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On aurait pu croire que l'archevêque de Recife avait pris une position qui n'engageait que lui, en condamnant l'avortement d'une fillette de 9 ans violée par son beau-père. Dans ce cas précis, la grossesse(des jumeaux) mettait gravement en péril la vie de la petite fille (35 Kg ), et au-delà de considérations théologiques sur le début de la vie, la protection de son existence est une évidence . Pas pour l'archevêque de Recife, qui l'excommunie, avec sa mère et l'équipe médicale qui les a pris en charge .
Dans le très catholique Brésil, l'avortement est légal quand il y a eu viol, ou que la vie de la mère est en danger : les deux circonstances étaient réunies. Mais pour l'archevêque, "les lois divines sont au-dessus des lois humaines". Quelle belle négation de la démocratie, et une porte ouverte à tous les intégrismes .
Au Vatican, la hiérarchie approuve la position de l'archevêque.Voici rapportée par "Libération" les déclarations du préfet de la congrégation des évêques :
«C’est un triste cas, mais le vrai problème est que les jumeaux conçus étaient deux personnes innocentes, qui avaient le droit de vivre et qui ne pouvaient pas être supprimées», a déclaré Mgr Re(photo ci-contre), qui est également président de la Commission pontificale pour l’Amérique latine. «Il faut toujours protéger la vie, l’attaque contre l’Eglise brésilienne est injustifiée.»
«L’excommunication pour ceux qui ont provoqué l’avortement est juste», car cette opération constitue «toujours la suppression d’une vie innocente», a commenté le préfet de la congrégation pour les évêques, notamment compétent pour élire des évêques.
Voilà un homme qui sait reconnaître les vrais problèmes . On comprend qu'à l'inverse, le viol de la fillette et le risque pour sa vie n'étaient que des faux problèmes .
La FNE alerte sur un projet qui classerait à nouveau la martre et la belette pami les nuisibles, donc bons à abattre . Elles avaient été sortie de la liste en 2008 : qu' auraient-elles bien pu faire de nouveau depuis cette date ?
On pourrait avoir l'avis localement du CERFE, où travaillent des chercheurs spécialistes en comportement animal . La FNE signale que le museum d'histoire naturelle a entrepris une étude sur ces animaux, et elle demande de tenir compte de ses conclusions avant de prendre une décision . Voici le communiqué de la FNE :
Le Conseil National de la Chasse et de la Faune Sauvage (CNCFS) examinera demain mercredi 11 mars un projet d'arrêté ministériel qui classerait à nouveau la martre et la belette sur la liste nationale des espèces dites « nuisibles ». France Nature Environnement s'oppose à cette mesure qui ne repose sur aucune justification biologique et demande au ministre d'attendre les conclusions de l'étude commandée au Muséum National d'Histoire Naturelle sur ces deux espèces.
La martre et la belette sont deux mustélidés dont le régime alimentaire est essentiellement constitué de rongeurs, ce qui en fait d'excellents auxiliaires de l'agriculture. Ces deux espèces ne posent aucun problème vis-à-vis de la santé et de la sécurité publique, et aucun dommage important, ni aux activités agricoles ou forestières, ni à la faune et la flore, ne peuvent leur être imputées.
Sous la pression des chasseurs
Pour ces raisons, elles ont été retirées de la liste des espèces « nuisibles » en décembre 2008. Or, cédant aux revendications des piégeurs et des chasseurs, le ministre de l'écologie Jean-Louis Borloo s'apprête à revenir sur cette décision, alors même qu'il a commandé au Muséum une étude scientifique sur la martre et la belette, qui doit être rendue le 15 mai. Le même scénario s'est déjà déroulé en 2002 pour la martre, la belette et le putois, et les arguments en faveur du déclassement de ces trois espèces étaient déjà sans ambiguïté.
Pour Dominique Py, responsable de la thématique Faune Sauvage à FNE : « il s'agit d'un geste politique en faveur du monde cynégétique, ignorant les avis scientifiques. Nous demandons au ministre de retirer ce projet d'arrêté dans l'attente des conclusions de l'étude conduite par le Muséum. »
Après la mobilisation très importante du 29 janvier, la journée du 19 mars s'annonce également comme un temps fort . Les organisations syndicales ont réussi à préserver leur unité : toutes ont jugé largement insuffisantes les réponses de Sarkozy à l'urgence sociale. Les mouvements exceptionnels outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion) montrent qu'une convergence peut s'opérer sur des revendications concrètes . En Guadeloupe, ce sont des dizaines de syndicats, associations et groupements qui composent le LKP. Celui-ci a fini par obtenir les 200 euros demandés pour les plus bas salaires, mais la mobilisation ne se relâche pas pour que l'accord s'applique réellement .
