Après avoir réformé la carte judiciaire, la carte militaire et avoir mis en place la réforme hospitalière, notre président pense déjà à la réforme d'après . : "Je pense que 2009 doit être l'occasion d'une réflexion, d'un débat et d'une concertation approfondis sur la question des communes, des communautés de communes, des départements et des régions."
Il faut dire qu'en 2010 auront lieu les élections régionales, et que l'UMP n'a toujours pas digéré sa défaite du scrutin précédent .
Des pistes sont explorées, faisant l'objet de fuites organisées : les conseillers généraux et régionaux pourraient être élus le même jour, la région devenant une sorte de communauté de départements . Par ailleurs, les conseillers communautaires (qui siègent dans les communautés de communes) pourraient être élus au scrutin direct, et non plus au sein des conseils municipaux . Tout cela pour donner quelles compétences à chaque échelon, et quels moyens pour exercer ces compétences ?
Dans notre secteur, la communauté de communes recouvre le même territoire que le pays . Celui-ci a la particularité de comporter des membres non élus (venant de la"société civile") et de ne pas avoir de budget : ses avis ou priorités doivent être repris par d'autres pour prendre forme . Ces deux structures sont très proches, et doivent travailler en complémentarité .
Le pays est sensé représenter un territoire homogène, lieu de vie d'une population donnée . Par la volonté locale, il doit faire émerger des projets et une solidarité de terrain . Ceci étant défini, on peut être surpris de constater certaines choses concrètes: les collégiens de Machault vont à Attigny (hors communauté), on veut définir une politique touristique de l'Argonne avec la Meuse et la Marne, la réforme (une de plus) des services fiscaux souhaite rattacher Le Chesne à Attigny, la carte sanitaire met le sud-Ardennes avec la Marne . Toutes ces "dérogations" rendent les choses plus confuses et affaiblissent un pays qui doit faire sa place au soleil .
Il doit, avec la communauté de commune, être un partenaire essentiel de l'aménagement du territoire de l'Argonne ardennaise . Il faut qu'il donne son avis et qu'il se fasse entendre sur des grands aménagements envisagés : voies routières (où en est la 4 voies ?) , enfouissement des déchets nucléaires localement (pour ou contre ), aire de sur-stockage des crues de l'Aisne (et Natura 2000), pour n'en citer que quelques uns .
Car si la réforme aboutit, une des rares choses dont on peut être sur, c'est que la position des communautés de communes (et des Pays) va se trouver confortée .
choix soient validés . Deux sites seraient retenus, un en aval et un en amont de Vouziers . Ces décisions semblent prises sans beaucoup d'informations ou de concertations vis à vis des collectivités locales et des populations concernées . Voici les infos disponibles, d'après le site actu-environnement . (cliquer sur le lien) .
fait : le premier ministre a rappelé que l'armée n'avait pas pour rôle de faire de l'aménagement du territoire . Comment expliquer l'exception pour ce site ? L'excellence de la défense présentée par les élus ? Ce facteur n'a pu avoir qu' un rôle secondaire, les élus de la Marne de l'Aisne de la Meuse ne sont pas des demeurés .
une réalité plus concrète ? La question mérite d'être posée .
autoroute Charleville-Rocroi va être utile au développement de Givet ? On avait cru comprendre depuis le" Grenelle " de l'environnement que la construction d'autoroutes était stoppée, sauf rares exceptions(contournement de grandes villes ) . Que devient la priorité aux transports en communs ? Il faut avoir roulé sur l'axe amenant à Rocroi pour comprendre qu'une autoroute ne pourrait se justifier que par un accroissement considérable du trafic routier : c'est l'inverse de la politique "écologique" annoncée . On rejoint les engagements pour les énergies renouvelables et la décision de construire une deuxième centrale EPR . De grands principes, vite oubliés dans les faits .
proche de Sarkosy, d'un point de vue personnel, et également pour les choix politiques .

centrale de Cruas
surprises à l'occasion de la présentation de ses résultats du premier semestre: un "résultat net estimé" de 1,467 milliard d'euros, une marge opérationnelle de 4,1% contre 3,5% au premier semestre 2007, pour un chiffre d'affaires en hausse de 2,3% à près de 21 milliards d'euros.
peut-être unique ) d'exister est de faire du bénéfice, les ouvriers et employés n'étant que des "variables d'ajustement" .