Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Espionnage de Greenpeace : depuis combien de temps ?

    De nouveaux éléments connus ce jour laissent apparaître que l'espionnage de Greenpeace par EDF soit ancien, et qu'il ne peut pas être considéré comme un "accident" dont l'entreprise ignorait l'existence.

    L'association réagit à cette évolution du dossier, et demande que le patron d'EDF soit suspendu. Voici un extrait du communiqué de Greenpeace :


    Paris, le 16 avril 2009. Selon les éléments du dossier d'instruction dont Greenpeace a pris connaissance et d'autres révélés par Mediapart ce 3259337.jpgmatin, l'espionnage ordonné par EDF à l'encontre de Greenpeace remonte au moins à 2004 et impliquait toutes sortes d'opérations de surveillance, physiques comme informatiques. Il ressort également du dossier qu'EDF s'est intéressée aux activités de Greenpeace au Royaume-Uni, en Belgique et en Espagne.

    Devant l'extrême gravité de ces nouveaux éléments, Greenpeace demande à M.Borloo, ministre de tutelle d'EDF, de suspendre son PDG, M.Gadonneix, et de mettre en place une commission indépendante d'évaluation de l'industrie nucléaire en France. Le gouvernement français se doit de remettre à plat un système énergétique qui appelle naturellement à de telles dérives. Greenpeace, partie civile dans cette affaire, est par ailleurs auditionnée cet après-midi à 16h par le juge d'instruction Cassuto à Nanterre.

  • Appel contre la loi Bachelot

    La loi Bachelot portant sur la réforme hospitalière continue à susciter des réactions fortes. 25 professeurs des Hôpitaux de Paris viennent de signer un texte contre cette réforme .

    Ce qui est à noter,c'est qu'ils associent les membres du personnel à leur analyse, et qu'ils se placent dans une perspective de défense du service public. Ils dénoncent le fait de transformer les soins hospitaliers en activité commerciale qu'il faut rendre rentable.

    Voici des extraits de leur appel paru dans le nouvelobs.com


    Le maître-mot n’est plus la santé mais la rentabilité. La préoccupation centrale n’est plus le malade mais le compte d’exploitation de l’hôpital. .hopital_Sarko_m.jpgEt les premières victimes en seront les patients et les soignants.
    Cette loi cale l’hôpital sur l’entreprise. Elle donne tous les pouvoirs au Directeur de l’Hôpital, nommé et révoqué par le Directeur de l’Agence Régionale de Santé, lui-même nommé et révoqué par le Conseil des Ministres. Ce directeur pourra n’avoir aucune compétence médicale ou en santé.C’est pourtant lui qui arrêtera le projet médical de l’hôpital. Lui aussi qui nommera et révoquera les médecins responsable des structures de soins (pôles, départements, services…). Sur quels critères ?
    La tarification des actes est semblable dans les secteurs privé et public – comme si les pathologies et la continuité des soins y étaient comparables ! La pensée marchande dont se prévaut cette loi réduit le qualitatif au quantitatif, le malade au tarif de sa maladie.
    Dans le même temps on organise des suppressions massives et injustifiées d’emplois d’infirmières et d’aides-soignants.
    Bien sûr, l’hôpital public doit être réformé. Mais certainement pas de cette manière.

    (...)

    Soyons clairs. Si cette loi n’est pas amendée, elle s’appliquera sans nous, médecins et chirurgiens de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris. Demain, côte à côte, et pour la première fois, infirmières, agents hospitaliers et administratifs, médecins seront dans la rue. Preuve que les mentalités ont changé, que l’union est faite pour que soit supprimé le volet hospitalier de la loi "Bachelot" et pour que s’ouvre enfin un débat à la hauteur de l’enjeu : il est encore temps et il est urgent d’organiser les Etats Généraux de l’hôpital public.

     

  • Chirurgie spécialisée : pas pour le GHSA

    Le GHSA est le sigle du groupement hospitalier sud-Ardennes, qui comporte les hôpitaux de Vouziers et de Rethel . Cette fusion a été Logo_ghsa.gifprésentée comme nécessaire pour préserver les activités de chirurgie dans les deux sites, en mutualisant les moyens. Dans la réalité, le bloc chirurgical de Vouziers n'a plus d'activité : tout est regroupé à Rethel.

    Mais même ce site est menacé : on apprend qu'il ne sera bientôt plus possible d'y effectuer des opérations pour des cancers des voies digestives, ce type d'intervention étant réservé à des gros centres (minimum 30 interventions de ce type par an, alors qu'il s'en pratique une vingtaine à Rethel)

    On constate donc que le regroupement fait disparaître de l'activité à Vouziers, sans garantir le maintien de cette activité à Rethel.

    On peut comparer cette situation à l'acivité de la maternité: celle de Vouziers a fermé au bénéfice de Rethel, mais les normes exigées (500 accouchements annuels, présence d'un pédiatre 24h sur 24) sont une menace pour la maternité de Rethel.

    Voici un extrait de l'article du Point qui annonce ces mesures:

     

    En exclusivité, Le Point a choisi de publier les listes de ces structures de soins qui, à ce jour, n'atteignent pas les seuils minimums d'activité le_bloc.jpgfixés par un décret ainsi que par un arrêté officiels.

    Ces documents, que ni le ministère de la Santé ni l'Institut national du cancer (Inca) n'ont l'intention de rendre publics dans l'immédiat, ont été bâtis à partir des données statistiques d'activité du PMSI (1) pour les trois dernières années disponibles (2005, 2006 et 2007). Six types de cancer sont concernés par ces seuils d'activité impératifs : les cancers digestifs, du sein, du poumon et du thorax, urologiques, gynécologiques et ORL.

    Lepoint.fr publie ci-dessous les listes des hôpitaux et cliniques concernés pour les quatre premiers cancers cités. Ainsi, 306 hôpitaux et cliniques devraient arrêter la chirurgie des cancers du sein (soit 37 % des établissements la pratiquant), 199 la chirurgie cancéreuse digestive (23 % des établissements), 188 les opérations des cancers du poumon et du thorax (63 % des établissements) et 195 hôpitaux et cliniques celles des tumeurs urologiques (31 % des établissements).