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Démographie : une hausse en trompe-l’œil

L'INSSE nous donne les chiffres de population de la France en 2018, voici son constat :

Au 1er janvier 2019, la France compte près de 67 millions d’habitants. Au cours de l’année 2018, la population a augmenté de 0,30 %. Comme les années précédentes, cette progression est principalement due au solde naturel (+ 144 000 personnes), différence entre les nombres de naissances et de décès, bien que ce solde soit historiquement bas.

En 2018, 758 000 bébés sont nés en France, soit 12 000 de moins qu’en 2017. Il s’agit de la quatrième année consécutive de baisse. L’indicateur conjoncturel de fécondité s’établit à 1,87 enfant par femme en 2018. Il recule depuis quatre ans, mais la baisse ralentit. Il retrouve son niveau de 2002. La France reste encore en 2016 le pays le plus fécond de l’Union européenne.

En 2018, le nombre de décès s’établit à 614 000, soit 8 000 de plus qu’en 2017. L’espérance de vie à la naissance s’établit à 85,3 ans pour les femmes et 79,4 ans pour les hommes.La France est l’un des pays européens où les femmes vivent le plus longtemps, alors qu’elle n’est qu’en neuvième position pour les hommes.

Les chiffres des naissances sont en diminution depuis plusieurs années, et on retient surtout un taux de fécondité en baisse. Pour simplement maintenir une population stable, il faut que ce taux atteigne 2,1, enfants par femme en moyenne. Tant que les hommes ne porteront pas d'enfants, ce seront toujours les femmes qui feront naître de nouveaux citoyens. Il  faut donc au moins deux successeurs pour chaque couple (et deux naissances par femme) pour laisser stable une population. Le taux de fécondité actuel est de 1,87, largement en dessous du taux de 2,1. Une remontée de ce taux parait peu probable, si on considère son évolution ces dernières années.

Par ailleurs, le nombre de décès augmente, du fait du vieillissement de la population. L'INSEE constate donc un solde naturel historiquement bas (nombre des naissances moins nombre des décès). Le solde migratoire ne modifie pas significativement cette tendance. La pyramide des âges montre cet état de fait, avec une base des nouvelles générations plus étroite qu'au niveau des générations antérieures.

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Localement, l'évolution est aggravée par un solde migratoire négatif, les jeunes étudiants ou actifs étant nombreux à quitter leur région d'origine. Contrairement à la France entière, on peut constater des pertes de population affectant des villes ou des collectivités territoriales (départements).

Voici une carte concernant la Région Grand Est :

population Grand Est 01.2019.jpg

En bleu, apparaissent les territoires en baisse de population, l'Argonne étant largement impactée par cette diminution.

Rien ne semble donc indiquer que la baisse des habitants de Vouziers, et plus largement de son arrondissement et même du département des Ardennes, puisse s'inverser dans les années à venir. Cette évolution n'est pas forcément dramatique, mais il serait préjudiciable de ne pas tenir compte de ces tendances pour la mise en place de stratégies à proposer dans de nombreux domaines (logement, santé, emploi, social, transport, éducation, etc )

 

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