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amnesty international - Page 30

  • Bidonville de Pierrefitte : une expulsion en plein hiver

    Communiqué d'Amnesty International

    Le bidonville situé entre Saint Denis et Pierrefitte sera expulsé jeudi 8 décembre à la demande du maire de images?q=tbn:ANd9GcRp4MT6aiUG6r_-GzODwAJ0a8etnj8Dzbt5jyEP92hGvF9KWJlNPierrefitte. Plus de 600 personnes, dont près de 150 enfants, sont installées sur ce terrain.

    Tous les occupants se sont installés après avoir été expulsés d'autres bidonvilles à Saint-Ouen, Saint Denis et Goussainville.

    Aucune proposition de relogement adaptée et durable n'a été faite aux occupants contrairement à ce que prévoit le droit européen et international selon lequel personne ne doit se retrouver sans abri suite à une expulsion. Toute personne doit en être informée en amont et consultée sur les solutions de relogement possibles.

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  • Accord de paix en Colombie : le vrai travail commence

    LC-Colombie-Bogota_0_600_284.jpgCommuniqué d'Amnesty International

    Mercredi 30 novembre, le Congrès a ratifié l’accord de paix conclu entre le gouvernement colombien et les FARC, après que l’accord initial a été rejeté à l’issue d’un référendum le 2 octobre. Le début d’un nouveau chapitre porteur d’espoir dans l’histoire de la Colombie, mais c’est maintenant que le vrai travail commence.

    Cette ratification prépare le terrain à la démobilisation et au désarmement des FARC dans le cadre d’un processus qui se déroulera sur une période de six mois. L’accord révisé offre plus de clarté sur un certain nombre de points, notamment :

    • sur la forme que prendront les sanctions imposées aux responsables de crimes de droit international
    • Il force par ailleurs les FARC à livrer leurs avoirs, ce qui pourrait renforcer le droit des victimes à des réparations.

    Depuis 1985, près de sept millions de personnes ont été forcées à fuir leur domicile, plus de 267 000 ont été tuées, quelque 46 000 ont été victimes de disparition forcée, et environ 30 000 ont été prises en otage. Des milliers d’autres ont été victimes de torture, de violences sexuelles et de mines antipersonnel, tandis que 8 000 mineurs ont été recrutés de force par des groupes de guérilla et des groupes paramilitaires. Rares sont les responsables présumés qui ont été traduits en justice.

     

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  • Héritage de Fidel Castro : un bilan terni par la répression

    Plus de 50 ans après la révolution cubaine de 1959, un bilan du castrisme ou un jugement sur Fidel Castro ne peuvent se faire en quelques lignes. Voici un article d'Amnesty International qui donne le point de vue de cette organisation, centré bien entendu sur la question des Droits de l'Homme.

    "Les réalisations de Fidel Castro en termes d'amélioration de l'accès aux services publics pour des millions de Cubains ont été ternies par la répression systémique des libertés fondamentales qui a marqué son exercice du pouvoir.

    Après avoir accédé au pouvoir à la faveur de la Révolution cubaine de 1959, Fidel Castro a réalisé des progrès importants concernant l'accès à des droits fondamentaux tels que la santé et le logement. Ils se sont accompagnés d'une campagne sans précédent visant à accroître le taux d'alphabétisation dans le pays.

    La révolution cubaine s’est traduite par un net renforcement de l'accès des Cubains à des services publics comme la santé et l'éducation, et il convient de saluer pour cela le leadership de Fidel Castro à Cuba. Cependant, malgré ces réalisations dans des domaines de politique sociale, son règne, qui a duré 49 ans, a été marqué par une répression implacable de la liberté d'expression.

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  • Accueil des réfugiés : la France a besoin de vraies solutions, pas de démagogie

    Communiqué d'Amnesty International le 11/10/2016

    Depuis plusieurs semaines, certaines personnalités politiques nationales ou locales s’expriment pour refuser l’accueil de réfugiés et de migrants. Les personnes qui fuient la guerre sont alors transformées en bouc-émissaire. 

    Les  appels pour refuser l’accueil des réfugiés et migrants ont pris particulièrement d'ampleur avec l’annonce par le gouvernement français d’héberger  sur le territoire des personnes réfugiées ou migrantes qui vont être évacuées du campement de Calais. 

    En parallèle, la France accueille des demandeurs d’asile transférés en France depuis la Grèce ou l’Italie. De même  des personnes réfugiées et vulnérables, principalement des syriens, sont réinstallées en France  directement depuis le Liban, la Jordanie, l’Égypte ou la Turquie. 

