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écologie - Page 246

  • Toujours un train (nucléaire) de retard

    Il est certain que nos pays développés ne manquent ni d'experts compétents ni de responsables avisés.

    Pourtant dans un domaine aussi sensible que le nucléaire, ils semblent très souvent prendre des décisions bien tardives. Au lieu de s'appuyer sur des études prospectives solides, on les voit à moult reprises courir après l'actualité, et prendre des décisions qui auraient du s'imposer depuis longtemps.

    Ainsi, il aura fallu la tragédie de Fukushima pour s'apercevoir qu'il manquait une force d'intervention rapide, en cas d'accident nucléaire majeur. Son rôle serait de fournir en 24 h une équipe capable d'intervenir sur un site touché par un accident, en y amenant une équipe d'experts et des moyens en capacité de prendre le relai des équipes locales.

    FR3 nous apprend ce 2 septembre que la formation du personnel amené à intégrer cette force d'intervention va débuter à Paluel. C'est donc au bout de plusieurs décennies que cette faille de sécurité est décelée, et que des mesures indispensables sont prises.

    FR3 écrit : "Cette semaine débute une première académie de formation avec 21 personnes. Ce sont des salariés d'EDF qui ont été sélectionnés en interne. Paluel comptera 70 agents attachés à cette nouvelle unité, la F.A.R.N  (force d'action rapide du nucléaire), soit 5 équipes.
    Cette force nationale dispose de moyens opérationnels comme des hélicoptères, camions, pompes. Elle est commandée par un état-major en région parisienne. Les agents peuvent prendre la relève d'équipes confrontées à un accident majeur.
    La  création de la FARN était une des mesures souhaitées par l'Autorité de Sûreté Nucléaire après la catastrophe nucléaire de Fukushima.

    Agir en moins de 24 heures sur une centrale en cas d'évènement exceptionnel

    Plusieurs sessions de formations auront lieu à Paluel. L'effectif de la force d'action rapide basée en Seine-Maritime doit être opérationnel d'ici fin 2015."

    Cette mesure a donc pour cible la limitation des effets d'un accident majeur nucléaire.

    Mais a-t-on réfléchi plus sérieusement à la situation qui résulterait d'un accident non maitrisé ? Il semble que non, et là aussi le précédent japonais réveille un peu les responsables internationaux.

    Le drame de Fukushima a également mis en évidence que l'exploitant des centrales (TEPCO), qui est pourtant une entreprise de très grande taille, était incapable d'indemniser les victimes. Ce sera probablement l'état qui devra se substituer à l'entreprise privée. Comme trop souvent, on veut bien privatiser les gains, mais les pertes devraient être nationalisées.

    Le ministère du développement durable nous apprend la signature d'une déclaration conjointe sur la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires entre la France et les USA. "Cette déclaration affirme l’engagement des deux pays à contribuer à l’établissement d’un régime mondial de responsabilité civile nucléaire permettant une juste indemnisation des victimes d’accidents nucléaires" déclare le communiqué du ministère. Ce qui veut dire qu'actuellement rien de précis n'existe en ce domaine. Les deux pays vont "contribuer à l'établissement d'un régime mondial"

    C'est très bien, mais la garanti d'une juste indemnisation des victimes d'accidents nucléaires, ce n'est donc ni pour aujourd'hui, ni pour demain. Après-demain, peut-être si toutes les parties en cause se mettent d'accord et trouvent les fonds nécessaires. On pensait que la sécurité nucléaire était une chose suffisamment sérieuse pour que toutes les précautions aient été prises et toutes les conséquences envisagées ! En fait on le pensait pas vraiment, mais s’apercevoir que l'on avait raison à ce niveau, cela fait quand même froid dans le dos.

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  • Ni ici, ni ailleurs n°2 - Nouvelle compilation de musique

    Le rassemblement des 3 et 4 août a marqué une nouvelle étape et a représenté un nouveau succès dans la lutte contre un nouvel aéroport à Notre Dame des Landes

    A l'occasion de Notre-Dame-des-Landes 2013, un nouveau CD de musique a été réalisé.

    Merci à Tryo, Emily Loizeau, HK et les Saltimbanks, Startijenn, Söndörgo, La Parisienne Libérée, Ke Onda, Yod, ZEP, Flavia Coelho, Hervé Krieff, Félix Sabal Lecco, Philippe Brun, Les Génisses dans l'Maïs

    Vendu 10 € au profit de la lutte de Notre-Dame-des-Landes, il est disponible sur commande ou lors de nos évènements.

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  • Défendre l’Arctique, même sous la menace.

    Les intérêts pétroliers sont considérables et ceux qui en profitent sont prêts à tout pour les préserver. Greenpeace en a fait l'expérience directe lors de leur campagne en Artique : voici un article tiré de leur blog :

    Dans la glaciale mer de Kara, sur la route maritime nord, bien loin des yeux des médias et des citoyens, les géants pétroliers Rosneft et ExxonMobil se préparent à explorer les profondeurs de l’Arctique.
    Alors que le brise glace de Greenpeace, l’Arctic Sunrise était sur place, pour documenter et dénoncer cette exploration pétrolière au large de la côte nord de la Russie, les gardes-côtes russes sont intervenus, menaçant d’utiliser la force et de tirer sur notre navire.

