La mobilisation unitaire des syndicats ne faiblit pas. Ces organisations n'ont pourtant pas l'habitude de maintenir une unité au niveau national, sur une durée prolongée . Il faut dire que le gouvernement et le patronat sont durs d'oreille face aux revendication des salariés. Le gouvernement en est réduit à faire passer des messages dans les médias pour faire savoir que ses mesures vont bientôt faire leur effet. Pour le moment, ce sont surtout les effets de la crise qui sont perçus par chacun . Déjà on annonce une baisse des prévisions de départ en vacances pour l'été prochain :C'est dire l'état d'esprit pessimiste et les difficultés vécues qui sont partagés par beaucoup. Voici l'analyse du site "orange.fr":
Ce 1er mai unitaire sera une première. "Depuis la Libération, il n'y a jamais eu de 1er mai avec tous les syndicats dans le même cortège", a
affirmé à l'AFP René Mouriaux, chercheur en sciences sociales spécialiste des syndicats.
Traditionnellement, la CFTC et FO ont chacune l'habitude de défiler de leur côté pour affirmer leur identité. La CFE-CGC reste, elle, à l'écart de ces défilés.
Même lors de l'élection présidentielle de 2002, contre la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour, la CFTC n'avait pas fait cortège commun pour le 1er mai. FO avait renoncé à son défilé, pour la seule fois depuis sa scission avec la CGT en 1948. Elle avait manifesté avec les autres organisations, mais ne s'était pas jointe à la plate-forme commune de revendications syndicales.
La date du 1er mai apparaissait comme le plus petit dénominateur commun entre les partisans d'une nouvelle mobilisation large et rapide et ceux qui ne souhaitent pas multiplier les journées d'action synonymes de perte de revenus pour les salariés.
A l'Elysée un peu plus tôt, le secrétaire général de la CFDT François Chérèque, au terme de deux heures de réunion avec M. Sarkozy s'était plaint que "des annonces qui ont été faites le 18 février au sommet social, il n'y ait quasiment rien de mis en oeuvre".
Le chef de l'Etat a précisé qu'il installerait "dans les prochains jours le fonds d'intervention sociale", dont il avait annoncé ce jour-là la création.
"Il faut que sur les revendications sociales, ça avance beaucoup plus vite", a insisté Jean-Claude Mailly.
Toutes les organisations soulignent la nécessité d'inscrire le mouvement social dans la durée.
A la sortie de l'Elysée, François Chérèque avait rappelé que "les conséquences sociales de la crise seront longues". "Un 1er mai, certainement, et après ?", avait-il lancé





postures idéologiques sans rapport ni commune mesure avec les problèmes posés à la population, la journée du 19 mars entend rassembler à nouveau contre l’accaparement des richesses, les privilèges destructeurs des marchés financiers et boursiers, les injustices sociales toujours plus nombreuses et cruelles qui en découlent.
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