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écologie - Page 304

  • Algues vertes : l'Etat affiche son impuissance

    Depuis des décennies, l'Etat laisse se développer en Bretagne une pollution des cours d'eau, qui aboutit à la prolifération d'algues vertes.

     

    Le préfet des Côtes d'Armor, informe ses supérieurs dans un rapport qui se voulait confidentiel (des choses à cacher ?). Il confirme que les5071238.jpg

    pratiques agricoles sont la cause principale du phénomène, et constate qu'au niveau où les choses sont arrivées, il devient difficile de faire marche arrière.

    Avec un cynisme total, il en conclut que l'Etat doit mener une politique d'affichage, c'est à dire basée sur la communication et non pas sur l'action.

    Avec de tels choix, le problème risque d'empirer très rapidement, et d'atteindre des niveaux qui seront intolérables pour les Bretons.

    La FNE réagit à ce rapport, et conteste les solutions "radicales" et irréalistes du préfet, qui mènent  par leur excès caricatural à proposer finalement de ne rien faire:

     


    Pourtant des solutions existent

    La responsabilité du phénomène des marées verte est collective, partagée entre agriculture, assainissement urbain et tourisme, industrie, particulièrement agroalimentaire et politique conduite par l’Etat. La solution ne pourra donc être que collective. Tout comme le préfet nous considérons que seule une révolution des pratiques agricoles permettra d’endiguer le phénomène. Mais au-delà de la stigmatisation d’une profession en particulier c’est bien l’ensemble du modèle économique et social qu’il faudra revoir en profondeur pour réussir à réduire d’au moins 40% les effluents arrivant à la mer d’ici 2012, engagement pris par l’ensemble des parties prenantes, y compris les organisations professionnelles agricoles, lors du Grenelle de la Mer.


    Si l’action doit être drastique pour être efficace il faut se méfier des solutions radicales au point d’être caricaturales. Dans son rapport, le Préfet des Côtes d’Armor évoquerait par exemple « l’arrêt total de l’agriculture sur le bassin versant avec une conversion totale des terres en prairies fauchées mais non fertilisées ».


    Pour Jean-Claude Bévillard, secrétaire national de FNE : « Il n’est pas question de stopper l'activité agricole ! La résolution du problème des algues vertes devra en revanche passer par un nouveau projet pour l'agriculture bretonne, comme l'agriculture bio et de Haute Valeur Environnementale (HVE), caractérisée par une faible dépendance aux intrants (engrais, énergie, aliments du bétail,...) et une place laissée à la nature (prairies naturelles, haies, bosquets,...). Dimensionnée en cohérence avec les capacités d'absorption du milieu, cette agriculture, liée au terroir, impacte faiblement l'environnement et permet le maintien de l’agriculture, de l’activité et du tissu social. FNE renouvelle sa demande d’une concertation entre les acteurs politiques, économiques, sociaux et environnementaux pour élaborer un plan global. »

    CorepigSuede2009.jpgPar ailleurs, il nous semble réducteur de focaliser uniquement sur la contribution de l’agriculture, minimisant de fait celle liée à la fréquentation touristique et aux pratiques de certaines collectivités et de certains habitants (assainissement, produits lessiviels et effluents organiques) ou celle de l’industrie.


    Agir maintenant.

    Pour Christian Garnier, vice président de FNE, « FNE a mis sur la table du Grenelle de la mer la nécessaire réduction des rejets agricoles industriels et urbains, et notamment des produits lessiviels des ménages et des entreprises. Le temps n’est plus aux tergiversations, au renoncement, ni à « l’affichage d’une politique volontariste », mais à l’action. S’il faut inventer « un nouveau modèle économique », il est plus que temps de s’y engager effectivement, en s’appuyant au besoin sur les propositions réalistes portées depuis des années par les associations de défense de l’environnement ! La question des algues vertes doit être un chantier exemplaire de la concrétisation du Grenelle de la Mer. »

  • Auxon, le maire rate son retour

    Parmi les  deux communes retenues pour l'enfouissement des déchets nucléaires, se trouvait le village d'Auxon dans l'Aube.

     

    La mobilisation des associations locales et de la population a forcé le conseil municipal a revenir sur son choix d'être candidat à un site d'enfouissement.

    Le maire de la commune n'a pas accepté ce changement d'avis de ses conseillers et il a démissionné du conseil. Une nouvelle élection a eu lieu pour remplacer les conseillers manquants.

    L'ancien maire s'est présenté, espérant retrouver une légitimité populaire. Hélas pour lui les électeurs l'ont désavoué et ce sont les opposants qui sont élis.

    C'est un avertissement pour les élus des communes qui vont être retenues par l'ANDRA pour remplacer les deux premières : les habitants de nos campagne ne sont pas prêts à accepter l'implantation d'une poubelle nucléaire chez eux.