    Nous avions pénétré dans cette zone maritime samedi matin à l’aube, sans autorisation, après que nos trois demandes auprès des autorités russes aient été rejetées. Ces rejets des autorités intervenaient en dépit du fait que l’Arctic Sunrise est un brise-glace de classe supérieure aux navires que l’industrie pétrolière utilise pour préparer ses forages en haute mer.

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    Nous nous devions d’entrer dans cette zone, pour témoigner de la volonté de Rosneft et d’ExxonMobil d’opérer dans cette région isolée où les conditions météorologiques sont hostiles et imprévisibles, où il fait nuit noire moitié de l’année, où la glace d’hiver se déplace avec une force implacable. Nous nous devions d’entrer dans cette zone pour dénoncer, au monde entier, leur volonté de forer dans ce lieu risqué, avec du matériel hors d’âge.

     Pour la Russie, la présence de Greenpeace dans cette zone est une “provocation”…

     Alors que dimanche, les Pays-Bas (dont l’Arctic Sunrise bat pavillon) ont annoncé que le droit de Greenpeace à manifester pacifiquement était “incontestable”, la Russie est intervenue.

     Lundi, après être montés à bord de l’Arctic Sunrise, les garde-côtes russes ont réitéré leur position selon laquelle le bateau était entré illégalement par la route maritime du nord. Ils nous ont averti qu’ils utiliseraient la force si nécessaire, y compris en ouvrant le feu sur le bateau, si l’Arctic Sunrise ne partait pas…

     Les autorités russes, sont intervenues alors que l’Arctic Sunrise avait mis à l’eau des zodiacs près du “Geolog Dmitri Nalivkine”, un navire d’exploration pétrolière opérant pour le compte de Rosneft, la compagnie pétrolière publique russe, et d’ExxonMobil.Après cet épisode, nous avons décidé de quitter la route maritime du nord afin que tout risque pour l’équipage du bateau soit évité. et de faire route vers le port de Kirkenes en Norvège.

     Nous exposerons la vérité coûte que coûte

    Nous sommes ici pour braquer les projecteurs sur les activités menées par des compagnies pétrolières dans l’Arctique russe et nous ne nous laisserons pas intimider.
    Car il est de notre devoir de dénoncer ces forages en mer dans l’Arctique, en particulier à proximité du Parc national arctique russe, un sanctuaire isolé pour des espèces menacées comme les ours polaires, les narvals et une large variété de mammifères marins et d’oiseaux arctiques, où une marée noire serait impossible à nettoyer.

     Nous ne serons pas réduits au silence. Le public a le droit de connaître la menace qui se profile à l’horizon arctique ainsi que les noms et les visages des entreprises qui prennent ce risque.

  • UNE INDÉPENDANCE ÉNERGÉTIQUE EN TROMPE-L’ŒIL

    Rapports, analyses, tribunes, interviews, etc : Global Chance et ses membres dénoncent le mythe d’une « énergie 100% nationale »

    La France a officiellement regagné, grâce au programme nucléaire, une indépendance énergétique de 50 % en moyenne contre 25 % en 1973. Ce résultat, qui est depuis plus de vingt ans le pivot de la justification énergétique du choix nucléaire, repose sur le calcul du ratio de la production nationale primaire d’énergie sur la consommation primaire (non corrigée des variations climatiques), c’est-à-dire sur un mode de calcul contestable sur trois points essentiels.

    D’abord, il donne un poids positif, par rapport à un calcul en énergie finale, à la mauvaise efficacité du système de production domestique vis-à-vis des productions importées. Ensuite, il comptabilise toute l’électricité alors qu’une part non négligeable est exportée. Enfin, il comptabilise comme production domestique le nucléaire, alors que tout l’uranium utilisé dans les réacteurs français est aujourd’hui importé.

    Un calcul en énergie finale (c’est-à-dire au regard de l’énergie effectivement disponible pour répondre aux besoins de la société en services énergétiques), déduction faite des exportations d’électricité et de l’uranium importé, conduit à une indépendance énergétique inférieure à 10 % en 2009, contre 30 % selon le même mode de calcul en 1973. L’indépendance énergétique finale française n’a donc pas doublé depuis le lancement de son programme nucléaire mais a au contraire été divisée par 3.

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  • Cabaret vert : Début dès jeudi !

    C'est dans deux jours que débute le 9ème éco-festival du Cabaret Vert avec concerts, festival BD, cinéma, village associatif et son ambiance inimitable.

     

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  • Chouettes Vergers : bientôt la commande 2013

    Communiqué de la 2C2A
    L'opération Chouettes Vergers d'Argonne Ardennaise se poursuit jusqu'en 2014 ! Après la plantation de 670 arbres en 2012, une nouvelle commande de plants fruitiers et d'équipements pour la faune sauvage est organisée du 4 au 25 septembre 2013.
     
