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  • Fin de Droits

    Le problème des chômeurs en fin de droits risque de devenir explosif dans les prochains mois.

     

    _panneau.jpgOn apprend ce jour que le nombre de chômeurs a augmenté ou diminué, selon les critères que l'on choisit.  Il est certain que l'on compte environ 4 millions de chômeurs en France, et que la tendance n'est pas à une baisse rapide.

    Comme nous l'avons écrit dans une note précédente, de cette multitude de personnes sans emploi va ressortir un grand nombre de fin de droits dans le courant de cette année. Le chômage dure, et la période d'indemnisation n'est pas éternelle.

    Ceux qui pensent que des salariés restent au chômage car leur situation est confortable feraient bien de s'intéresser au sort des "fin de droits".

    Le patronat ne veut pas prolonger la période indemnisée (cela coûte trop cher pour les entreprises !), les caisses de l'état sont vides, la solidarité des associations caritative a ses limites. Le problème est pour demain, et il semble bien que personne n'ait anticipé la recherche d'une solution.

    France Info a consacré une enquête sur les travailleurs en fin de droits à Bogny sur Meuse. Vous pouvez écouter ce reportage par ce lien.


  • Régionales : les listes se mettent en place

    Dans les Ardennes comme dans toute la France, les listes se mettent en place pour les régionales du mois de mars.

     

     

     

    Le dernier sondage du jour (IFOP du 26/01) donne une remontée du vote PS, mais  dans beaucoup de régions le scrutin sera probablement serré, et donc l'issue incertaine jusqu'au bout.

    L'UMP ayant pratiquement tout perdu aux dernières régionales est au moins assurée de ne pas faire pire. Dans l'opposition, c'est le duel Parti Socialiste contre Europe Écologie qui retient l'attention des media. Le score du FN pourrait être honorable, dans la mesure où l'on puisse 07.jpgrapprocher cet adjectif de la formation de J-M Le Pen.

    Le Modem semble stagner à un niveau médiocre.

    Quant au Front de Gauche et au NPA, ils se présentent divisés dans la majorité des régions. Conséquence de cette division ou pas: les scores de l'un comme de l'autre sont mesurés comme modestes.

     

    Dans les Ardennes, Jean-Paul Bachy emmène une liste PS-PC, pour tenter de conserver la région.

    Europe Ecologie verra sa liste conduite par Christophe Dumont, un neveu du "père de l'écologie", René Dumont.

    Le NPA et le Parti de Gauche font liste commune, le PC ayant intégré la liste Bachy au premier tour, il n'y a pas de Front de Gauche dans les Ardennes pour cette élection.

    Chacun commence à lancer la machine électorale, les choses "sérieuses" vont pouvoir commencer.

     

  • L'essence de l'art

    L"Aire des Ardennes, Woinic", voilà le nom qui a été donné à l'aire de service de l'A34.

     

    Attention.jpgCet équipement vient d'être inauguré  par le président du conseil général, le préfet et tout ce qui compte vraiment dans le département (enfin, on n'y était pas). Il manquait également le sculpteur qui a créé Woinic, ce qui faisait un peu bizarre.

    En relisant l'excellent discours du président Huré, on s'aperçoit qu'il félicite Total pour son aménagement avec force de qualificatifs, mais qu'Éric Sléziak est totalement absent de son propos.

    Bien sûr, c'est l'aire de service qui était mise en valeur ce jour, mais ce n'était pas très raffiné d'oublier l'artiste qui a réalisé l'œuvre qui donne son nom à l'ensemble.

    Notre (monumental) confrère L'union donne l'explication de cette  double absence :

    En fait, Éric Sléziak est en froid avec les autorités locales. Il leur reproche de ne pas l'avoir soutenu lors 400_F_7665645_Hd4IdM0cpGnqXGmZaa05LOSMHZPOhoOp.jpgd'ennuis avec la gendarmerie (un contrôle positif d'alcool au volant).

    Il a donc refusé de venir à Saulces-Monclin, et a disparu des discours officiels. Pauvre artiste, mais comment ta création est-elle utilisée ?

    A se demander si, au total, l'essence de l'art ne serait pas de faire surgir des pompes à carburants au milieu des champs de betteraves.

     

  • Le droit d'asile à nouveau bafoué

    Eric Besson et le gouvernement, obsédés par la politique du chiffre pour l'expulsion des immigrés, en oublient le droit d'asile.

     


    Les organisations soussignées dénoncent l'arrestation et les mesures d'expulsion (reconduite à la frontière) prises à l'encontre de la centaine d'exilés débarqués le 22 janvier à Bonifacio (Corse). Dès leur prise en charge dans un gymnase de la ville réquisitionné, ils ont été détenus, sans pouvoir recevoir de visite, hormis les personnes introduites par la police pour une assistance humanitaire, jusqu'à leur transfert - certains d'entre eux menottes aux mains - par autocar le lendemain, 23 janvier, vers des avions qui les ont conduits dans des centres de rétention administrative (CRA) - éparpillés sur le continent, où ils étaient toujours privés de liberté. Les demandeurs d'asile ont droit au séjour provisoire le temps qu'il soit répondu à leur demande. La France est signataire de la Convention de Genève sur les réfugiés, qui la lie, et droit_asile-d370f.1238531077.gifinterdit les mesures de renvoi dans leur pays d'origine qui ont pourtant été immédiatement prononcées.


    Non seulement les intéressés ont été abusivement détenus sous le régime de la rétention administrative, mais les conditions de cette rétention, comme les conditions et la durée des transferts vers le continent, les ont mis dans l'incapacité d'exercer correctement les droits qui leurs sont en théorie concédés dans cette situation: notification des décisions dans une langue comprise, possibilité de rencontrer un avocat ou une association, d'exercer des recours...

    Il apparaît dans cette affaire, et une fois de plus, que la précipitation de l'administration à décider d'éloigner des demandeurs d'asile avant d'enregistrer leur requête visait à les condamner à une procédure inéquitable, dite « prioritaire », ce qui constitue un véritable détournement de la loi. Comment, en effet, expliquer en toute clarté, avec toutes preuves utiles, les risques encourus dans son pays d'origine et les raisons de le fuir, en situation d'internement, dans un délai obligatoire de cinq jours, sans l'assistance d'interprètes... Cela relève de la science-fiction.


    Ces illégalités sont d'autant plus graves qu'elles concernent aussi des enfants, pareillement détenus, et auxquels une protection et une attention spécifiques sont dues en application de la loi et des engagements internationaux de la France. Le droit d'asile est un droit fondamental ; la France a choisi de le bafouer. Les organisations signataires demandent par conséquent la mise en liberté immédiate des demandeurs d'asile transférés de Corse, et leur prise en charge dans le cadre de la procédure normale applicable, impliquant normalement leur hébergement et accompagnement dans des centres d'accueil pour
    demandeurs d'asile. C'est d'ailleurs ce que viennent de décider les juges de Nîmes et de Rennes, en refusant de prolonger leur rétention, sanctionnant ainsi qu'il fallait s'y attendre l'action illégale de l'administration.


    SIGNATAIRES :
    L'ADDE, Amnesty International France, L'ANAFÉ, European Legal Network for Asylum (ELENA),
    Le GISTI, La LDH, Le SAF, Le SM