories A, B, C s’établit à 4 148 200 en France métropolitaine fin août 2011 (4 412 700 en France y compris Dom). Ce nombre est en hausse de 0,5 % (+20 200) au mois d’août. Sur un an, il augmente de 4,3 %.

     

    En fait seule la catégorie A est en très légère baisse (-0,1% ), le chiffre total des catégories A B et C augmente de 0,5 % sur un mois et de 4,3 % sur un an (4 412 700 personnes au chômage en France).

    Malgré cette réalité, le ministre se réjouit d'une baisse catégorielle même pas significative et en tire des conclusions optimistes, "oubliant" les chiffres globaux qui lui sont défavorables.

     

    Pour les Ardennes, l'évolution est comparable :

    D'après le site de la préfecture de Région , le nombre total de chômeurs augmente de 0,8%.

     

    Fin août 2011, dans le département des Ardennes, 13 762 personnes sont inscrites à Pôle emploi en catégorie A. Ce nombre diminue de 1,0 % par rapport à fin juillet 2011 ( - 134). Sur un an, il est en augmentation de 2,3 %

     

    Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A, B, C s'établit à 20 794 dans le département des Ardennes, fin août 2011. Ce nombre augmente de 0,8 % (+ 166). Sur un an, il augmente de 6,9 %.

     

    Ces mauvais chiffres tombent alors que les prévisions de croissance pour les mois et années qui viennent sont revues à la baisse par tous les institutions et observateurs.

    Comme l'économie libérale ne sait  créer de l'emploi qu'avec de la croissance on a beaucoup de raisons d'être inquiet pour les mois à venir.

  • Vouziers intoxiqué ?

    Le monde de la finances n'a pas fini de nous révéler tous ses secrets et toutes ses astuces.

    Le journal Libération consacre ce jour un dossier aux emprunts toxiques que les collectivités territoriales ont contractés.

     

    Plusieurs banques dont Dexia ont fait souscrire aux communes des emprunts avec des modalités de dexia-einstein.jpgcalcul très complexes pour le taux d'intérêt.

    Actuellement certaines devises montent (Franc suisse par exemple), les taux de référence varient et au total les sommes à rembourser peuvent augmenter considérablement.

    La ville de Vouziers est citée dans l'enquête de Libération, parmi des dizaines d'autres. Heureusement notre commune est peu endettée, et ses emprunts ont été renégociés il y a peu de temps, avec l'aide d'un cabinet spécialisé.

    D'après l'article du journal, Vouziers serait concerné pour un seul contrat auprès de Dexia. Cet emprunt de 336 000 euros entraînerait un surcout de 39.000 euros, l'échéance finale étant fixée en 2022.

    Cette somme sera à la charge de la ville, mais son payement s'étalera sur plusieurs années budgétaires.

    Au total, on peut voir que cette situation ne met pas du tout en péril les finances de la ville.

     

    Ce n'est pas la même chose pour d'autres communes, dont certaines de la région, qui sont confrontées à des surcouts beaucoup plus importants.

    Dette_Toxique.jpgCitons dans le département Fumay (2 000 000 d'euros), Givet (2 597 000 euros) ou bien hors département Romilly sur Seine (4 491 000 euros ).

    Des difficultés sérieuses sont donc à prévoir pour ces collectivités, sans pouvoir attendre d'aide de l'état ou des départements déjà bien endettés ou encore moins des banques dont la situation est actuellement délicate.

    La préparation des budget 2012 va constituer un sérieux casse-tête pour ces communes qui vont payer au prix fort les "bons conseils" des banques.

  • Banques : une semaine à haut risque

    Vendredi 9 septembre a été un nouveau jour noir pour les banques.

     

    En ce qui concerne les établisements français les plus exposés, on a noté une chute de 10% pour la Socité societe-generale.jpgGénérale, de 7 % pour le Crédit Agricole et la BNP Paribas. Cette baisse en un seul jour est considérable, d'autant qu'elle s'ajoute à celle des semaines précédentes.

    Pourtant nos dirigeants politiques avaient déjà sauvé les banques au début de la crise actuelle ( il n'était pas peu fier notre président -sauveur du monde ) et les tests pratiqués ces derniers temps avaient semble-t-il montré la bonne santé des banques françaises.

    La notation des trois banques citées plus haut avait déjà été baissée par deux agences, la troisième  (Moody's ) devrait le faire dans les jours prochains (voir le journal Les Echos). Dans le contexte actuel, logo-societe-generale.jpgcette nouvelle est une menace lourde pour ces établissements bancaires. Ils sont au coeur du dispositif économico-financier de notre pays, et les conséquences d'une chute d'une ou plusieurs de ces banques seraient immenses.

     

    Quand on connaît la nervosité de la Bourse actuellement de telles nouvelles, rapportées par un journal proche des milieux patronaux, font craindre non seulement une poursuite de la chute des cours boursiers mais des incidences lourdes sur l'économie réelle.

