Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vouziers - Page 104

  • Avenir des sous-préfectures : anticiper ou subir ?

    Plusieurs signaux se sont déjà allumés concernant les fermetures envisagées de sous-préfectures.

    Nous avons  eu l'occasion de vous présenter le rapport de la Cour des Comptes, et l'avis du nouveau ministre de l'intérieur.

    Ces derniers jours, c'est au tour d'un vice-président PS du Sénat, Didier Guillaume, de déclarer que des sous-préfectures devraient peut-être fermer pour lutter contre les  doublons qui coûtent cher dans l'action de l'État et des départements.

    Ce tir de barrage annonce que quelque chose  se prépare à court ou moyen terme : il s'agit d'étudier les réactions à ces déclarations avant de mettre en place les mesures concrêtes.

    Vouziers a vécu plusieurs fermetures majeures, dont la maternité, la gare SNCF, le tribunal ou le bloc opératoire de l'Hôpital. Des batailles défensives plus ou moins intenses ont eu lieu, sans avoir de résultat positif.

    Pour  défendre la Sous-préfecture, Vouziers aura peu d'arguments solides à opposer face à d'autres sites menacés. Le monde rural, les services publics de proximité,  l'attachement des populations, ce sont des lieux communs que toutes les petites sous-préfectures pourront mettre en avant.

    L'isolement de la ville ne tiendra pas, hors zone de montagne et à seulement 30 Km de Rethel.

    A partir de 2013 l'Etat va faire sérieusement des économies, et cela va se traduire sur le terrain. Les responsables locaux doivent se préparer à riposter s'ils veulent être entendus le moment venu.

    Et la meilleure défense reste l'attaque, d'être  une force de proposition et d'obliger l'autre à se positionner sur le terrain que l'on a choisi et préparé.

    Il est nécessaire de prévoir dès maintenant des possibilités de riposte, qui mobiliseraient un maximum de monde sur des choix positifs et innovants.

    Par exemple, il est envisageable de réfléchir à une proposition de sous-préfecture commune entre Vouziers et Sainte-Menehould.

    L'Argonne possède une cohérence qui dépasse les divisions administratives. En mars 1981, un plan d'aménagement rural de l'Argonne était publié sous l'égide des services régionaux du ministère de l'intérieur.

    En avant-propos de ce travail de plus de 400 pages, il est écrit :

    L'Argonne offre deux caractéristiques qui justifient amplement un document d'aménagement global :

    - sa marginalité

    -son unité

    Marginale, elle l'est en effet dans chacun des trois départements auxquels elle est rattachée, à l'écart donc des principaux centres de services, d'emploi ... et de décision.

    Quand à son unité, liée à la géographie et à la conscience des hommes, elle a donné la preuve de sa réalité en survivant aux divisions administratives et aux influences centrifuges auxquelles elle a été toujours soumise.

    Cette analyse reste d'une totale pertinence. Il remarquable de constater que  le projet de création d'un parc naturel régional repose sur une argumentation qui recoupe largement celle-ci.

    Saura-t-on mettre en avant cette unité, cette marginalité et en faire des atouts?

    Les élus et responsables locaux auront-ils l'audace de briser les carcans administratifs ?

    Les Argonnais prendront-ils conscience que seules des propositions audacieuses et innovantes les sauveront du déclin et de l'oubli ?

    Pour répondre aux défis et changements inévitables, il ne faut pas partir sur la simple défense d'acquis. Le passé nous apprend que ce type de combat est perdu d'avance face à des centres de décisions qui ont la connaissance des enjeux, qui possédent la maîtrise du calendrier et le temps nécessaire et, peut-être plus important que tout,  qui sont ceux qui tiennent les cordons de la bourse.

    Voici une première idée lancée, il est important que d'autres suivent et surtout qu'un travail existe pour que de la réflexion commune sorte les meilleures propositions.

    vouziers, sous-préfecture,argonne

    Vouziers, l'ancien tribunal.

     

    vouziers, sous-préfecture,argonne

    Vouziers, l'ancienne gare.

     

    vouziers, sous-préfecture,argonne

    Vouziers, l'ancienne maternité.

  • Le Sous-préfet quitte Vouziers

    Joël Dubreuil, actuel Sous-préfet de Vouziers est appelé à d'autres tâches.

    Le journal officiel du samedi 21 juillet a publié ce décret :



    Décret du 20 juillet 2012 portant nomination du sous-préfet de Péronne - M. Dubreuil (Joël)

    NOR: INTA1228719D

     

    Par décret du Président de la République en date du 20 juillet 2012, M. Joël Dubreuil, conseillerJoel Dubreuil a.JPG d'administration de l'intérieur et de l'outre-mer détaché en qualité de sous-préfet, sous-préfet de Vouziers, est nommé sous-préfet de Péronne.