La situation dans le monde et en France ne s'est pas arrangée depuis janvier, avec les annonces de licenciements, de chômage partiel, de faillites d'entreprises. Il y a fort à parier que la journée du 19 mars sera une réussite, et que sans réponse adaptée du gouvernement, la protestation pourrait prendre un autre visage, encore plus énergique .
Dans les Ardennes, une manifestations est organisée Place Ducale à 10 heures. Pour y participer, un car partira de Vouziers, à 8 heures 45, derrière la Mairie . Ce car est affrété par la section locale du PS, mais il possible à chacun de l'utiliser pour se rendre à la manifestation . Une participation financière, dont le montant est libre sera demandée à ceux qui l'emprunteront .
Le retour est prévu après la manifestation, pour être à Vouziers en tout début d'après-midi.
Nuit de la Chouette à Nocturnia
RDV samedi 14 mars
Au pays de la hulotte, découvrez la vie des chouettes et des hiboux. A la nuit tombée, l’équipe d’animation de Nocturnia vous propose une balade au milieu des ombres, des bruits et des odeurs du crépuscule. Vous pourrez écouter et peut-être observer, émerveillés, la chouette hulotte, le hibou moyen-duc, l’effraie des clochers ou la chevêche d’Athéna. L’occasion également d’apercevoir et d’entendre les autres habitants de la forêt. La proximité de la pleine lune (11 mars) devrait encore faciliter l’observation des chouettes et des hiboux.
Avant la sortie, l’équipe de Nocturnia vous propose de participer à la création de nichoirs (à partir de 15 heures).
Animation gratuite - réservation obligatoire
La traite des êtres humains est une violation des droits humains : un communiqué de Amnesty International
Dans toute l'Europe, des femmes, des hommes, des enfants sont victimes de la traite des êtres humains à des fins d'exploitation dans divers secteurs, notamment les travaux domestiques, l'agriculture, la production, la construction et l'hôtellerie, ou à des fins d'exploitation sexuelle.
Ces personnes sont soumises à un ensemble de violations de leurs droits fondamentaux, notamment :
- le droit à l'intégrité physique et mentale
- le droit à la liberté et à la sécurité de la personne
- le droit de ne pas être réduit en esclavage, de ne pas être soumis à des pratiques s'apparentant à de l'esclavage
- le droit de ne pas être soumis à des actes de torture ou autres traitements cruels, inhumains ou dégradants
- le droit d'avoir une vie de famille
- le droit de circuler librement
- le droit à la vie privée, aux meilleurs soins de santé possibles et à un logement présentant toutes garanties de sûreté et de sécurité.
C’est leur dignité même qui est violée.
Certaines ne survivent pas à cette accumulation de violations des droits humains.
Quant aux autres, il arrive que leur sort soit signalé aux autorités. Mais loin d'être considérées comme des victimes d'un crime odieux, comme des personnes dont les droits ont été violés, elles sont traitées comme des criminels ou des migrants en situation irrégulière qu’il faut expulser le plus rapidement possible.
Lorsque les autorités engagent des poursuites contre les trafiquants, les victimes de la traite sont instrumentalisées par l’appareil judiciaire. Les répercussions psychologiques, médicales et sociales des épreuves subies par ces personnes, ainsi que les causes sous-jacentes (y compris les facteurs qui les incitent à quitter leur pays et les attirent au lieu de destination), sont rarement prises en compte.
L’aide qui est parfois offerte aux victimes de la traite est le plus souvent tributaire de leur coopération aux poursuites engagées contre les trafiquants. Une telle coopération les place souvent, elles et les membres de leur famille, à la merci de représailles.
Il est très rare que les victimes de la traite obtiennent justice, sous forme de réparation, d’indemnisation, de restitution et de réadaptation, pour les atteintes aux droits fondamentaux dont elles ont fait l’objet.
Les personnes étrangères n'ayant pas obtenu un permis de séjour dans le pays où elles se trouvent sont le plus souvent renvoyées dans leur pays sans aucune considération des menaces qui pèsent sur elles. À leur retour, elles risquent d’être de nouveau soumises à la traite ou victimes de violences de la part des trafiquants ou d’autres personnes.
La Convention du Conseil de l'Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains en 2008 est une avancée.
Cette Convention est entrée en vigueur en février 2008. Il faut maintenant qu’elle soit mise en œuvre.
En complément de la note précédente, quelques chiffres tirés du"Monde" :