Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Prochain ciné-débat d'Attac08 mardi 23 janvier

Le prochain ciné-débat organisé par Attac08 a lieu le mardi 23 janvier à 20 h au cinéma Métropolis de Charleville-Mézières.

Master of the universe.jpg

74776755_534877.jpg

Voir la bande-annonce

 

Il fut un temps où Rainer Voss brassait des milliards, gagnait et dépensait sans compter. Et puis, un jour, ce banquier d'investissement qui se voyait comme un des maîtres du monde a vieilli et s'est fait licencier. Le documentariste Marc Bauder a recueilli sa parole. Un long monologue, qui tient à la fois de la démonstration à charge et de la confession intime... La mise en scène est ultra minimaliste : des locaux désaffectés du quartier d'affaires de Francfort, où l'homme est filmé seul dans une salle des marchés vide, un bureau directorial nu, une salle de réunion immense. On est peu à peu captivé par le récit de Rainer Voss, cette incursion dans un univers parallèle dont on finit par percevoir la logique et la folie. Master of the universe (diffusé sur Arte en juin dernier) apparaît, au fond, comme la version documentaire et policée du Loup de Wall Street de Martin Scorsese. Il raconte autrement, mais avec presque autant de force qu'Inside Job, le film-enquête de Charles Ferguson, la fuite en avant généralisée des grands banquiers d'affaires, leur sentiment de puissance absolue, leur déconnexion du monde réel. Une histoire d'autant plus accablante que Voss n'est pas un repenti. S'il analyse parfaitement pourquoi les choses ont mal tourné, il refuse de s'interroger sur sa responsabilité. Et recommencerait sans doute demain si on lui en offrait l'occasion.

Critique lors de la sortie en salle le 29/11/2014 Par Olivier Milot pour Télérama

 

Écrire un commentaire

Optionnel