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chômage - Page 4

  • Chiffres du chômage en semptembre : en baisse pour la catégorie A

    Après les très mauvais chiffres du mois d'août, le gouvernement peut respirer un peu avec la publication de ceux de septembre. La baisse est nette pour la catégorie A (au chômage complet) mais pour les catégorie B et C (chômage partiel) il est en augmentation.

    Bien entendu, la ministre retient le bon côté des choses et salue ces résultats : «  Nous avons toujours souligné la très forte variabilité des chiffres mensuels et la nécessité de se concentrer plus rigoureusement sur les évolutions de moyen et long termes : nous nous réjouissons naturellement que ces dernières données viennent consolider une tendance de fond favorable. Il s’agit du 3ème trimestre consécutif de baisse, ce qui n’avait pas été constaté depuis début 2008. Ce résultat nous encourage à poursuivre nos efforts, en particulier en matière de formation des demandeurs d’emploi et de soutien à nos TPE-PME. »

    Pour parler d'un troisième trimestre de baisse il faut "oublier" les données globales, puisque le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B, C est de 5 480 200 fin septembre 2016, et que ce nombre augmente sur trois mois de 0,8 %.

    Avec le recul nécessaire, il convient de parler d'une  stabilisation des chiffres, à relativiser selon que l'on se concentre sur une catégorie ou que l'on prenne l'ensemble des chômeurs en compte.

    Voici les chiffres officiels :

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  • Le chômage repart à la hausse en août

    "Au mois d’août, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A, c’est-à-dire sans aucune activité, a augmenté de 50 200 par rapport au mois de juillet, soit une hausse de +1,4 %. Cette hausse concerne toutes les classes d’âge." Voici ce qu'indique le communiqué ministériel publié ce jour. Comme toujours, Myriam El Khomri trouve des explications, qui lui permettent de qualifier "l’augmentation atypique du mois d’août (comme) sans rapport avec l’évolution générale de la conjoncture". En fait, pour elle l'augmentation du nombre des chômeurs ne devrait pas se réaliser pour ce mois. Mais la réalité est têtue, il ne sert à rien de chercher à dissimuler une mauvaise nouvelle. La ministre reste de mauvaise foi quand elle cite le rapport récent de l'UNEDIC :"Selon les dernières prévisions de l’Unedic, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A devrait diminuer de 124 000 en 2016" Elle oublie juste la suite de ces prévisions qui tablent sur une inversion de la courbe, avec une nouvelle augmentation du chômage en 2017.

    Voici ce qu'écrit l'UNEDIC :

    En 2017, la conjoncture se dégraderait sous les effets du Brexit

    Du fait du Brexit, les perspectives d’activité pour 2017 seraient plus faibles qu’en 2016, avec +1,2 % de croissance du PIB. De plus, avec l’atténuation des effets des politiques d’emploi, les créations d’emploi affilié ralentiraient par rapport à 2016 (76 000 postes supplémentaires). L’augmentation de la masse salariale et des recettes de contributions ralentirait légèrement sur l’année (+2,3 %).

    Le taux de chômage se stabiliserait en 2017 avant de connaître une légère remontée en fin d’année (9,5 % fin 2017). Le nombre de chômeurs indemnisés n’augmentant que sur les derniers mois de l’année (+0,6 % sur l’année), la hausse des dépenses d’allocations serait limitée à +0,9 %.

    Voici les chiffres officiels :

     

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  • Chômage en juillet : des chiffres et leur lecture politique

    La publication des chiffres du nombre de chômeurs pour juillet 2016 donne  lieu, comme à l'habitude, à des commentaires et des appréciations marqués par une lecture politique des statistiques.

    Ainsi, la ministre commente la baisse en catégorie A, mais oublie totalement la hausse des autres catégories, notamment B et C. Pourtant cette hausse annule totalement la baisse de la catégorie A, puisque le total A, B et C progresse, que ce soit sur un mois, trois mois ou un an.