     

    Stockage-de-dechets-radioactifs-les-deux-villes-retenues-refusent-le-projet_img-left.jpgVoici le compte-rendu de L'Est Eclair:

     


    Dimanche, les habitants d'Auxon étaient appelés aux urnes pour élire quatre nouveaux conseillers municipaux suite à la démission, l'été dernier, de Jean-Louis Caillet (
    photo ci-contre), après les différends apparus sur l'implantation d'un nouveau centre d'enfouissement des déchets radioactifs.
    Deux listes s'opposaient : celle de Jean-Louis Caillet, maire démissionnaire avec trois conseillers également démissionnaires, et celle de l'opposition menée par Sandrine Burgevin.
    Le dépouillement a permis de relever 471 votants, 11 bulletins nuls et 460 exprimés.
    Sandrine Burgevin a obtenu 269 voix, Christelle Rousseau 252, Richard Bonnet 241 et Francis Druminy 237. Ils sont tous élus.
    Jean-Louis Caillet a obtenu 202 voix, Jean-Pierre Grigis 202, Pierre Domagala 200 et Christian Berlot 198.
    La nouvelle équipe municipale se réunira en fin de semaine afin d'élire un nouveau maire.

     

     

     

  • L'écologie a ses limites.

     

    De nos jours, tout le monde se dit plus ou moins écologiste.

     

    Ce mot qui s'appliquait à quelques hurluberlus post soixantehuitards, est devenu une référence commune à toute la classe politique.

    Il a fallu que les faits montrent la justesse des analyses pour certains admettent qu'il n'est plus possible de poursuivre sur la même voie.

    Mais tous écolos, cela peut-être dangereux. En particulier pour l'UMP qui constate qu'aux dernières élections, ce sont les Verts et Europe Ecologie qui ont profité du contexte favorable à l'écologie. Ce qui peut paraître bien naturel, puisqu'ils ont depuis toujours une ligne cohérente sur le sujet.

     

    Il n'est pas question pour l'UMP d'être anti écologie, mais il leur faut trouver un discours qui les démarque . Voici donc trouvée l'écologie de droite, c'est nouveau, cela vient de sortir.

    Donc l'UMP est pour une écologie qui maintient les centrales nucléaires, qui croit aux progrès technologiques type OGM, et qui ne veut rien imposer au nom de la liberté (de polluer ?)

    Ce n'est pas de la caricature, mais c'est ce que déclare Chantal Jouanno, secrétaire d'état à l'écologie, chargée de fournir l'argumentation à 2a6qqsn.jpgl'UMP pour les futures campagnes électorales.

     

    Voici comment "Le Monde" rapporte ses propos:

     

    Nous disons qu'une croissance écologique est possible, alors que les Verts proposent la décroissance, affirme Mme Jouanno. Pour nous, l'Etat ne doit pas dicter le mode de vie. Nous respectons la liberté de choix. Ce que nous proposons, ce sont des mesures d'incitation à changer de comportement : bonus-malus automobile, taxe carbone... Nous ne voulons pas interdire les 4 × 4 !" Autre ligne de fracture, selon Mm Jouanno : "Nous ne sommes pas contre le nucléaire et nous croyons aux progrès technologiques. Nous avons multiplié par huit, par exemple, les crédits pour la recherche sur les OGM."


    Le libéralisme et le productivisme qui veulent se teinter de vert, cela n'est pas crédible et frise même le ridicule.

     


  • plutonium perdu

    Le scandale du Plutonium perdu par le CEA : l'analyse de Greenpeace :

     

    Plusieurs dizaines de kilos de plutonium ont été perdus sur un site du Commissariat à l’Energie Atomique de Cadarache. L’Autorité de Sûreté Nucléaire vient d’ordonner l’arrêt des opérations de démantèlement en cours sur ce site, estimant que « la situation présente un risque grave et imminent ». Greenpeace dénonce l’une des situations les plus graves et les plus critiques que l’on ait pu rencontrer dans une installation nucléaire depuis longtemps.

    radioactif.jpg

     


    Que s’est-il passé exactement à Cadarache ? Le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) y démantèle actuellement une usine de fabrication de combustible Mox, un mélange d’uranium appauvri et de plutonium. Le 6 octobre, elle informe l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) qu’elle a découvert l’existence de plusieurs dizaines de kilos de plutonium perdus dans l’usine. En réalité, le CEA Cadarache est au courant depuis le mois de juin, mais a attendu plusieurs mois avant de prévenir l’ASN !

    Mercredi 14 octobre, celle-ci exige l’arrêt des opérations de démantèlement de l’usine. Elle  affirme que « la situation présente un risque grave et imminent » et qu’Areva, qui exploite ce site, « n’est pas en mesure de démontrer l’exactitude des inventaires comptables de matières fissiles présentes ». L’ASN estime que la quantité totale de plutonium en question pourrait s’élever à près de 40 kilos !

    Pour Greenpace, cela signifie qu’Areva et le CEA reconnaissent leur incapacité à gérer leur plutonium qu’ils laissent traîner par kilos. Rappelons que quelques microgrammes suffisent à déclencher un cancer mortel des poumons ou des voies respiratoires et que 7 à 8 kg de plutonium permettent de confectionner une bombe nucléaire de la puissance de celle utilisée à Nagasaki en 1945, trois jours après Hiroshima. Comment est-il imaginable que l’on découvre dans un vieil atelier de quoi fabriquer environ cinq bombes nucléaires ?

