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israël

  • Interpellez les parlementaires : votez contre la dangereuse loi Yadan !

    Communiqué de la LDH du 27.03.2026

    La proposition de loi de la députée Caroline Yadan vise à criminaliser les critiques de l’Etat israélien et sa politique en instrumentalisant la lutte contre l’antisémitisme. Elle entend forcer les milieux académiques, médiatiques et citoyens à l’autocensure alors même que la survie du peuple palestinien n’a jamais été autant menacée. En quelques clics, appelez vos député-e-s, sénatrices et sénateurs à rejeter ce texte dangereux !

    La loi Yadan sera soumise au vote de l’Assemblée nationale le 16 avril 2026. A cause de la procédure accélérée accordée par le gouvernement français, les délais pour son adoption seront considérablement réduits.

    Les organisations en solidarité avec la Palestine et de défense des droits humains, des collectifs de citoyen-ne-s d’origine juive, le milieu académique et les syndicats sont largement mobilisé-e-s contre cette proposition de loi. En effet, plutôt que de combattre l’antisémitisme et les autres formes de racisme, ce texte cherche à protéger l’Etat d’Israël des mises en cause liées à ses violations gravissimes et répétées du droit international.

     
     

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  • Au Liban, les soignants et les hôpitaux ciblés par Israël

    Communiqué d'Amnesty International, publié le

    Les populations civiles libanaises sont prises en étau entre les frappes d’Israël et celles du Hezbollah. Les professionnel·les de santé libanais, qui risquent leur vie pour sauver celles des autres, sont ciblés par Israël. Plusieurs dizaines d’entre elles et eux sont morts en quelques semaines. Ces frappes israéliennes doivent faire l’objet d’une enquête pour crimes de guerre.  

    Les attaques israélo-américaines et les répliques iraniennes du 28 février 2026 ont entrainé une escalade du conflit dans tout le Moyen-Orient. Le Liban est particulièrement impacté.  

    En réaction à l’assassinat du Guide suprême iranien Ali Khamenei, le Hezbollah (organisation chiite libanaise) a lancé une nouvelle série d’attaques contre Israël le 2 mars. L’armée israélienne a alors annoncé sur X que ses forces frappaient des cibles du Hezbollah au Liban dans le cadre de l’opération « Rugissement du lion ».  

    Dans les jours qui ont suivi, Israël a mené des centaines de frappes à travers le pays et diffusé des ordres d’évacuation massive qui ont entrainé la peur, la panique et une grave crise humanitaire au Liban.  

    Les populations civiles sont les principales victimes de ces attaques. Et les professionnels de santé, qui risquent leur vie pour sauver celles des autres, sont ciblés par l’armée israélienne. 

    Des professionnel·les de la santé ciblé·es par les frappes israéliennes 

    Entre le 2 et le 15 mars 2026, l’Organisation mondiale de la Santé a comptabilisé 28 attaques contre des établissements de santé au Liban, faisant 30 morts et 35 blessés. Le lendemain, le 16 mars 2026, le ministère libanais de la Santé publique a quant à lui dénombré 40 soignants qui ont été tués et 96 blessés.  

    L’Autorité islamique de santé est particulièrement visée par les tirs israéliens. Cette institution civile, affiliée au Hezbollah, fournit des services médicaux et d’urgence à travers le Liban en collaboration avec le ministère de la Santé et l’Association des scouts islamiques Risala.  

    Un ambulancier de la Croix-Rouge libanaise a également été tué par une frappe israélienne. Le ministère a ajouté que cinq hôpitaux ont été contraints de fermer. 

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  • Guerre en Iran : nouvel embrasement au Moyen-Orient

     

    Éditorial de Cartooning for Peace de mars 2026

    Le samedi 28 février, les États-Unis, en coordination avec Israël, ont unilatéralement lancé une série de frappes aériennes contre l’Iran alors que des pourparlers étaient en cours. Washington et Tel-Aviv ont présenté l’opération « Epic Fury » (« Furie Épique ») comme une action préventive face à la montée des tensions régionales et aux capacités militaires et nucléaires iraniennes. Dès les premières heures de l’offensive, le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a été tué lors d’une frappe à Téhéran. Sa mort, après 37 ans de règne sanguinaire, ouvre une période d’incertitude. Jouant sa survie, le régime étend le conflit par l’envoi de missiles sur les pays du Golfe, et le Hezbollah libanais réplique dès le 2 mars par des tirs de roquette contre Israël pour venger la mort de Khamenei, provoquant un exode massif au Sud Liban. Économiquement, le conflit a des répercussions mondiales, le blocage du détroit d’Ormuz entraînant une forte hausse des prix de l’énergie et le risque d’un choc boursier. Les civils de la région paient le prix le plus fort de ce nouveau conflit à commencer par le courageux peuple iranien, pris en étau entre la crainte de cette nouvelle guerre et l’espoir d’un nouvel avenir à construire après des décennies de terreur.

