Dans le cadre du grand emprunt national dévoilé hier matin par Nicolas Sarkozy, le nucléaire se voit une fois de plus dopé par l’octroi d’un milliard d’euros pour soutenir le développement des réacteurs de quatrième génération, et tout cela sous l’égide du « Développement durable ». En plein Copenhague, cette décision clairement anti-développement durable laisse pantois. Une mise au point s’impose.
Attention aux faux discours !
C’est une grande tendance : depuis l’émergence de la question du dérèglement climatique, le lobby du nucléaire saisit la balle au bond pour
présenter le nucléaire comme une solution aux émissions de Gaz à effet de serre. Effectivement, une centrale en fonctionnement ne génère pas, à proprement parler, de gaz à effet de serre, mais limiter le bilan carbone du nucléaire à ce constat, c’est adopter une vision à la fois partielle et partiale.
Pour Marc Sénant, chargé de mission du réseau Risques Industriels de FNE : « De plus en plus de personnes, se saisissant du dérèglement climatique, n’hésitent plus à tenir un discours dangereux qui présente le nucléaire comme une énergie propre, sans CO². C’est faire l’impasse sur l’amont de la filière, l’extraction et le transport de l’Uranium en provenance d’Afrique ou d’ailleurs, la construction des centrales, les pics de consommation (qui appellent les centrales au charbon à la rescousse) et les risques présentés par l’aval et les déchets. Evidemment, une telle partialité présente d’un coup de baguette magique le nucléaire comme la solution à nos problèmes climatiques. »
Par exemple au Niger, il faut manipuler 1 tonne de minerai pour extraire... 3 kg d’Uranium, soit un rendement de’0,3%. Or pour extraire une tonne de minerai, les machines déployées rejettent des quantités considérables de CO² ! On ne peut pas faire un bilan du nucléaire en occultant cette partie de la filière sous prétexte qu'elle n'est pas en France.
Un choix qui nous mène dans l’impasse
Marc Sénant poursuit : « Aujourd'hui, au niveau mondial, l'énergie nucléaire représente 3% de l'énergie consommée. Imaginons que l'on double le nombre de centrales, en plus de renouveler les existantes qui ont déjà 20 ans d'âge en moyenne, il faudrait pour cela mettre une centrale nucléaire en service par semaine pendant 20 ans ! Cela ne ferait que 6% de l'énergie mondiale. Dérisoire, quand on évoque 20 à 30% de réduction de gaz à effet de serre, en 2030 ! »
Faut-il rappeler qu’encore récemment, la France s’est illustrée en s’acharnant à panser les plaies d’un parc nucléaire vétuste ; en cherchant des réponses à l’approvisionnement électrique des français non satisfait par une énergie nucléaire qui atteint ses limites; en multipliant les recours aux centrales à charbon pour pallier la non-disponibilité du nucléaire en cas de grand froid comme en ce moment ?
Une occasion manquée en plein Copenhague
Au lieu de se poser la question du développement du nucléaire, mieux vaut penser à réduire le gaspillage d’électricité, à améliorer l’efficacité énergétique de tout le pays en soutenant les vraies énergies de demain.
Pour Arnaud Gossement, porte parole de FNE : « Consacrer un milliard d’euros au nucléaire, c’est ne pas l’injecter dans l’éolien, le solaire, ou la recherche en énergies réellement viables et durables. En plein Copenhague, et alors que la France se targue de défendre une des positions les plus volontaires, on voit que le lobby du nucléaire ne lâche pas prise. »
France Nature Environnement déplore cette annonce, d’autant plus qu’elle intervient au moment même où de vraies solutions pour l’avenir de la planète et de l’humanité doivent émerger à Copenhague.
écologie - Page 300
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Nucléaire et développement durable
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Halte au déclin des abeilles !
Il faut interdire l'usage du Cruiser
Intensification de l’agriculture, dégradation de la biodiversité, maladies, on ne compte plus les causes du déclin des abeilles. Leur taux de

mortalité, en France et dans le monde, est estimé à 30% par an par le Centre National de Développement Apicole.