    Ces mesures répondent à un contexte mondial particulier : le monde connaît sa plus grave crise de la protection des réfugiés depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Plus de 21 millions de personnes n’ont d’autre choix que de fuir leur pays. Pour rester en vie, chercher refuge est le dernier droit à leur disposition.

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  • Snowden : à quand la grâce présidentielle ?

    Communiqué d'Amnesty International le 14/09/2016

    Alors que  le Président Obama quitte ses fonctions le 20 janvier prochain, nous lançons, avec d’autres organisations, une mobilisation mondiale pour demander la grâce présidentielle pour ce lanceur d’alerte.

     

    Juin 2013, Edward Snowden partage avec des journalistes des documents qui exposent pour la première au grand jour le scandale de la surveillance de masse. Rassemblés pendant qu’il travaillait pour la National Security Agency (NSA), ces documents ont révélé l’étendue de la surveillance électronique menée par les gouvernements britanniques et américains, qui surveillaient les activités internet et téléphoniques de millions de personnes, aux quatre coins du monde.  

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  • France : état d'urgence pérennisé, arsenal antiterroriste modifié, à quel prix ?

    Communiqué d'Amnesty International le 22.07.2016

    A la suite de la terrible attaque à Nice, et à l’initiative du gouvernement, le Parlement a adopté une nouvelle loi de prolongation de l’état d’urgence pour une période de 6 mois, pérennisant et banalisant ce régime d’exception. Un état d’urgence pourtant vivement critiqué pour ses abus et contesté pour son manque d’efficacité. Ce faisant, la loi va plus loin en modifiant de façon substantielle l’arsenal antiterroriste existant. En moins de 48 heures de débat !

    L’émotion et les peurs légitimement suscitées par la tragique attaque à Nice le 14 juillet ont conduit au vote, ce 21 juillet 2016, d’une loi qui conduit à l’affaiblissement de l’état de droit, sans pour autant que l’efficacité des mesures adoptées n’ait pu être démontrée. 

    PÉRENNISATION D’UN ÉTAT D'EXCEPTION 

    L’histoire se répète à chaque évènement tragique. L’état d’urgence est prolongé de 6 mois à partir du 21 juillet 2016 alors même que le 3 juin dernier a été adoptée et promulguée une loi présentée par le gouvernement comme la « voie de sortie de  l’état d’urgence ». 

    Comment le Parlement peut-il justifier à nouveau le recours à l’état d’urgence, par définition censé être temporaire et dérogatoire, alors qu’il affirmait quelques semaines plus tôt que l’arsenal législatif était désormais suffisant pour prévenir, enquêter et poursuivre les actes de terrorisme ?

    Dans le cadre de l’état d’urgence, la loi votée aujourd’hui réintroduit, les perquisitions administratives, encadre les saisies et l’exploitation des données informatiques (mais pas leur conservation), renforce les contrôles d’identité, entre autres prérogatives de l’autorité administrative, sans contrôle judiciaire préalable. 

    L’état d’urgence semble s’installer durablement en France, en violation des engagements internationaux de la France et en premier lieu de la Convention européenne des droits de l’Homme. 

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  • Turquie : suite au coup d'État, une répression généralisée

    Communiqué d'Amnesty International le 20 07 2016

    Depuis la tentative de coup d’Etat en Turquie, le gouvernement effectue une purge au sein des services publics extrêmement inquiétante. Les droits humains sont mis à mal : les droits des personnes détenues ne sont pas respectés, la liberté d’expression est menacée et les autorités appellent au rétablissement de la peine de mort. 

     UNE TENTATIVE DE COUP D'ÉTAT SANGLANTE

    La tentative de coup d’Etat par une faction de l’armée turque a été sanglante : selon les autorités, 208 personnes sont mortes et plus de 1400 ont été blessées durant la soirée du 15 juillet. Les putschistes ont pris le contrôle de chaînes de télévision et tiré sur le Parlement et des bâtiments présidentiels. Parmi les victimes figurent 24 « comploteurs », selon les termes des autorités, dont certains auraient été lynchés alors qu'ils n'étaient pas armés et tentaient de se rendre. Des civils, descendus dans les rues à la suite d'un appel à manifester lancé par le président Tayyip Erdogan, ont également été tués, faisant face aux tanks et aux hélicoptères. 

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