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Propositions pour un renouvellement forestier adapté au changement climatique

Dans un contexte de réécriture des politiques forestières pour faire face aux crises conjointes du changement climatique et de l’érosion de la biodiversité, le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire publie un rapport intitulé “Objectif Forêt” aux contours flous et à la destination inconnue. En lieu et place d’une stratégie, le ministère livre ici un document incomplet et trompeur sur l’état des dissensus entre la filière, la société civile et le Gouvernement. France Nature Environnement, la LPO, le Comité Français de l’UICN, les Réserves Naturelles de France, le WWF et Canopée livrent leur analyse et leurs recommandations pour une véritable stratégie de renouvellement des forêts.

En réunissant les représentant·es de la filière et de la société civile au printemps 2023, le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire promettait une stratégie de renouvellement des forêts adaptée aux crises du changement climatique et de l’érosion de la biodiversité, tout en assurant un soutien économique à la filière forêt-bois. Malgré de nombreux dissensus exprimés lors des réunions de consultation, le ministère a fait le choix de publier un rapport monolithique, ne faisant l’exposé que de certaines positions – potentiellement dévastatrices d’un point de vue écologique – en occultant les divergences d’opinion et les avis scientifiques contraires.

 

Les associations de protection de l’environnement demandent aujourd’hui au Gouvernement un réel respect du processus de concertation, et la publication d’une stratégie incluant notamment :

  • La création d’un dispositif de suivi de l’état écologique des forêts au regard des pratiques sylvicoles de coupes et de plantations ;
  • La justification des chiffres et projections sur les peuplements forestiers dits “vulnérables” ;
  • La restriction des coupes rases et plantations en ultime recours et sur de petites surfaces, au risque d’aggraver le changement climatique et l’érosion de la biodiversité ;
  • L’incitation forte aux pratiques de sylviculture durable incluant le mélange des essences d’arbres (résineux et feuillus) et le maintien d’un couvert végétal pour la préservation des sols ;
  • Le conditionnement des aides publiques au principe de non-régression de la biodiversité et au maintien d’éléments écologiques indispensables à la biodiversité et à la pérennité de la forêt ;
  • La mise en œuvre du principe de précaution dans l’anticipation des recommandations à venir via les plans nationaux d’actions pour les sols et les forêts subnaturelles.

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Image par Aurelou de Pixabay

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