    La ministre  attribue le bénéfice de la baisse en catégorie A aux politiques mises en place, et à elles seules, sans amener beaucoup d'arguments pour valider sa thèse. Elle conclut son communiqué en affirmant que la loi travail récemment promulguée va  amplifier la tendance à la baisse, ce qui retourne plus de la méthode Coué que d'une analyse sérieuse : il faudra des mois avant que cette loi montre un éventuel effet, le temps que les décrets d'application soient publiés et que les acteurs économiques se l'approprient.

    Voici les chiffres officiels

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  • Chiffres du chômage en juin : une orientation clairement à la ?

    Dans son communiqué commentant la publication ce jour  des chiffres du chômage pour juin, Myriam El Khomri écrit : "Néanmoins, la tendance reste clairement orientée à la baisse (...)"

    Pourtant la publication de la Direction chargée des statistiques (DARES) indique un deuxième mois de hausse, après celle constatée en mai.

    La ministre continue à privilégier la communication, et à jouer sur la période de référence pour trouver celle qui lui est la plus favorable. Cela peut être un mois, ou un trimestre ou un an, cela peut concerner une catégorie de chômeurs ou une autre, le tout est de pouvoir évoquer une tendance positive.

    La réalité est pourtant loin d'être rose avec 5 733 900 demandeurs d'emploi de catégorie A, B et C pour la France, y compris les Drom ( Département et Région d'Outre-Mer).  En France métropolitaine, le nombre de demandeurs d’emploi tenus de rechercher un emploi et sans activité (catégorie A) s’établit à 3 525 700. Pour ces deux marqueurs, la baisse sur 3 mois est respectivement de 0,4 et 0,2 %. Combien de trimestres seront nécessaires à ce rythme pour atteindre un objectif de plein emploi ?

    Voici les chiffres officiels :

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  • Chômage : des chiffres, encore des chiffres

    La publication des chiffres du chômage pour le mois de mai est à nouveau l'occasion d'une bataille de communication. Il est connu que l'on fait dire ce que l'on veut aux chiffres, surtout en se concentrant sur la partie des résultats qui conforte vos souhaits. En mai, les statistiques officielles font état d'une augmentation des demandeurs d'emploi. La tendance favorable des deux mois précédents n'est donc pas confirmée.

    Pour atténuer cet effet négatif, le communiqué du ministère s'appuie sur les chiffres du dernier trimestre "noyant" la hausse récente au sein de cette période. Même sur un trimestre, la baisse pour les catégories A, B et C n'est que de 34 000 personnes, à comparer aux 5 428 300 chômeurs recensés, cela laisse beaucoup de temps avant le plein-emploi.

    L’explication de la baisse des mois précédents est donnée dans le communiqué de la DARES : "En mai 2016, le nombre de réinscriptions sur les listes est élevé, à la suite des sorties pour défaut d’actualisation observées en avril 2016. Ceci contribue à la hausse du nombre d’entrées en catégories A, B, C, élevé en mai 2016, et à l’évolution du nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B, C entre avril et mai 2016." En clair, cela veut dire que si l'on radie des chômeurs pour des raisons administratives, ils se réinscrivent le mois suivant, cela n'a pas de sens économique, mais c'est toujours un mois de gagner.

    Voici les chiffres officiels :

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  • Chômage, encore une baisse et toujours des interrogations.

    En avril, le nombre de chômeurs inscrits à Pôle Emploi a diminué, comme en mars. Il faut bien entendu s'en réjouir, tout en restant prudent sur l'interprétation des chiffres.

