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  • Et un et deux et trois EPR

    Nous vous avons parlé à plusieurs reprises de la possibilité de voir arriver une deuxième centrale nucléaire à Chooz . Les Ardennes étant sinistrées, les élus départementaux ont trouvé cette bonne ( ??) idée pour sauver notre secteur, un réacteur type EPR .stopEPR.jpg

    Deux sites semblaient en compétion, Chooz donc et Penly qui se situe au bord de la mer .

    On laisse entendre maintenant qu'il pourrait y avoir 2 nouveaux réacteurs EPR, en plus de celui de Flamanville qui est en construction .

    L'argument donné est affligeant : le gouvernement n'arriverait pas à choisir entre EDF et GDF Suez comme opérateurs . Alors pourquoi ne pas prendre les deux et faire une centrale de plus .

    Voici l'information reprise par Europe1.fr:

    EDF semblait le candidat le mieux placé jusqu’à présent, grâce à son expertise dans ce domaine même si le chantier EPR de Flamanville dans la Manche multiplie les retards. Mais GDF-Suez avait fait part de ses ambitions dans ce domaine. Avec les deux groupes lancés sur ce marché, la France pourrait ainsi conforter son leadership mondial dans le domaine du nucléaire. Deux centrales nucléaires entreraient également dans la politique de relance voulue par le gouvernement face à la crise.

    epr-rennes.jpgMais ce double projet est particulièrement coûteux : 10 milliards d’euros d’investissement supplémentaires. Deux questions se posent par ailleurs : ces deux chantiers sont-ils compatibles avec le Grenelle de l’environnement et les besoins énergétiques en France sont-ils suffisants pour les justifier ? Pour le réseau Sortir du nucléaire, la vague de froid vient de démontrer que la France manquait de production "de pointe" (énergie mobilisable lors des pics de consommation à 19H00 par exemple), alors que le nucléaire produit une énergie "de base", et non de pointe.

    "L'annonce de nouveaux EPR bafouerait les engagements officiels pris lors du Débat public sur le premier EPR", conteste également Sortir du nucléaire, qui rappelle qu'il était explicitement écrit que le premier EPR devait permettre "d'acquérir une solide expérience de construction et d'exploitation de ces réacteurs de nouvelle génération et d'être prêt le moment venu pour le renouvellement des centrales".

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  • Petites nouvelles du blog

    Cette note est la 750 ème de ce blog, c'est l'occasion de faire un petit point .

    750 notes, cela commence à faire beaucoup, heureusement qu'il existe des outils pour vous aider à vous y retrouver . Les notes sont classées par catégories depuis plusieurs semaines ce qui permet de procéder à un tri parmi ce qui vous est proposé . Un moteur de recherche est maintenant présent dans la colonne de gauche, il suffit donc de taper un mot clé pour retrouver un article .

    La fréquentation a connu un bond important depuis un mois . La progression des visites a été constante depuis le démarrage en mars 2008 .

    Nous arrivons ce mois ci à une moyenne quotidienne supérieure à 400 (409 exactement) . Il y a eu 8592 visiteurs depuis le premier janvier et histo_progression.jpg14006 pages lues .

    Ces chiffres sont en grandes partie liés à l'actualité (Gaza en particulier) et au référencement du blog sur différents sites (Wikio, Wasalive pour ceux qui connaissent).

    Nous ne recherchons pas le chiffre à tout prix, mais ces résultats sont un encouragement à continuer .

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  • Warsmann se fait des amis

    Jean-Luc Warsmann, le député des Ardennes s'est probablement fait des amis hier, mais pas parmi les députés du PS .

    Ce mardi avait lieu un débat sur une réforme du droit d'amendement pour l'assemblée nationale . Les projets de loi étant le plus souvent d'origine gouvernementale, les députés ont à leur disposition le dépôt d'amendements aux textes proposés . La nouvelle loi voulait restreindre v_6_ill_929081_par1378427.jpgla possibilité de déposer des amendements : la majorité UMP considère que l'opposition abuse de ce droit, et qu'elle bloque l'adoption des lois . Le PS répond que l'utilisation de ces amendements fait partie des droits fondamentaux des élus et s'oppose donc à un changement .

    Le débat a été vif, chacun restant sur ses positions . Le président du groupe PS, J-Marc Ayrault, soumet une proposition de compromis. C'est à ce moment, d'après"Le Monde" que "à la surprise générale, le rapporteur (UMP) et président de la commission des lois, Jean-Luc Warsmann, demande la clôture de la discussion sur l'article."

    Grosse colère des députés socialiste, qui quittent la séance et décident de boycotter les questions au gouvernement dans la séance du lendemain .

    h_4_ill_1144568_ps.jpgToujours d'après"Le Monde", "M. Ayrault ( photo ci-contre)interpelle vivement le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, Roger Karoutchi : "Vous vous êtes foutus de notre gueule. Ce qu'a fait Warsmann est odieux.""