     

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    Bon de commande 2013 : surveillez votre boîte aux lettres

    Le document est diffusé à partir du 19 août à tous les foyers de l'Argonne Ardennaise (il est accompagné du programme de la saison culturelle des Tourelles)

     
    Permanences : des conseils pour faire vos choix

    Les noms des variétés sont souvent cocasses ou séduisants, mais vous avez peut-être besoin d'informations pour choisir les arbres les mieux adaptés à votre sol, à vos goûts, à votre calendrier de récolte... Le coordonnateur de l'opération Chouettes Vergers et l'association des Croqueurs de Pommes vous donnent rendez-vous :

    - Samedi 7 septembre 9h-12h30 à Monthois (salle du Foyer)
    - Samedi 7 septembre 13h30-17h à Machault (mairie)

    - Samedi 14 septembre 9h-12h30 au Chesne (mairie)
    - Samedi 14 septembre 13h30-17h à Grandpré (salle des Berceaux)

    - Samedi 21 septembre 9h-12h30 à Vouziers (siège de la 2C2A)
    - Samedi 21 septembre 13h30-17h à Buzancy (mairie)

     

    Savoir planter : une formation sur-mesure !

    Au moment-clef, juste après la réception des arbres commandés auprès de la 2C2A, participez gratuitement à une formation sur la plantation des arbres fruitiers. Un spécialiste vous apportera tous les conseils pratiques pour bien replanter vos arbres. Attention, il ne reste que quelques places !

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    Photo l'Anvert, D R


  • Cameroun : le projet d’Herakles Farms menace des espèces en danger – rapport

    Les résultats d’une nouvelle étude démontrent que le projet de plantation de palmiers à huile d’Herakles Farm pourrait détruire l’habitat unique d’espèces menacées tels que les chimpanzés du Nigeria-Cameroun et le Drill.

    Herakles Farms prétend que la plupart de la zone ciblée par son projet est constituée de forêts fortement dégradées et de terres agricoles, et affirme que son projet dans la Région du Sud-Ouest du pays n’affecterait donc qu’une zone de faible valeur pour la conservation de la biodiversité.

    Mais les études aériennes, l’analyse d’images satellites et les recherches sur le terrain révèlent totalement le contraire: de vastes étendues de forêt sont encore largement intactes et fournissent donc des corridors vitaux pour les animaux entre les quatre aires protégées qui entourent la concession, et notamment le parc national de Korup.

    Les résultats préliminaires dune nouvelle étude, menée par l’Université de Dschang au Cameroun en collaboration avec l’Université de Göttingen (Allemagne) et soutenue par Greenpeace, montrent que le postulat de l’entreprise est faux.

     

     


    Outre les chimpanzés du Nigeria-Cameroun, la zone qu’Herakles Farms prévoit de transformer en plantation abrite d’autres espèces de primates en danger : telles que le Drill (le Cameroun abrite 80% de l’habitat de la population restante de Drill , le rare colobe roux du Cameroun, le mangabey couronné, les éléphants de forêt et une foule d’espèces de poissons rares – dont certaines ne peuvent être trouvées que dans cette partie d’Afrique. Les chimpanzés du Nigeria-Cameroun sont classés par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) comme étant une espèce en danger. En effet, certaines estimations de scientifiques recensent seulement 3,500 individus survivant encore à l’état sauvage. Par ailleurs, le drill est l’un des primates les plus menacés d’Afrique et 80% de l’habitat de la population restante dans le monde se situe dans une partie forestière relativement petite du Cameroun.

    Les animaux ont vu leur habitat naturel fortement érodé par l’activité humaine au cours des dernières années. Les projets mal conçus et mal intentionnés, comme celui de Herakles Farms, ne feront qu’exacerber cette dégradation.

    Ironiquement, le gouvernement américain est parmi les acteurs qui ont investi massivement dans des programmes de conservation pour aider à préserver les chimpanzés, alors que c’est une entreprise privée américaine qui s’apprête à détruire leur habitat ici au Cameroun.

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    Nouvel arrangement d’Herakles avec la vérité ?

    Les résultats contenus dans ce rapport montrent que les études antérieures présentées par l’entreprise étaient inadaptées et ne mentionnaient pas la présence d’espèces de mammifères menacées comme elles auraient dû le faire.

    Mais l’entreprise est familière des approximations … Des déclarations fausses, mensongères ou inexactes ont été relevées dans des documents ou communications d’Herakles Farms concernant son projet de plantation.

    Elle communique en effet beaucoup sur l’accord des populations concernées par le projet alors que le développement de la plantation s’est déroulé illégalement et a été associé à des pratiques de corruption.
    Le projet a été développé sans consultation réelle des communautés, ni leur consentement libre, informé et préalable. Nombreux sont les membres de ces communautés qui s’opposent au projet qui menace de leur faire perdre leurs terres et leurs moyens de subsistance traditionnels.

    Après avoir décimé les forêts tropicales d’Asie du sud-est, les industriels de l’huile de palme se ruent sur l’Afrique.
    Le projet Herakles Farms illustre la menace de l’accaparement des terres en Afrique. Un tel projet d’huile de palme, menée en violation du droit national, malgré l’opposition de nombreux résidents locaux, et dans une zone densément boisée, ne devrait pas être autorisé.