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pegasus

  • Affaire Pegasus : quelles avancées depuis le scandale des révélations ?

    L’affaire Pegasus a été un événement majeur au début de l’été : une semaine de révélations, d’une ampleur mondiale, sur un système de cybersurveillance ciblée. Depuis, que s’est -il passé ? Des mesures ont-elles été adoptées ? Quelles sont les réponses apportées par les Etats ? Y-a-t-il eu de nouvelles révélations ? Décryptage.

     

    Fin juillet 2021, le Projet Pegasus dévoile un scandale de surveillance numérique ciblée mondiale : le logiciel de pointe de la société israélienne NSO Group, a été vendu à des Etats qui ont utilisé Pegasus pour cibler illégalement des journalistes, des militants, des avocats ou des responsables politiques. Un outil théoriquement prévu pour la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, mais détourné pour espionner. Parmi les clients de NSO Group, figurent des Etats comme l’Arabie saoudite, la Hongrie, ou encore le Maroc, dont les bilans en matière de droits humains sont extrêmement préoccupants.

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  • Soutien aux prisonniers politiques marocains Omar Radi et Soulaiman Raissouni, à leurs familles et ami·es

    Publié le 6 août par Myriam Bourgy , Pauline Imbach sur le site du CATDM

    Le monde semble découvrir à travers « Pegasus », le logiciel israélien au cœur d’un des plus graves scandales d’espionnage de la décennie, que le pouvoir marocain bafoue allégrement les droits humains, la liberté d’expression ou celle de la presse.

    Aujourd’hui pourtant, ces droits n’existent plus au Maroc. Si les journalistes Omar Radi, surveillé par Pégasus, et Soulaiman Raissouni sont en prison, c’est justement parce qu’ils ont vu et dénoncé le durcissement autoritaire de leur pays. Ils ont refusé, comme de nombreux journalistes marocains, de se soumettre et de se taire. Le dossier Pegasus prouve qu’Omar et Soulaiman sont des lanceurs d’alerte et que leur combat dépasse largement les frontières du Maroc.

    Omar Radi est notre ami. Nous nous sommes rencontrés en 2007 et avons travaillé ensemble au sein du réseau international CADTM (Comité pour l’abolition des dettes illégitimes). Journaliste d’investigation, voix critique que le pouvoir marocain veut faire taire à tout prix, il a été condamné lundi 19 juillet 2021 à 6 ans de prison ferme au terme d’une parodie de procès. Nous ne connaissons pas personnellement Soulaiman Raissouni, le rédacteur en chef du quotidien « Akhbar Al Yaoum ». Emprisonné depuis mai 2020, codétenu d’Omar Radi, Soulaiman a été condamné à 5 ans de prison ferme à l’issue d’un procès inéquitable. C’est au fil de sa détention qu’il est devenu, en quelque sorte, notre ami. Comme Omar, nous pensons à lui quotidiennement, nous nous inquiétons de son état de santé et avons peur aujourd’hui pour sa vie. Après 11 mois de détention préventive, Soulaiman a démarré le 8 avril dernier, une grève de la faim illimitée.

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