    Le communiqué officiel le souligne lui aussi : "Le nombre de demandeurs d’emploi tenus d’effectuer des recherches d’emploi (inscrits en catégories A, B et C) diminue de 57 100 (-1,0 %). On constate cependant une hausse inhabituelle du nombre de demandeurs d’emploi (principalement en catégories B et C) qui n’ont pas actualisé leur situation à Pôle emploi (+55 700 par rapport au mois de mars). Plusieurs causes peuvent expliquer une telle évolution : d’abord, un nombre de jours ouvrés plus faible en mai ; mais aussi, sans doute, un nombre significatif de personnes qui, retrouvant une activité, n’ont pas actualisé leur situation auprès de Pôle emploi."

    En fait, les sorties pour les derniers mois sont assez curieusement réparties (source DARES) : 18,4 % de sorties pour reprise d'emploi déclarée et 45,2 % de sorties pour défaut d'actualisation. De tels chiffres incitent pour le moins à la prudence sur la réalité de la tendance.

    De même on constate que le nombre d'entrées à Pôle Emploi ne diminue pas, le nombre moyen sur la période février avril étant de 532 900, soit une augmentation de 1 % sur un an.

    Voici les chiffres officiels :

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  • Chiffres du chômage : le grand basculement ?

    Les chiffres publiés ce jour du nombre de chômeurs inscrits à Pôle Emploi font apparaître une baisse importante en catégorie A ( moins 60 000 par rapport au mois de février, soit une baisse de 1,7 %).  De quoi rendre optimiste la ministre de tutelle. Elle écrit dans son communiqué de presse :"Cette baisse du nombre de demandeurs d’emploi sans activité est le résultat de l’amélioration graduelle de l’activité économique qui s’est déjà traduite par une reprise des créations d’emploi en 2015, grâce notamment aux effets du Pacte de responsabilité et de solidarité."

    La prudence reste de mise, et nous répétons à longueur d'année qu'une tendance réelle ne peut pas être validée sur un seul mois. D'autant qu'une lecture attentive des données de la DARES montre des chiffres moins favorables dans le détail. Voici la situation mensuelle des entrées et des sorties des listes de Pôle Emploi :

    En France métropolitaine, le nombre moyen d'entrées en catégories A, B, C des trois derniers mois augmente de 0,4 % par rapport à la moyenne des trois mois précédents (+1,6 % sur un an).

    Sur trois mois, les entrées pour fin de contrat à durée déterminée (–2,9 %) et autre cas (–3,4 %) sont en baisse. Les entrées pour licenciement économique sont stables. Les entrées pour fin de mission d'intérim (+5,3 %), autre licenciement (+2,1 %), démission (+10,4 %), première entrée (+16,5 %) et reprise d'activité (+9,2 %) sont en hausse.

    Ce trimestre, le nombre d'entrée sur le listes de Pôle Emploi continue d'augmenter

    En France métropolitaine, le nombre moyen de sorties de catégories A, B, C des trois derniers mois augmente de 536 000(5,1 %) par rapport à la moyenne des trois mois précédents (+8,9 % sur un an).
    Sur trois mois, les sorties pour reprise d'emploi déclarée 100 000 (+1,4 %), entrée en stage 49 000 (+9,3 %), arrêt de recherche (+1,0 %), cessation d'inscription pour défaut d'actualisation 225 000 (+8,3 %), radiation administrative 43 000(+2,3 %) et autre cas (+0,7 %) sont toutes en hausse.

    La baisse est donc la conséquences d'une augmentation forte des sorties. Mais parmi les causes de sortie, la reprise d'emploi est très minoritaire par rapport aux radiations, défauts d'actualisation et entrées en stage.

    Il faut donc relativiser la baisse de ce mois, et reprendre l'explication de Myriam El Khomri pour la hausse du mois précédent : "Cette augmentation s’explique en très grande partie par la bascule en catégorie A de personnes déjà inscrites à Pôle emploi mais qui exerçaient une activité (catégories B et C) les mois précédents."

    En effet ce mouvement de bascule se retrouve en mars, mais en sens inverse. En catégorie A la baisse est de 60 000 et en catégorie B et C la hausse est de 51 300.

    Voici les chiffres officiels pour la France et la Région :

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