Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le directeur de la DDCSPP des Ardennes menace les réfugiés : la suite ( et fin ?)

Le courrier du directeur départemental de la cohésion sociale et de la protection des populations menaçant les réfugiés de sanctions illégales a suscité de nombreuses réactions. ( voir notre note du 6 avril).

La section locale  de la Ligue des Droits de l'Homme de Charleville a rapidement réagi par un courrier de sa présidente. En voici le texte :

ddcspp,ardennes,ldh,réfugiés,droits de l'homme

Dans sa réponse le directeur départemental reconnait qu'il a du refaire une note afin de modifier les demandes illégales que contenait sa première version. Cette rectification clôt provisoirement cet épisode regrettable, il reste cependant à expliquer comment un tel courrier a pu être rédigé par un haut responsable de la préfecture des Ardennes. Vous trouverez ci-dessous la réponse faite à la présidente de la section LDH de Charleville.

Bonjour Madame la Présidente,

Avant de recevoir par écrit vos légitimes interrogations, j'avais déjà modifié le contenu de la note. Je vous informe qu'une note actualisée a été transmise hier aux structures hébergeant des demandeurs d'asile, réfugiés ou bénéficiaires de la protection subsidiaire.

Ces résidents ne sont bien redevables que des seules amendes de droit commun, sans que cela ait de conséquences sur le devenir de leur statut acquis ou sur leur éventuel dossier de demande d'asile.

Ce rappel sur les amendes encourues est néanmoins indispensable après la saisine de mes services par certaines structures gestionnaires de ces centres, qui s'inquiètent de l'attitude de quelques résidents (très minoritaires cela va de soi mais réels) refusant volontairement et ostensiblement de respecter le confinement et les mesures barrière.

Ce rappel a donc pour objet de protéger les travailleurs sociaux, toujours présents dans les centres, ainsi que les autres résidents, qui dans leur très grande majorité appliquent les mesures, à un moment où le relâchement dans le respect des règles de confinement est une vrai préoccupation.

Je me tiens à votre disposition pour échanger avec vous sur les moyens qui nous permettraient de faire mieux appliquer les règles de confinement aux quelques personnes qui y sont opposées et qui ne sont bien entendu pas plus nombreuses en proportion que pour le reste de la population.

Je vous prie d'agréer, Madame la Présidente, l'expression de mes salutations respectueuses.

Hervé Descoins

Écrire un commentaire

Optionnel