    C'est un des incidents les plus sérieux que connaît le parlement depuis longtemps, vous avez pu en voir des images sur toutes les chaînes de télé . Il semble que cet incident soit aussi le fait d'une rivalité interne à l'UMP . Voici la version du "Figaro" :

    Tout a commencé mardi soir vers 22 heures. Alors que la discussion du fameux article 13 débute en séance, le président de la commission des lois, Jean-Luc Warsmann (UMP), interrompt la discussion générale, sur la consigne de Jean-François Copé, alors qu'il reste quinze orateurs inscrits. Bernard Accoyer n'est pas au courant. Jean-Marc Ayrault est d'autant plus furieux qu'il Jean_francois_cope_france_television_reforme.jpgvient de proposer à la majorité un compromis : que quatre textes par groupe et par an puissent être exemptés du « temps global ».

    Jean-Luc Warsmann porte-couteau de Copé contre Accoyer ? On attend la réaction de l'interessé, peut-être  vendredi, lors des voeux qu'il présente aux élus et responsables locaux à Vouziers .

  • Conseil municipal du 20 janvier

    Mardi 20 janvier , le conseil municipal s'est réuni en séance publique .

    Parmi les décisions prises on retiendra des ventes de terrains :

    logo_CPE-Bardout.gifAu pôle d'activité d'Argonne, une parcelle a été vendue à la société CPE-Bardout . Le terrain se situe à côté de la caserne des pompiers, et a une superficie de 3780 m² . Cette société pratique le négoce de combustibles et souhaite implanter des cuves à cet endroit .

    Un autre terrain a été vendu à la SCI NGLN, représentée par Melle Sart . Il se situe rue Bournizet, au niveau du rond-point d'entée de ville, en face l'hôtel de l'Argonne . Sur ce terrain de plus de 7000 m², il est prévu de créer une station-service , avec des activités complémentaires accueil.jpg(accueil et ravitaillement de camping-cars, ...)

     

    Des dossiers de demande de subventions ont été validés . Ils concernent des travaux de voirie, qui toucheraient entre autres les rues de Sainte-Marie, du Champ de Foire, parking Rue Verte, etc ...

    Un dossier de demande de subvention a été également validé pour les travaux d'assainissement qui concernent la future zone communautaire .

     

  • Le deuxième EPR pour Chooz ?

    La vallée de la Meuse est déjà défigurée par la centrale de Chooz, verrue gigantesque posée par l'Homme dans les boucles du fleuve qui ont fait rêver tant de promeneurs, dont Arthur Rimbaud . Le Nord et le Nord-Ouest des Ardennes sont en train de mettre en place un parc naturel .double_chooz.jpg

    Nos politiques veulent y implanter une deuxième centrale nucléaire, polluant pour des générations ce site. La pollution est bien sûr visuelle :la ou les centrales elles-mêmes, les lignes à très haute tension qui hachent la forêt . La pollution c'est encore  le réchauffement des eaux de la Meuse, déjà problématique avec une centrale . La pollution, ce sont aussi les rejets, dont le contrôle est effectué par EDF elle même : ses laboratoires viennent de se faire épingler par l' Agence de Sûreté Nucléaire pour non conformité . Notre note du 12 janvier vous informe à ce sujet .

    On est pas là pour faire peur, on ne parlera pas d'un accident possible...

    Le premier EPR construit en Finlande prend un retard de plusieurs années, avec un surcoût considérable . Le deuxième construit à Flamanville est l'objet de malfaçons importantes dans sa structure . Voici un commentaire de "Greenpeace" à ce sujet :

    20030727-epr-danger-peint-sur-la-tour-de-la-centrale-nucleaire.jpgL’annonce du retard, bien que démentie, arrive après une succession de mauvaises nouvelles sur le chantier EPR de Flamanville. Bouygues a annoncé plusieurs mois de retard dans le bétonnage de la dalle du réacteur selon l’édition des Échos du 27 octobre dernier. Dans la foulée, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a demandé à Areva, suite à des non-conformité dans le contrôle qualité « d’apporter la démonstration de la qualité des pièces du pressuriseur récemment fabriquées » qu’elle a sous-traité en Italie. Le pressurisseur est un composant imposant (14 mètres de long et 140 tonnes) et majeur du circuit de refroidissement du futur réacteur. Une mauvaise qualité mettrait en jeux la sûreté du réacteur. Enfin la semaine dernière, EDF a été contraint d’avouer devant la Commission locale d’information l’échec total des travaux de creusement du tunnel pour la future canalisation de rejet en mer. L’électricien a annoncé qu’il allait totalement de stratégie et de méthode de travaux, chose qui allait nécessiter une nouvelle enquête publique et provoquer plus d’un an de retard sur cette partie du chantier !