  • Peugeot à Vouziers : les grandes vacances

    Après la période des vacances, pour ceux qui peuvent en prendre, vient inévitablement la rentrée.

     

    Pour le garage Peugeot de Vouziers, il semble que cette date de rentrée soit repoussée à une date peugeot,garage,fermeture,concessioninconnue. Le panneau affiché sur la vitrine annonce une reprise pour le 5 septembre. Le 10 septembre, le garage est désert, aucun signe d'activité, les vitrines sont vides, le matériel inexistant.

    Il faut savoir que les concessions Peugeot des Ardennes ont été reprises par le groupe Hess au printemps dernier (voir à ce sujet le communiqué du groupe). Le groupe Hess a la particularité de racheter des concessions de toutes les marques, il se développe dans la partie est de notre pays.

    La concession de Vouziers est toujours notée comme faisant partie du groupe sur leur site.

    Par contre sur le site de Peugeot, le nom de Vouziers n'apparaît pas.

    On peut s'interroger sur la stratégie du groupe Hess, et au risque de se faire montrer du doigt comme trop pessimiste, on peut aussi s'inquiéter du devenir du garage de la rue Bournizet.

    C'est un service à la population qui est en jeu mais aussi des emplois direct et indirects. On peut aussi regretter que le groupe ne joue pas carte sur table, et annonce une reprise qui n'existe pas.

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    Le garage et ci-desus l'affiche, clichés pris le 10 septembre 2011

  • Plan d'austérité en Grèce et en France

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    Dessin du Canard Enchaïné

  • Grèce : un nouveau plan qui ne résoud pas le problème

    Les Européens viennent de conclure un second plan de sauvetage de la Grèce.

     

    Plus de 100 milliard de d'euros sont prévus pour empêcher l'effondrement du pays et de la zone euro.

    Mais la réaction des agences de notation est négative. Ces "juges de paix" du système libéral baisse àisi6ycss.gif nouveau la note de la Grèce qui se trouve à deux pas du zéro pointé. Par ce geste, les agences veulent signifier que des pertes sont à prévoir pour les détenteurs de la dette grecque, et que la situation de fond n'est pas résolue. Le site "moneyweek.fr" écrit :

    Trop d’incertitudes pèsent donc encore sur les modalités du plan et la participation du secteur privé.

    Au delà de l’aspect technique, le deuxième plan d’aide ne résout en rien le problème de solvabilité de la Grèce. Son niveau de dette n’est plus supportable pour son économie. Comme l’explique L’Agefi Hebdo de la semaine dernière, même en réduisant le déficit budgétaire à 2,6% en 2014 (objectif ambitieux) et en renouant avec la croissance, la dette publique ne fera que se stabiliser autour de 160% du PIB.

    A ce rythme, Athènes ne retrouvera son ratio d’endettement d’avant-crise qu’à partir de 2030. En outre, la charge de la dette va exploser pour représenter rapidement 20% des recettes fiscales du pays, ce qui n’est pas tenable.

    (...)Ce ne sera donc pas suffisant. Il est très probable que la dette grecque soit encore au-dessus de 100% de PIB pendant encore plusieurs décennies.

    Solidaires jusqu’à quand ?
    Enfin, pendant combien de temps la solidarité entre Etats membres de la Zone euro tiendra-t-elle ? Pour la France, le nouveau plan d’aide va se traduire par une hausse de 15 milliards d’euros de la dette française d’ici à 2014. Cela risque de compromettre l’objectif de faire reculer le taux d’endettement du pays à partir de 2013. Nous serons alors juste après une élection présidentielle…

     

    En France, Nicolas Sarkozy veut profiter de la signature du plan pour appeler à l'Union Sacrée. Comme il y a union de tous les pays pour aider la Grèce, il devrait y avoir union des parlementaires pour aider la France à s'en sortir.

    La ficelle est un peu grosse à moins d'un an des élections présidentielles. Il n'existe pas qu'une seule façon d'analyser la crise, et de trouver les moyens de la surmonter. Sarkozy protège toujours ses électeurs potentiels, il vient de rassurer les restaurateurs sur le maintien de la TVA à 5,5%. Il déclare:

    Le président appelle les parlementaires à "se rassembler" au-delà "des intérêts partisans". "En France, dans les mois qui viennent, nous avons besoin aussi de nous rassembler sur ces questions essentielles, au-delà des intérêts partisans", poursuit le président Sarkozy.

    "La représentation nationale que vous incarnez jouera, j'en suis sûr, un rôle majeur pour assurer le sens de notre responsabilité commune face à l'Histoire", ajoute-t-il alors que la question d'une convocation du Congrès pour inscrire dans la Constitution des règles de retour à l'équilibre budgétaire devrait être débattue à la rentrée."

     

    sarkozygrossetetems8.jpgCe sont des propos qui visent à gêner le PS et qui tentent de lui donner une stature de grand de ce monde. Cette image qu'il veut donner vient un peu tard, après ces années de décisions où les choix ont toujours pencher vers la préservation des avantages des plus riches.