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  • Réponse à mes détracteurs

    Le ministre des affaires étrangères français, M. Jean-Noël Barrot, persiste, signe et s’enferre : la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation dans les territoires palestiniens occupés doit démissionner… pour des propos qu’elle n’a pas tenus. Mme Francesca Albanese répond dans les colonnes du Monde Diplomatique à la vaste campagne de dénigrement dont elle est victime.

    Depuis plus de deux ans, mon mandat fait l’objet de polémiques soigneusement orchestrées, et d’une virulence croissante. Le 8 février, une députée française a attaqué ma personne sur la base de déclarations tronquées me faisant dire qu’Israël « est l’ennemi commun de l’humanité », alors que mon discours visait les pays qui ont armé Israël, ainsi que les médias et les algorithmes des réseaux sociaux qui ont amplifié le discours génocidaire . Sans prendre soin de vérifier la teneur exacte de mes dires ni examiner les faits, le ministre des affaires étrangères français Jean-Noël Barrot s’est aussitôt fait l’écho de ces attaques à l’échelle internationale, condamnant comme « outranciers et coupables » des propos que je n’ai jamais tenus et annonçant que la France saisirait le Conseil des droits de l’homme des Nations unies pour appeler à ma démission. Ses homologues italien, allemand et tchèque lui ont emboîté le pas, sans davantage procéder aux vérifications élémentaires qu’exige leur charge. Le 19 février, le premier ministre français Sébastien Lecornu a publiquement repris la même demande.

    Si la critique est inhérente à toute fonction publique, plus encore quand elle touche aux droits humains, cette affaire révèle un aspect troublant : l’acharnement avec lequel certains États préfèrent s’en prendre à la messagère plutôt que d’essayer de réfuter le message.

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  • Retour au respect du droit international et auto-détermination du peuple iranien

    Communiqué de la LDH publié le 03.03.2026

    Après des massacres de manifestantes et manifestants par le régime des mollahs d’une ampleur sans précédent, ayant endeuillé des dizaines de milliers de personnes, et alors que des négociations sur le programme nucléaire iranien étaient engagées, les Etats-Unis et Israël ont lancé une agression militaire de grande ampleur contre l’Iran, engendrant de nombreuses victimes civiles et destructions d’infrastructures.

    Les exactions du régime iranien depuis des décennies, et tout particulièrement ces dernières semaines, ne rendent aucunement acceptable une offensive militaire dans laquelle Donald Trump et Benyamin Netanyahou se sont unis une nouvelle fois pour servir leurs intérêts politiques de court-terme, au détriment des populations civiles qui subissent les bombardements et voient leurs droits fondamentaux bafoués en Iran et plus largement au Moyen-Orient.

    L’appel de Donald Trump au peuple iranien à se saisir de la chance de prendre le pouvoir est une déclaration au mieux perverse, permettant à terme de rejeter la responsabilité de l’échec de cette opération militaire injustifiée sur le peuple iranien et, au pire, une étape avant la prise de contrôle du pays par sa mise sous tutelle politique et l’accaparement de ses richesses, comme au Venezuela.

    Car l’effet de sidération ne doit pas nous faire oublier que l’objectif premier de Donald Trump dans le cadre de toutes ses décisions est un objectif de prédation. Donald Trump n’est en aucune manière pour la paix, la démocratie et la protection des droits humains. Il ne recherche que le pouvoir manichéen et l’enrichissement des Etats-Unis. Les droits humains, fondés sur l’humanisme et la liberté individuelle et collective, sont à l’opposé de la politique autoritaire et prédatrice de Donald Trump.

    Le président américain a choisi de supprimer l’aide humanitaire et le financement des agences des Nations unies, privant d’aide et de soins des millions de personnes souffrant de famine, de manque d’accès aux soins, de manque d’accès à l’éducation, pour dépenser des centaines de millions de dollars dans des attaques engageant l’armée américaine, sans mandat des Nations unies, sans autorisation du Congrès américain, de l’autre côté du globe avec un arsenal militaire particulièrement coûteux, mettant ainsi en danger les civils au Moyen-Orient mais également les civils américains partout dans le monde.

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  • « Les herbicides sont une arme » : Israël bombarde le Liban et la Syrie avec du glyphosate

    Article de Philippe Pernot publié par Reporterre le 10.02.2026

    L’armée israélienne a procédé à des épandages d’herbicide début février sur ses frontières avec le Liban et la Syrie. Ces tactiques suscitent l’indignation et interrogent : jusqu’où ira Tsahal dans son « écocide » ?