    9782913165441FS.gifNos responsables politiques font donc la course à l'EPR, ne tirant pas les leçons de l'implantation de la première centrale de Chooz : son arrivée n'a pas empêché la perte d'emplois pour les Ardennes, pas plus que la crise pour la pointe de Givet (voir Vireux, Cellatex à Givet et plus récemment Sopal toujours à Givet ou Godart à Fumay, entre autres ) .

    La solution pour créer de l'emploi pour les Ardennes passe plus par le développement des énergies renouvelables, avec toutes les filières qui s'y rattachent : recherche et développement de solutions écologiques, mise en place d'une filière bois performante, avec une gestion qui permette le renouvellement  et la préservation des forêts .

    L'industrie du solaire, de l'éolien, de la biomasse , les techniques et matériaux pour l'isolation peuvent créer des emplois durables et soleil.jpgaccessibles aux Ardennais . C'est là que les aides de l'état doivent se porter, car ses secteurs sont ceux de notre avenir .

    Voici selon Challenges.fr, qui cite le JDD, la situation de la compétition entre les sites candidats à l'EPR n° 2 :

    Selon le Journal du dimanche du dimanche 18 janvier, Nicolas Sarkozy s'apprêterait à attribuer le deuxième réacteur nucléaire à EDF, qui le construirait à Chooz, dans les Ardennes, afin de revitaliser la région. En juillet dernier, l'Elysée avait annoncé la construction de ce deuxième EPR, et avait souhaité qu'une décision d'implantation soit prise "d'ici à 2009", et que la "première pierre soit posée en 2011".
    Toujours selon le
    JDD, GDF-Suez, également candidat à la construction de ce deuxième EPR, pourrait obtenir rapidement la construction d'un troisième EPR ou se voir confier l'exploitation d'un réacteur construit par EDF.
    Le premier EPR mondial est toujours en cours de construction en Finlande. Il devait initialement entrer en activité mi-2009, puis mi-2011, mais le groupe énergétique finlandais TVO et le groupe français Areva parlent désormais de 2012. Cette année-là devrait également être mis en service par EDF le premier EPR français, à Flamanville (Manche).

  • une commission d'enquête pour Gaza

    Crise à Gaza : la France doit demander une commission internationale d’enquête indépendante sur les violations des droits humains
    Communiqué commun Amnesty International France, la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, la FIDH et la LDH


    Choquées par l’absence de réaction adéquate au piétinement des conventions internationales relatives aux droits de l’Homme et au droit international humanitaire dans le contexte du conflit entre Israël et le Hamas, les organisations Amnesty International France, la Plateforme Infos_Gaza_-_345_-.bmpdes ONG françaises pour la Palestine, la Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme et son affiliée française, la Ligue des Droits de l’Homme, appellent la France à demander la mise en place d’une commission internationale d’enquête indépendante sur les graves violations de ces droits dans le cadre de cette crise.

    Les violations graves des conventions internationales relatives aux droits de l’Homme et au droit international humanitaire dans le contexte de la crise actuelle à Gaza, dont la communauté internationale a été témoin depuis trois semaines, pourraient constituer des crimes de guerre, voire des crimes contre l’humanité.

    Le 9 janvier dernier, le Conseil des droits de l’Homme a mandaté une commission internationale d’enquête, mais les Européens – dont la France – se sont abstenus de voter la résolution proposée, que le Canada a rejetée. Il est donc essentiel que le Conseil de sécurité agisse dès maintenant en faveur des victimes du conflit et fasse jouer son autorité morale ainsi que sa dimension incriminante.

    Partie à la IVe Convention de Genève, la France a l’obligation juridique de s’assurer que toute violation grave du droit international humanitaire est dûment documentée et ses auteurs poursuivis.

    photo_1232458978879-1-original.jpgMembre permanent du Conseil de sécurité, dont elle assume en ce mois de janvier la Présidence, la France a également l’influence internationale nécessaire pour s’assurer que les demandes d’enquête se traduisent en actions concrètes – comme l’ont notamment demandé le Secrétaire général des Nations unies, suite aux bombardements des bâtiments des Nations unies, mais également des organisations israéliennes et palestiniennes de défense des droits humains.

    La France, par l’intermédiaire de son ambassadeur au Conseil de sécurité, rappelait cette semaine encore son attachement à la « responsabilité de protéger » les populations civiles, ainsi qu’à la lutte contre l’impunité des auteurs des crimes les plus graves.

    Face à l’horreur et l’inhumanité des attaques commises sous nos yeux, au delà des déclarations, elle doit faire en sorte que le Conseil de sécurité agisse immédiatement sur le retour de l’Etat de droit.

    Paris, 20 janvier 2009