     

    Joël Dubreuil (photo ci-contre, Droits Réservés) avait été nommé  à Vouziers en août 2010 à son premier poste en tant que sous-préfet.

    Il sera donc resté à peine deux ans en place, alors que que le temps habituel de résidence à Vouziers est de trois ans.

    Le renouvellement du gouvernement n'est pas étranger à ce changement qui s'inscrit dans une réorganisation plus générale.

    Il a été un homme de terrain, de contact aisé et à l'écoute des habitants de l’arrondissement.

      Nous lui souhaitons bonne réussite dans ses nouvelles fonctions, en espérant que son passage dans le Vouzinois lui laisse plus de bons que de mauvais souvenirs.

  • EHPAD de Vouziers : rien n'est encore fait

    A Vouziers, deux projets d'EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) se sont montés en parallèle.

    Pour le privé, la société ORPEA cotée en bourse et leader dans le domaine a choisi le haut de gamme et s'implante à Condé les Vouziers. La construction est  bien avancée, et les chambres sont déjà proposées à la vente. L'accès des personnes relevant de l'aide sociale ne sera pas possible.

    Le projet public, porté par le centre hospitalier de Vouziers puis le GHSA depuis le regroupement avec Rethel, est bien antérieur dans l'idée de sa réalisation. Il faut bien dire que les conditions dans lesquelles sont logées les personnes âgées dans les bâtiments actuels sont à la limite de l'acceptable.

    Mais la direction de l'hôpital n'a jamais réussi à monter un dossier solide et réaliste. Soit l'architecture n'allait pas, soit le financement n'était pas assuré et quand il l'était presque totalement, le projet n'était pas prêt.

    Actuellement on en est pratiquement à reprendre tout à zéro mais mais les problèmes s'accumulent. Le GHSA a de très grosses difficultés financières ( un déficit cumulé de 10 millions d'euros) et ne se trouve pas en capacité de dégager un auto-financement. Quant à emprunter dans ces conditions, c'est la galère assurée.

    Le pré-projet envisage une implantation dans l'enceinte de l'hôpital. Pour mener à bien l'entreprise, il faudrait démolir les bâtiments actuels des consultations externes et de l'ancienne maternité.  Mais l'architecte des bâtiments de France s'y oppose, et son accord est un point de passage obligé.

    Devant tous ces retards les co-financeurs s'impatientent. L'Etat gardera-t-il longtemps en réserve la somme promise pour cet EHPAD ? Les temps sont plutôt durs en ce moment, et cela ne risque pas de s'améliorer dans les années à venir.

    Le département des Ardennes se situe parmi les collectivités les plus en difficulté pour boucler son budget. Qu'en sera-t-il de sa participation? On peut rester optimiste, mais il ne faut pas rêver tout de même.

    Tout cela nous fait penser que les personnes âgées du secteur devront probablement attendre un certain nombre d'années avant de voir leur sort s'améliorer. Seront-elles nombreuses à avoir une santé suffisante pour vivre jusque là ? On peut leur souhaiter de connaître de conditions de fin de vie meilleures, mais pour le moment, elles passent leurs derniers jours dans des conditions bien peu dignes.

    6288799872_6da5485932.jpg

    "La résidence", EHPAD de Vouziers

  • Vouziers : le 14 juillet presque au sec

    La situation météorologique devient un des facteurs importants pour le déroulement des cérémonies officielles.

    La pluie avait largement contribué à gâcher les manifestations prévues le 13 juillet. Le défilé a été perturbé, et le feu d'artifices a du être décommandé.

    Pour la journée du 14, la pluie était absente le matin, et les cérémonies de la fête nationale se sont déroulées normalement.

    Après les passages à Condé Chestres et Blaise, le cortège officiel a traversé la ville en partant du quartier du Blanc-Mont jusqu'à la Place Carnot en passant par le Maroc et Syrienne.

    14 juillet d.JPG

    La place était occupée par le marché hebdomadaire, ce qui n'a pas empêché le déroulement de la cérémonie devant le monument aux morts.

    L'Harmonie municipale était présente, ainsi qu'une délégation des Sapeurs-pompiers et les porte-drapeaux. Parmi les personnalités, le Sous-préfet était rejoint par les représentants de la gendarmerie et de l'armée. Le Maire était accompagné de ses adjoints, mais la participation citoyennne était faible.