    Il ne fait pas de doute que Nicolas Sarkozy continuera à essayer d'utiliser les crises ( euros, Afghanistan,..)pour promouvoir l'Union Nationale, c'est à dire tous derrière le Président. Cela peut fonctionner à la marge pour un certain nombre d'électeurs, mais d'ici qu'il arrive à convaincre une majorité, il y a encore loin : tous ceux qui vivent les conséquences de ses choix politiques n'oublient pas ce qu'il a fait.

  • Les pyromanes saluent le plan anti-incendie de la zone euro

    Un communiqué de ATTAC sur le plan de sauvetage de la Grèce

     

     

    Réuni le 21 juillet à Bruxelles, le sommet de la zone euro a élaboré un nouveau et nième “plan de sauvetage” de la Grèce. Outre le déblocage à court terme de nouveaux prêts pour la Grèce, ce plan comporte une nouveauté principale: le Fonds européen de stabilité financière pourra être autorisé à acheter les obligations grecques, irlandaises et portugaises sur le marché secondaire. En clair, les États et donc les contribuables européens vont pouvoir débarrasser les banques et les fonds d'investissement de ces titres, considérés comme « pourris » puisque les pays débiteurs sont en voie de faire défaut sur leur dette.

    La Banque centrale européenne, jusqu'à présent seule à pouvoir décharger les banques de ces 51094602_pjp3425-8fcf9.jpgcréances douteuses, exigeait que l'Union européenne prenne le relais: elle a eu satisfaction. C'est donc une nouvelle étape de la socialisation des pertes, que les banques européennes auraient théoriquement dû prendre en charge pour avoir prêté de façon inconsidérée à des pays surendettés. Une socialisation par anticipation, à la différence de celle de 2008-2009 : brillante manière de tirer les leçons de la crise financière, puisqu'aujourd'hui les États déchargent les banques de leurs pertes avant même qu'elles ne soient réalisées !

    Certes, l'accord européen prévoit une « participation volontaire » des banques privées sous la forme d'un renouvellement des prêts, d'un rééchelonnement (allongement de la durée du prêt) ou d'un rachat. Mais les spéculateurs ne s'y sont pas trompés : ce défaut sélectif et volontaire ne coûtera pas cher aux banques, dont les actions ont spectaculairement grimpé jeudi à Paris, Londres, Milan, Francfort... Les pyromanes saluent ainsi le plan anti-incendie de la zone euro.

    Enfin l'accord organise un certain allègement du fardeau de la dette des pays attaqués par les marchés, avec un allongement des durées de prêt (à 15 ans minimum) et une diminution d'un point (de 4,5% à 3,5%) du taux d'intérêt consenti par le Fonds de stabilité financière à l'Irlande, au Portugal et à la Grèce. Il s'agit d'un « défaut sélectif » qui ne coûtera qu'aux contribuables européens. Les dirigeants européens prennent ainsi acte de l'échec de la ligne dure qui consistait à punir les pays en difficulté par des conditions de crédit draconiennes. La Grèce en particulier s'enfonçait manifestement dans une crise sans issue, et il fallait adoucir un peu ce traitement de choc.

    Cependant les chefs d'État et de gouvernement européens réitèrent leur engagement à une austérité sans faille: ils appellent à l'adoption rapide par le Parlement européen du « Pacte pour l'euro - plus »et exigent explicitement « le retour des déficits publics au dessous de 3% du PIB dès 2013 ». Ceci implique un tour de vis draconien sur les finances publiques partout en Europe et notamment en France, où le déficit dépasse encore les 6%.

    6a00d83451b18369e20134800cf05c970c-450wiLe sommet de la zone euro a donc confirmé le choix politique des dirigeants européens: faire payer aux contribuables et aux peuples européens le coût de la crise via le Fonds européen de stabilité financière (FESF) et les plans d'hyper-austérité. Nous exigeons au contraire que soit mis un terme au diktat des banques et des marchés financiers. Une véritable solution à la crise de l'euro passe par l'arrêt des plans d'austérité et l'annulation partielle des dettes, des réformes fiscales revenant sur les cadeaux faits depuis vingt ans aux entreprises et aux riches, la possibilité donnée à la Banque centrale européenne de prêter directement aux États-membres, la régulation stricte et la mise à contribution des marchés financiers.

    Attac France propose à toutes les forces sociales de s’inspirer des initiatives des « indignés » pour mettre la démocratie à l'ordre du jour. Nous voulons décider tous ensemble de Europe de nos vies. Attac propose ainsi la mise en place d'un Comité pour l'audit citoyen de la dette publique pour mettre en débat l'origine de la dette publique, travailler à des alternatives aux plans d'austérité, évaluer qui doit payer pour cette dette et à quelle hauteur celle-ci est réellement légitime. Nous refusons la socialisation des pertes des banques et des fonds d'investissement : c'est à leurs actionnaires de supporter tout le coût des nécessaires restructurations et dénonciations des dettes publiques en Europe.