    « Nous estimons que la découverte, à Cadarache, de plusieurs kilos de plutonium ayant échappé à tout inventaire constitue une des situations les plus graves et les plus critiques que l’on ait pu rencontrer dans une installation nucléaire depuis longtemps. C’est tout simplement hallucinant », déclare Yannick Rousselet, responsable de la campagne Énergie/Nucléaire à Greenpeace France.
    Après les révélations sur l’uranium de retraitement abandonné en Russie, ce nouveau scandale montre l’urgence à abandonner le nucléaire. Il représente une menace pour l’humanité. Nous le répétons depuis près de quarante ans. Qu’attend l’Etat français pour en prendre acte ?

  • Le tabou des déchets nucléaires

    La face cachée du nucléaire et son déficit démocratique à travers son point faible : les déchets radioactifs.

     

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    Diffusion le mardi 13 octobre 2009 à 20h45 sur Arte.




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    Quelques liens utiles :

     


     

    Interview des auteurs


    Interview de Michèle Rivasi

     


    > Des repères, des liens, des dossiers en ligne

    et des livres pour "En savoir plus".

     

    > Les débats sur le sujet sont rares.

    Venez en discuter sur notre forum.

     

     

     

    • Le livre de Laure Noualhat est en librairie depuis le 8 octobre 2009.
    • Le film est disponible en DVD depuis le 6 octobre 2009.

     

  • Bure : 5 ans de résistance

    Samedi 28 novembre 2009 à 14H30
    BZL invite à fêter les 5 ans de la Maison de Bure, dans la Meuse en Lorraine !

    "Réservez votre samedi 28 novembre 2009 pour venir fêter les 5 ans de la maison de la résistance de Bure.
    Rendez-vous dès 14 h 30 devant les grilles du site de l'Andra (situé à environ 3 km de la maison de Bure)
    pour y faire du bruit (les boites de conserve de déchets feront une belle musique).
    Ensuite, on fera la teuf à la maison pour fêter dignement les 5 ans de l'obtention de la clé de la maison.
    Apportez pétards + confettis (pour l'Andra) et gâteaux d'anniversaire pour la soirée (possibilité de dormir au frais, dans le dortoir)
    Couvrez-vous bien car l'an passé, c'est sous une tempête de neige qu'on a balancé des fusées chez l'Andra.

    Pour en savoir plus, pour avertir de votre participation..... contactez :
    Françoise Maréchal >
    marechal.francoise@cegetel.net

    get.aspx?iMedia=10941580


  • Déchets : Le cauchemar du nucléaire

    Sur Arte mardi prochain 13/10 à 20h45, un documentaire coup de poing sur l'un des plus grands tabous de notre société : les déchets radioactifs, face cachée du nucléaire.

     

    2852916,templateId=scaled,property=imageData,v=1,CmPart=com.arte-tv.www.jpgEn pleine prise de conscience des menaces de réchauffement climatique, et tandis que les industriels et certains politiques présentent l'énergie nucléaire comme une énergie propre, maîtrisée et sans impact sur l'environnement et la santé, les auteurs partent en quête d'une vérité qui dérange. Les déchets sont le talon d'Achille du nucléaire, son pire cauchemar. Les populations en ont peur, les scientifiques ne trouvent pas de solution acceptable, les industriels tentent de nous rassurer et les politiques évitent le sujet. Mais qu'en connaissons-nous exactement ? Comment avoir une vision claire d'un domaine couvert depuis toujours par le secret ? Que ce soit en France, en Allemagne, en Grande-Bretagne, aux États-Unis ou en Russie, cette enquête scientifique et politique aborde le sujet tabou du nucléaire par sa zone la plus sombre. Un documentaire indispensable pour mieux comprendre des choix qui pèsent lourd sur l'avenir de l'humanité.

    La vérité sur les déchets
    Comment les déchets radioactifs sont-ils gérés ? Existe-t-il une solution acceptable pour les stocker ? Après avoir expliqué, de façon très pédagogique, les problèmes techniques posés par les résidus provenant de l'industrie nucléaire et rappelé leur nocivité sur les plans de la santé et de l'environnement, les auteurs de cet effrayant voyage au bout de la nuit radioactive vont enquêter sur les sites nucléaires les plus secrets et les plus dangereux 2150662,property=data,v=3.pngde la planète. Accompagnés par des scientifiques de la CRIIRAD (Commission de recherche et d'information indépendante sur la radioactivité), ils se rendent ainsi à Hanford aux États-Unis, à Mayak en Russie ou encore à La Hague en France, afin d'effectuer des mesures et des prélèvements sur le terrain. À partir de leurs rencontres avec des travailleurs du nucléaire, des opposants, des hommes politiques, des technocrates, ils tentent de répondre aux questions que tout le monde se pose : les populations sont-elles bien informées des dangers des déchets ? Le nucléaire peut-il être démocratique ? Qui détient réellement le pouvoir ? Quels sont les vrais enjeux politiques et industriels ?