    14 juillet e.JPG

    A l'issu de la cémonie, les participants ont rejoint les salons de l'Hôtel de ville. Le Maire puis le Sous-préfet ont rappelé dans leur discours l'importance de cette date et les valeurs de la République, qui restent des biens communs à défendre.

    14 juillet f.JPG

  • François Hollande à la mairie de Vouziers

    C'est officiel : François Hollande a pris place dans la grande salle de l'Hôtel de ville

     

    Portrait Hollande a.JPG

    Le Maire et ses adjoints lors de l'installation du portrait officiel du nouveau président de la République.

  • Vouziers : le feu d'artifice de ce soir annulé

    Les conditions météorologiques actuelles ont amené la ville de Vouziers à renoncer au feu d'artifice traditionnel du 13 juillet.

    feu d'artifice 2010.JPG

    Le feu d'artifice du 13 juillet 2010 à Vouziers

     

  • Manuel Valls veut"adapter la carte des sous-préfectures"

    Qu'en termes charmants ces choses sont dites, mais sous les périphrases prudentes une  ligne politique claire se met en place.

    Le ministre de l'intérieur dans son discours aux préfets du 5 juillet dernier donne les grandes directions pour son action dans les mois à venir.

    Il déclare notamment :

    "Je souhaite insister sur trois aspects concernant plus spécifiquement le ministère de l’intérieur :


    · La refonte de la directive nationale d’orientations (DNO) des préfectures,


    · L’engagement d’un exercice – largement inédit – visant à redéfinir les missions et l’organisation des sous-préfectures,

    · La rénovation des rapports entre l’administration centrale et les préfets – dans le sens de la confiance et de l’échange."


    Ce deuxième point annonce une réorganisation des sous-préfectures qui se fait dans le contexte de diminution des effectifs publics jugés non prioritaires.

    Manuel Valls développe plus loin son idée :

    "La question des sous-préfectures mérite une approche spécifique et ambitieuse. Elles sont aujourd’hui 323_valls.jpgl’incarnation de l’Etat au plus près des territoires et, à ce titre, un élément primordial de notre cohésion sociale et territoriale. Mais nous ne pouvons pas nous contenter de le réaffirmer même avec conviction – en comptant sur l’attachement évident des élus pour « leurs » sous-préfectures !

    Il nous revient collectivement d’adapter ce réseau dans ses missions et dans son organisation."

    Il n'est pas besoin d'être grand clerc ou très pessimiste pour comprendre que des sous-préfectures vont disparaître. Il suffit d'ailleurs de poursuivre la lecture du discours du ministre :

    "La question de l’évolution du réseau pourra – et devra–être posée dans ce cadre. La réflexion globale sur les missions et l’organisation ainsi que l’évolution possible de la carte cantonale ne pourront pas en effet, laisser de côté la question de l’adaptation de la carte des sous-préfectures."

    Pour ceux qui ne parlent pas couramment le langage administratif en vigueur dans les ministères, il faut savoir que l'évolution (de la carte cantonale) et l'adaptation (de la carte des sous-préfectures) sont des synonymes et signifient la disparition d'un certain nombre de ces entités.

    M Valls poursuit :"Vous le savez : tous ces chantiers demandent à vos collaborateurs comme à vous-même, dans les préfectures, des facultés d’adaptation et de créativité inédites, dans un contexte de réduction des emplois publics et particulièrement dans l’administration territoriale."


    Et pour conclure il déclare :"Mesdames, Messieurs les préfets,
    En abordant avec vous l’ensemble des missions du Ministère de l’Intérieur, j’ai voulu poser le cadre de notre action collective."

    Voila, le cadre est posé, la messe est dite. Les choses se feront en concertation, les situations locales seront étudiées de près. Soit mais partout où se trouve une sous-préfecture il existe un territoire avec ses spécificités, son histoire, ses forces et ses faiblesses.

    Qui va défendre avec force et conviction la Sous-préfecture de Vouziers ?

    Le député de droite qui a toujours été favorable à la révision des politiques publiques, qui a défendu( ?) en leur temps la maternité et le tribunal (enfin, surtout en paroles quand il était  présent à Vouziers) : son action s’est montré totalement inefficace à Paris, alors qu'il était dans la majorité.

    Les élus de gauche devront bien montrer leur attachement à leur territoire, mais leur conviction locale pourra-t-elle aller jusqu'à combattre le gouvernement qui vient d'être mis en place?

    Attendons un peu pour voir réellement ce qui va arriver, mais dans ces grandes manœuvres de l’État, on peut craindre que le Vouzinois ait bien du mal à faire entendre sa petite voix.

    7240831364_6f03134868.jpg

    La Sous-préfecture de Vouziers (photo DR)