    Cinquante ans après la guerre du Vietnam, l’agent orange a trouvé un successeur : le glyphosate. L’armée israélienne a répandu ce puissant herbicide, interdit dans plusieurs pays pour ses effets cancérigènes, le long de ses frontières avec le Liban et la Syrie dimanche 1er février. Les casques bleus de l’ONU au Liban-Sud ont dû se mettre à couvert pendant neuf heures après avoir reçu un avertissement d’Israël : des avions israéliens ont répandu des « substances toxiques » sur des terrains boisés, oliveraies et vergers libanais pendant une journée entière.

    Dès les premières heures, le Liban — régulièrement en proie aux bombardements israéliens malgré le cessez-le-feu signé en novembre 2024 — a été pris d’effroi. Le président Aoun a dénoncé cette pulvérisation comme étant « une violation flagrante de la souveraineté libanaise et un crime contre l’environnement et la santé ». L’ONU dénonçait elle aussi cet épandage, en attendant les résultats de laboratoire. L’armée israélienne, contactée par Reporterre, n’a pas donné suite. Après des tests, la substance suspecte a été clairement identifiée.

    « Il s’agit à 100 % de glyphosate, qui dépasse de 30 à 50 fois les doses habituelles utilisées dans l’agriculture », dénonce le ministre libanais de l’Agriculture, Nizar Hani, dans un appel avec Reporterre. Cet herbicide chimique aurait affecté une zone de 18 km de long et 300 m de large, soit au moins 540 hectares, autour de Aïta al-Chaab et Marwahin, villages frontaliers que Reporterre a visités à plusieurs reprises.

    Tactiques nouvelles au Liban et en Syrie

    « Cette attaque peut créer des dommages importants, surtout à des concentrations aussi élevées : nos oliviers, vergers, et chênes peuvent s’assécher et mourir en quarante-huit heures », s’indigne le ministre. Plus tard, il nous transmet des vidéos d’agriculteurs filmant leurs oliviers et champs jaunis. « Il est difficile pour nous d’accéder à ces zones, elles sont restreintes militairement, et seuls quelques habitants y restent : c’est l’armée libanaise et l’Unifil (Force intérimaire des Nations unies au Liban) qui ont collecté les échantillons », explique-t-il.

    Pour le ministre, la tactique israélienne est claire. « Israël utilise maintenant le glyphosate, comme le phosphore blanc et les démolitions, pour détruire le couvert qu’offrent les arbres aux combattants du Hezbollah », commente-t-il. Une étape de plus dans cet « écocide » que dénonce la société civile libanaise au Liban-Sud, après trente mois de guerre.

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  • Palestine : réponse de MSF aux annonces du gouvernement israélien concernant l'enregistrement des ONG

    Communiqué de MSF du 02.01.2026

    La menace d'Israël de refuser l'enregistrement de MSF et d'autres organisations non-gouvernementales internationales est une tentative cynique et délibérée d’empêcher ces organisations de fournir de l’aide à Gaza et en Cisjordanie, en violation des obligations qui incombent à Israël en vertu du droit international humanitaire. Refuser l'assistance médicale à des civils et utiliser l'aide humanitaire comme un outil politique ou un moyen de punition collective est inacceptable. 

    MSF réfute catégoriquement les allégations formulées ces derniers jours par les autorités israéliennes. MSF n'emploierait jamais sciemment une personne impliquée dans des activités militaires. 

    Par ailleurs, nos équipes témoignent de ce qu’elles voient de leurs propres yeux à Gaza – la mort, la destruction et les conséquences de la violence génocidaire pour la population. La responsabilité en revient à ceux qui commettent ces atrocités, et non à ceux qui les dénoncent.  

    MSF a des inquiétudes légitimes concernant la demande de partage d’informations personnelles de ses employés palestiniens avec les autorités israéliennes, renforcées par l’absence de clarté sur la manière dont ces données sensibles seront utilisées, stockées ou partagées. Dans n'importe quel contexte, et en particulier dans un contexte où les travailleurs médicaux et humanitaires sont intimidés, détenus arbitrairement, attaqués et tués en grand nombre, exiger la liste du personnel comme condition d'accès au territoire est une mesure injustifiée et scandaleuse. 15 membres de MSF ont été tués par les forces israéliennes depuis octobre 2023. Plutôt que de dialoguer autour de ces préoccupations, le ministère chargé du processus d'enregistrement a ignoré les demandes répétées de rencontre avec MSF et accusé publiquement l’organisation d'abriter sciemment des terroristes présumés.  

     

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