Pourtant, on s’acharne. En août 2009, le Proteus, un nouvel insecticide produit par la firme Bayer, a été autorisé pour lutter contre des parasites de la fleur du colza. Or ces fleurs représentent une ressource alimentaire très importante pour les abeilles.
Pour Jean-Claude Bévillard, responsable agricole de FNE : « Interdire le Cruiser est une affaire de bon sens : la situation des pollinisateurs est dramatique, et nous devons mettre toutes les chances de notre côté pour stopper leur déclin. Aucun argument économique ne peut prendre le pas sur les conséquences agricoles, alimentaires, sanitaires et environnementales qu’aurait la disparition des abeilles. »
FNE transmet aujourd'hui officiellement par courrier au Ministre de l’agriculture sa demande, soutenue par 45 000 signataires, d’interdire définitivement le Cruiser.
Cliquer ici pour le lire. * -
plusieurs dizaines de milliers à Copenhague
Une foule dense dans les rues de Copenhague -
Penser global, agir local
Le combat pour une politique écologique se donne des objectifs ambitieux.
Il s'agit notamment de maintenir la biodiversité, de lutter contre le réchauffement climatique, de préserver les ressources de la planète, de combattre les pollutions terrestres et maritimes, ...
Tout cela ne se fera pas en un jour, c'est évident. Mais pour y arriver, il faut commencer dès maintenant, et il est également nécessaire d'y impliquer un maximum de citoyens.
Alors, dans cette perspective l'initiative "Menus Copenhague" a bien un sens : que des professionnels et des consommateurs s'impliquent un
minimum, et que la "philosophie écologique" imprègne nos gestes quotidiens.Bien sûr les restaurateurs dans leur ensemble n'ont pas joué le jeu de la TVA à 5,5%, mais le gouvernement s'en doutait bien quand il a mis en place cette promesse électorale.
Bien sûr les plus démunis ne fréquentent pas les restaurants (sauf celui que Coluche a mis en place), mais les établissements qui participent à l'action ne sont pas fréquentés que par des "bobos".
Si cette action était la seule proposée, elle serait effectivement bien médiocre et pas du tout à la hauteur des périls. Mais elle complète, pour ce simple domaine, des propositions pour les cantines collectives, des actions de mises en relation de producteurs et de consommateurs en circuit court, etc.
Pourquoi mettre en opposition cette "petite action", et la lutte contre la pauvreté ou contre les gaz à effet de serre?
Il s'agit d'un geste à visée locale, qui n'est en rien en contradiction avec des perspectives de changement global.
Ou alors il ne faut pas inciter les gens à changer de chaudière pour un système plus performant sur le plan énergétique. Cet investissement n'est pas accessible à tous, et il profite aux multinationales qui fabriquent des pompes à chaleur. Y aurait-il une logique à ne rien entreprendre dans le domaine des économies d'énergie en s'appuyant sur de tels arguments ?
Peut-être est-il plus correct d'attendre, mais attendre quoi ?
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Menus Copenhague
Des restaurants ardennais se mobilisent pour réaliser des menus Copenhague : les aliments qui vous seront servis sont produits à moins de 80 km de votre assiette !
Un menu a moins de 80km, c'est une manière inhabituelle de gérer notre budget alimentation. En effet, l'alimentation est un des postes "cachés" de dépenses énergétique qui composent notre quotidien. Nos habitudes alimentaires influent fortement sur notre consommation d'énergie .
Le transport des produits alimentaires sur des milliers de kilomètres pour les amener aux consommateurs contribue fortement aux émissions de GES. Transport entre le producteur, transformateur et lieu de vente : selon les modes de transport, les aliments auront une note plus ou moins salée en GES. Ainsi, le transport par avion est environ 40 fois plus émetteur que le transport par bateau ! Le transport routier (camions) est 4 fois plus émetteur que le transport ferroviaire et 6 fois plus que le transport fluvial.
