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  • Égypte : les forces de sécurité doivent éviter un nouveau bain de sang

    En politique, comme dans toutes les actions menées par l'homme, il n'est pas toujours possible de définir le camp des "bons" et celui des "méchants".

    Dans la majorité des cas, on peut appliquer une grille de valeurs que l'on considère comme fondamentales. Mais parfois la situation est si particulière que les jugements habituels semblent impuissants à définir une position claire. Ainsi en Egypte, les fondamentalistes que sont les "Frères Musulmans" ont une lecture rigide du Coran et veulent l'imposer à toute la société. Mais le camp d'en face s'appuie sur les militaires qui viennent faire la preuve d'une brutalité incroyable dans la répression de manifestations. La suite des événements apparait particulièrement inquiétante, les deux forces opposées ne semblant pas disposées à reculer.

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    Voici une analyse d'Amnesty International, basée sur leur critère essentiel qui est le respect des Droits de l'Homme .

     

    Les forces de sécurité doivent de toute urgence prendre des mesures pour que le sang cesse de couler alors que des nouvelles manifestations sont annoncées en Egypte. L’organisation s’emploie à vérifier sur le terrain toutes les atteintes aux droits humains qui pourraient avoir été commises.

    Le bilan du dispersement du sit-in en faveur de Mohamed Morsi au Caire mercredi 14 août est catastrophique. Plusieurs centaines de personnes sont mortes et des milliers sont blessées. Des églises, commerces et maisons coptes ont été attaqués. Les autorités ont décrété l’état d’urgence ainsi qu’un couvre-feu dans 14 des 27 gouvernorats de l’Egypte.

    Les forces de sécurité ont pour devoir d’éviter de nouvelles pertes humaines. Ce doit être leur priorité immédiate.

    Une enquête indépendante et impartiale sur les violences commises doit également être menée. Cependant, des enquêtes précédentes concernant les abus commis par les forces de sécurité et l'armée depuis le soulèvement de 2011 n’ont pas permis de rendre justice aux victimes de violations des droits humains.

    Seulement trois membres de l'armée et quelques agents de sécurité ont été reconnus coupables d’avoir tué  des manifestants depuis la « révolution du 25 janvier » en 2011.

    Les autorités égyptiennes doivent accueillir des missions d’enquête des Nations unies, particulièrement le Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires.  Elles doivent également prendre des mesures pour améliorer la sécurité des chrétiens et des autres minorités dans le pays.

    L’état d’urgence annoncé pour une durée d’un mois doit respecter les droits fondamentaux des citoyens. Sous le régime de Hosni Moubarak, les autorités ont régulièrement utilisé ce pouvoir pour abroger l’état de droit et commettre des violations des droits humains en toute impunité.



    Halte aux violences sexuelles :

    agissez pour les femmes en Egypte

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  • Frères musulmans : victoire électorale et défaite politique ?

    Les échéancers électorales ne concernaient pas que la France ce dimanche.

    En Grèce et en Egypte des élections de grande importance ont eu lieu.

    Voici un extrait de l'analyse du Monde Diplomatique sur les présidentielles égyptiennes.

    Le second tour de l’élection présidentielle semble avoir donné la victoire au candidat des Frères musulmans Mohammed Morsi, qui aurait obtenu plus de 52 % des votes contre 48 % pour son rival, l’ancien général Ahmed Chafik. Cette élection infirme la plupart des prévisions que j’ai pu entendre, formulées par des journalistes ou des intellectuels libéraux, encore une fois incapables de comprendre la réalité du fait politique islamiste. Pourtant, malgré cette victoire, les Frères ne peuvent être satisfaits. Leur candidat n’aura que peu de prérogatives, l’essentiel de celles-ci restant entre les mains du Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui ne semble pas décidé à un vrai tranfert du pouvoir vers les autorités civiles. Et l’organisation a subi de graves reculs durant ces derniers mois, dont elle est pleinement responsable : son candidat Morsi a obtenu au premier tour de la présidentielle cinq millions de voix, la moitié du score obtenu par les Frères aux élections législatives.

     

    La suite sur le Monde Diplomatique.net

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  • Egypte : la situation reste tendue pour les manifestants

     

    Non à la répression, oui au respect des droits humains

    (Communiqué de Amnesty International)


    Le mouvement de protestation se poursuit dans toute l'Égypte. Les manifestants demandent une grande réforme politique et le respect des droits humains, ainsi que la fin de la corruption, de la pauvreté et des violences policières.

    Ceux qui protestent demandent que les choses changent, mais leur droit de manifester pacifiquement tahrir4fev11_300_214.jpgn'est pas respecté.

    Ils ont été la cible d'attaques violentes de partisans du gouvernement, et les autorités égyptiennes n'ont pas protégé leur droit à la liberté d'expression et de réunion.
    Des défenseurs des droits humains et des journalistes ont été harcelés et arrêtés dans le cadre de la répression brutale exercée par les forces de sécurité, dont la police militaire, pour empêcher les médias indépendants de donner des informations sur les troubles dans le pays.

    Les Égyptiens doivent pouvoir faire entendre leur voix et manifester pacifiquement.

    Les journalistes et ceux qui militent en faveur des droits humains doivent pouvoir agir sans craindre d'être harcelés ou intimidés. Arrêter ces personnes prive le reste du monde d'informations cruciales et augmente le risque que des violations des droits humains ne soient commises en toute impunité.