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maraichage

  • Les petites fermes en fruits et légumes ne doivent pas être exclues du plan CASI

    Communiqué de la Confédération Paysanne publié le 23.09.2026

    Le maraîchage et l'arboriculture ont été durement frappés par la canicule de cet été : Interfel, l'interprofession des fruits et légumes frais, évalue les pertes de production entre 20 et 50 %, pouvant atteindre 100 %, dans une note relayée au cabinet de la Ministre de l'agriculture fin août.

     

    Face à cette urgence, les réponses portées par le plan CASI et par FranceAgriMer sont très en-deçà des besoins. Pire, elles organisent l'exclusion des systèmes maraîchers et arboricoles installés sur de petites surfaces, ceux-là mêmes qui ont le plus besoin d'être soutenus.

    Alors que la Ministre de l'agriculture avait annoncé que le maraîchage ferait partie des critères de fléchage de l'enveloppe, certains départements instaurent des planchers de surface qui excluent de fait les plus petites fermes (Ariège, Drôme). Ces planchers ne tiennent pas du tout compte de la réalité de ce secteur. Une étude récemment publiée par FranceAgriMer et Interfel[1] établit que 58 % des exploitations qui cultivent des fruits et légumes le font sur moins de 3 hectares. Contrairement à l'idée reçue selon laquelle ces fermes ne seraient pas rentables ; ces fermes sont souvent très rentables à l'hectare, participant ainsi pleinement à la souveraineté alimentaire. Pourtant, elles ne sont pas reconnues par les aides PAC*, majoritairement calculées à la surface, qui favorisent mécaniquement les grandes structures.

    D'autres départements excluent purement et simplement les fermes qui ne sont pas bénéficiaires de l'aide PAC* « petit maraîchage » (Vienne), que très peu de maraicher·ères obtiennent du fait des modalités très contraignantes de cette aide.

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  • Fruits et légumes : le plan souveraineté laisse les producteur·trices seul·es face aux importations

    Communiqué de la Confédération paysanne le 01.03.2023.

    Le plan de souveraineté alimentaire pour la filière fruits et légumes, présenté ce matin au Salon de l’agriculture, manque complètement sa cible. Pourtant, le constant partagé est alarmant : 40% des légumes frais consommés en France sont importés et on atteint les 60% pour les fruits !

     

    A ce constat, le ministère répond « compétitivité ». Nous voulons d'abord parler de revenu des producteurs et productrices. Il faut sortir de cette course à la compétitivité et s'engager sur la protection contre le libre-échange pour que la filière soit rémunératrice. C'est pourquoi, au cours de la concertation menée au sein de l'interprofession Interfel, la Confédération paysanne a porté sa proposition de prix minimum d'entrée. Ils seraient appliqués sur les fruits et légumes importés pour garantir aux producteur·trices une protection contre le dumping social intra-européen.

     

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  • Irriguer oui, mais pour quoi faire ?

    La Confédération paysanne n’est, bien sûr, pas contre l’irrigation. Mais elle est contre l’accaparement de la ressource en eau par une minorité, fuite en avant d’un modèle à bout de souffle, au détriment de l’intérêt général. Pour elle, le changement de modèle agricole est la seule réponse à une bonne gestion quantitative et qualitative de l’eau dans nos territoires, aussi divers soient-ils. Dans un dossier de 9 pages publié dans son numéro de mars, Campagnes solidaires, le journal de la Confédération paysanne, analyse la situation et les besoins afin de proposer une irrigation compatible avec l'agriculture et les écosystèmes.

     

    Depuis une quinzaine d'années, la gestion de l'eau et le partage de la ressource sont sources de tensions dans les territoires (barrages de Sivens, « lac » de Caussade...). Les projets de « bassines » – réserves  d'eau géantes, sur 10 hectares en moyenne, entourées de hautes digues –  se multiplient dans différentes régions, en particulier dans l'Ouest. En Rhône-Alpes, on n'est pas épargnés par les projets de retenues, soit-disant au profit des agriculteurs, mais en réalité surtout dédiés à la neige de culture dans les montagnes de Savoie ou Haute-Savoie.

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