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  • École et grande pauvreté : Lutter contre les discriminations

    Communiqué de ATD quart monde, publié le 23.01.2026

    • Pourquoi la pauvreté continue-t-elle de déterminer, dès l’école primaire, des trajectoires scolaires dégradées et souvent irréversibles ?
      Après six années d’une recherche participative menée dans une douzaine d’écoles maternelles et élémentaires, ATD Quart Monde présente les résultats de la recherche CIPES – Choisir l’Inclusion Pour Éviter la Ségrégation à l’Académie des sciences le 24 janvier 2026.

    • UN CONSTAT DOCUMENTÉ ET DÉRANGEANT[1]
    • 72,1 % des élèves en SEGPA et 80 % des élèves en ULIS sont issus de milieux défavorisés.
    • En SEGPA, 5 % seulement des élèves sont inscrits au Diplôme national du brevet, 1 % l’obtient.
    • Neuf ans après l’entrée en 6e SEGPA, 37 % seulement des élèves ont obtenu un CAP, souvent non choisi.
    • Ces orientations produisent une ségrégation scolaire durable et contribuent directement à la reproduction de la grande pauvreté.
    • UNE RECHERCHE INÉDITE PAR SA MÉTHODE
    • La recherche CIPES a reposé sur des travaux menés conjointement par des chercheurs, des enseignants et des militants Quart Monde ayant l’expérience de la grande pauvreté et avec le soutien des partenaires (syndicats, AGSAS, mouvements pédagogiques et fédérations de parent d’élèves). Observations de classes, entretiens avec des élèves et des personnels des écoles, questionnaires enseignants et projets conduits dans les écoles ont fait l’objet de temps de réflexion en commun. C’est cette démarche participative qui a permis d’interroger les savoirs et les pratiques.

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  • Décret sanctions RSA : les pauvres toujours coupables

    Communiqué d'ATD quart monde du 05.06.2025

    Le décret du 31 mai 2025 qui instaure un nouveau régime de sanctions pour les allocataires du RSA marque un tournant majeur dans la politique sociale de l’État : désormais, la pauvreté n’est plus un fléau à combattre, mais une faute à punir. Issu de la loi « pour le plein emploi » du 18 décembre 2024, ce texte ne protège pas, n’accompagne pas, mais punit les plus pauvres.

    Des sanctions disproportionnées

    Le nouveau barème de sanctions met en péril le droit à des moyens convenables d’existence et pourra désormais être suspendu même en l’absence de tout autre revenu. Comme l’illustre l’exemple de Caroline : privée d’allocations chômage pour un retard de démarche administrative, elle devrait basculer vers le RSA. Mais avec les nouvelles règles, elle se retrouve sans aucun revenu pendant quatre mois, le temps que l’administration autorise une nouvelle demande auprès de France Travail.

    Face à la sanction les personnes disposent de 10 jours pour faire valoir leurs observations, un délai irréaliste pour des allocataires confrontés à des difficultés administratives, sociales ou de santé. Ces décisions peuvent entraîner des suspensions d’au moins 30 % du RSA dès le premier mois, jusqu’à la suppression totale de l’allocation, plongeant ainsi des milliers de foyers dans une situation d’extrême pauvreté. Quand on est au RSA, on ne vit pas, on survit ; et désormais, même cette survie est menacée.

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