L'annonce du nouveau gouvernement Fillon confirme que les élections approchent.
Les poids lourds de l'Ump monopolisent les postes au sein de l'équipe Fillon bis. On note l'entrée de Xavier Bertrand, responsable en titre du parti sarkoziste, qui prend la place de Roseline Bachelot à la santé et cumule avec le travail et l'emploi (il n'y pas de chômage en France, juste des problèmes d'emploi).
Alain Juppé fait son grand retour, il avait pourtant promis aux Bordelais de se consacrer uniquement à
sa ville. Mais enfin, il faut savoir se sacrifier pour des intérêts supérieurs. Il a été responsable du RPR sous Chirac, et a été condamné dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris. Heureusement pour lui qu'il n'est pas étranger, il aurait peut-être été expulsé. Voici un extrait du jugement du tribunal de Nanterre :"(...)que la nature des faits commis est insupportable au corps social comme contraire à la volonté générale exprimée par la loi ; qu’agissant ainsi, Alain Juppé a, alors qu’il était investi d’un mandat électif public, trompé la confiance du peuple souverain."
On note la disparition des ministres d'ouverture, Bernard Kouchner, Fadela Amara, Rama Yade et Jean-Marie Bockel, nous ne mettons pas Eric Besson dans ce cadre, puisqu'il relève plus directement de la catégorie des ministres de trahison.
Encore une preuve de la raison très électorale de ce remaniement : Brice Hortefeux reste à l'intérieur et aura une place d'adjoint auprès de Copé qui prend la tête de l'UMP. Voilà un positionnement très favorable pour préparer des élections.
Eric Woerth a été prié poliment de quitter la place : deux explications possibles, soit la réforme des retraites est un échec, soit il y a trop d'affaires accrochées à sa personne.
Enfin, à partir de ce soir, beaucoup de Français vont se sentir beaucoup mieux : il ne fait aucun doute que leurs préoccupations sur l'emploi, le pouvoir d'achat, la santé, etc., vont être une priorité absolue pour la nouvelle équipe gouvernementale.

Le porte-parole du
François Hollande déclare :
François Fillon doit effectuer une bonne dizaine de déplacements de campagne d'ici au scrutin des 14 et 21 mars. Attendu en PACA et en Pays de la Loire, il a prévu d'aller soutenir Hervé Novelli dans le Centre, l'une des rares régions « gagnables » par la droite, entre les deux tours. Mais il n'a pas été convié en Champagne-Ardennes, autre régions « gagnable », par le candidat Jean-Luc Warsmann. « Il fait une campagne très locale et on respecte son souhait », dit-on à Matignon.
Résultat, une dizaine d'interpellations et quatre passages en comparution immédiate. Les condamnés risquent de voir leur avenir professionnel compromis, alors que de nombreux témoignages confirme que la manifestation n'était pas violente.