Pour changer notre vision de l'alimentation, 7 restaurants ardennais ont décidé de mettre en place un menu à moins de 80km, collant ainsi à l'actualité de Copenhague.
La liste des restaurants
Elle sera complétée les 10 et 11 décembre ; les premiers restaurateurs sont :
A Charleville :
Lard des mets, rue Bourbon (03 24 32 38 07)
Le cochon qui louche, 31 rue Victoire Cousin (03 24 35 49 05)
La Clef des Champs, 33 rue du Moulin (03 24 56 17 50)A Buzancy :
L'Hôtel du Saumon, Place du Général Chanzy (03 24 30 02 42)A Haybes :
Le moulin Labotte, 52 rue Edmond Dromzart (03 24 41 13 44)A Rethel :
Le Régal&Vous, 3 boulevard de la 2ieme DI (03 24 38 24 13)
La Table de Sandorine, Zone de l'Etoile (03 24 38 31 35)A Sedan :
Au bon vieux temps, 3 Place de la Halle (03 24 29 03 70)A Vouziers :
La Cigale, 56 avenue Charles de Gaulle (03 24 71 89 73)
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Barrons la route au nucléaire !
NI NUCLÉAIRE, NI EFFET DE SERRE !
Campagne internationale 2009 - Sommet de Copenhague sur le climatsignez la pétition en ligne (cliquez ici)
12 décembre 2009 - Charleville-Mézières : Défilé
14h30, A coté de la place Ducale
Une banderole humaine, 25 personnes minimum, porteront chacune une lettre de : 'ni nucleaire, ni effet de serre'. Départ devant Charles de Gonzague, un tour par le marché de noël pour être vus et pour informer la population. Nous finirons devant le bureau d'EDF en le recouvrant du scotch et la preuve par une photo finale.
NOUS AVONS BESOIN DE VOUS TOUS.
Autre contact : Laurence COUTANT
E-mail : coutant.chabert@wanadoo.fr
Contact : Fabien Bahnweg - Sortir du Nucleaire Ardennes
bahnweg.fabien@orange.fr -
Causerie au coin de l'eau
Ce soir se déroulait aux "Tourelles" une projection commentée sur l'Aisne.
Cette soirée était programmée initialement pour annoncer un ouvrage de "Terres ardennaises" sur les rivières du département. Des raisons matérielles ont repoussé la sortie de ce livre au printemps 2010.
La conférence était malgré tout en pleine actualité, avec l'opposition qui se construit contre un barrage sur l'Aisne à Savigny.
Michel Coistia, qui a pris en charge la rédaction du chapitre dans l'ouvrage cité, a donc présenté et commenté un montage de diapositives.
Son exposé a été très complet et précis, en restant accessible et vivant. Les très nombreuses personnes présentes ont grandement apprécié la présentation.
Un conférencier qui se concentre
Beaucoup de monde dans la salleA la fin de l'exposé, la représentante de l'association de Savigny a brièvement pris la parole pour rappeler le sens de son combat.Elle a appelé à adhérer à l'association qui vient de se créer
Madame Corneille, porte-parole de l'association DSVA(défense sud vallée Aisne)A la suite de la causerie, les auditeurs ont pu se rendre à la salle d'exposition des Tourelles. Des clichés de Michel Coistia, et d'autres photographes, sont présentés et resteront accessibles plusieurs jours. Le verre de l'amitié a été servi aux personnes présentes.Le président de "Terres ardennaises", Jacques Lambert, a rappelé la sortie prochaine de l'ouvrage collectif sur les cours d'eaux ardennais.Il a annoncé le projet de déclassement d'un certain nombre de voies navigables, qui toucherait notre secteur. Une nouvelle plus que regrettable pour le développement du tourisme, et en contradiction avec des objectifs de développement durable.
Jacques Lambert, président de Terres ardennaises dans la salle d'exposition.L'association
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