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L'AN VERT de Vouziers : écologie et solidarité. - Page 1034

  • L’électricité n'est pas une marchandise

    L’ouverture du marché de l’électricité et du gaz à la
    loi de la concurrence est prévue le 1er
    juillet 2007. Cette loi prévoit la suppression
    progressive pour les particuliers des tarifs régulés
    (on dit parfois réglementés) du service public
    pour y substituer les prix du marché dérégulé.
    Cela signifie une flambée des prix. A tous ceux
    qui se laisseraient tenter par des prix libres
    pensant qu’ils seront plus avantageux, il faut dire
    que leur choix sera irréversible.
    C'est-à-dire que lorsqu’ils se seront rendus compte que ces
    tarifs sont plus élevés que les prix régulés, ils
    ne pourront plus faire machine arrière. Le
    piège se sera refermé et ils paieront l’addition.
    Nous demandons le maintien
    des tarifs régulés sous un contrôle
    démocratique dans le cadre d’un service
    public de l’énergie, nous demandons la
    reconnaissance du droit universel d’accès à
    l’énergie.

    Michel COISTIA

  • ecologiste

    Ecologistes en paroles,
    mais dans l’action,
    c’est autre chose !
    Quelques exemples :
    Italie, Grèce, Pologne, Autriche, Hongrie… de
    plus en plus de pays interdisent les cultures en plein
    champ des OGM. Cela prouve qu’il est possible de
    s’opposer à la directive européenne. La France, par
    décrets, sans débat à l’Assemblée nationale, à décider
    d’autoriser la culture en plein champ des OGM.
    Sarkozy ne s’est pas désolidarisé du gouvernement
    auquel il appartenait encore !
    Le futur réacteur EPR est le plus dangereux du
    monde. La décision de sa construction a été prise par
    l’Etat et EDF sans consultation des Français. Deux
    candidats aux Présidentielles, Dominique Voynet et
    José Bové, ont participé aux manifestations qui se
    sont déroulées le 17 mars dans 5 grandes villes de
    France. Et pourtant les OGM et l’arrêt de la
    construction de l’EPR font partie du pacte écologique
    de Nicolas Hulot approuvé quasiment par tous ! Quant
    à la sortie du nucléaire, silence et bouche cousue sauf
    pour les « véritables » candidats écologistes qui en
    sont partisans.
    La circulation routière est la première cause
    d’augmentation de l’effet de serre et donc du
    réchauffement de la planète. La France possède avec
    10 000 km le plus grand réseau d’autoroutes
    d’Europe, il a augmenté de 600% en 30 ans alors que
    le réseau ferroviaire a diminué lui de 12%. Et ça va
    continuer : le gouvernement Villepin a programmé 2
    900 km supplémentaires dans les vingt ans à venir !
    En dehors de Voynet (et de Lepage) les autres
    candidats restent bien vagues sur cette question
    comme sur celle du ferroutage (camions sur trains)
    Sur le principe « pollueur payeur » Voynet est
    claire : ceux qui portent atteinte à l’environnement
    doivent être pénalisés financièrement. Et les autres
    candidats ? Cherchez à savoir !!
    Des paroles aux actes il y a toujours de
    grosses différences ! Ne perdez pas la mémoire quand
    vous voterez ! Le vote utile c’est d’abord celui qui
    porte vos idées, vos choix !
    Michel COISTIA

     

     

    Internet pour vous aider à savoir
    Greenpeace a noté les candidats sur 24
    propositions essentielles pour répondre à l’urgence
    environnementale. Le classement est disponible sur
    www.lalliance2007.fr .
    Sur le moratoire de la culture en plein champ
    des OGM, allez donc sur :
    www.cestquoicettecampagne.org

  • Y’a tout de même une justice !

    Michel-Léopold Jouvin, le directeur du
    groupement hospitalier Sud Ardennes est sur le
    départ pour la direction d’un établissement
    hospitalier spécialisé des environs immédiats de
    Metz. J’ai souvent dénoncé dans ce journal et au
    conseil d’administration de l’hôpital le
    management autoritaire de ce directeur qui
    n’hésitait pas à prendre des mesures brutales,
    blessantes voire humiliantes pour certains
    personnels. Quelques uns ont eu le courage
    d’engager des recours devant le tribunal
    administratif. Citons simplement deux exemples
    récents.
    Le Directeur a refusé de signer le
    renouvellement du contrat d’engagement de
    service public exclusif à compter du 1er novembre
    2003 du Docteur Ona Embo, chirurgien
    hospitalier, ouvrant droit à une indemnité
    spécifique. Le Ghsa a été condamné, par le
    tribunal administratif, en audience à Chalons en
    Champagne le 23 novembre 2004, en appel à
    Nancy le 7 septembre 2006. Un pourvoi en
    cassation devant le Conseil d’Etat a été engagé.
    Vous vous souvenez sans doute de « la
    mise au placard », brutale et injustifiée de
    madame Annick Billard, directrice du service des
    soins infirmiers décidée le 30 décembre 2002. En
    audience publique le 6 mars 2007, le tribunal
    administratif a prononcé l’annulation des
    décisions prises par le directeur jugées illégales.
    Il aura fallu 4 ans pour qu’enfin cet acte
    arbitraire soit annulé. Certes il y a une justice
    mais pour la victime, en l’occurrence Madame
    Billard, la satisfaction est minime et ne répare
    absolument pas le préjudice moral, professionnel,
    personnel si douloureux à vivre à l’époque des
    faits. Les lenteurs de la justice administrative
    découragent souvent les salariés qui renoncent à
    engager des recours.
    Ces exemples montrent qu’il ne faut
    jamais se résigner devant des décisions injustes,
    arbitraires.
    Michel COISTIA

  • La communauté de communes,

    C’est incompréhensible, incroyable et
    vraiment difficile à expliquer. Essayons tout de même.
    Prenez votre tête entre vos mains et lisez
    lentement !!!
    La loi du 27 juillet 1999 a supprimé le
    versement par les communes à l’Etat du contingent
    d’aide sociale en décidant de diminuer d’autant le
    versement de la dotation globale de fonctionnement
    que l’Etat versait alors à chaque commune. Cette
    simplification parut alors de bon sens. Le département
    qui exerce la compétence de l’action sociale recevait
    de l’Etat le montant global des contributions
    communales. Ces dispositions s’appliquèrent en 1999
    et 2000. En 1999, les communautés de communes qui
    avaient la compétence « Action sociale » perçurent de
    l’Etat à partir de 2001 une dotation qu’elles devaient
    éventuellement grossir par le biais de la fiscalité locale
    pour la répartir ensuite aux communes membres selon
    un barème imposé. Pour appliquer cette mesure en
    réduisant le reversement aux communes de 20%
    chaque année, la 2C2A se voyait alors dans
    l’obligation d’augmenter cette année-là la fiscalité
    locale de 31%. La délibération décrivant ce
    mécanisme des reversements dégressifs aux
    communes a été soumise au contrôle de légalité
    exercé par l’Etat et par la Cour régionale des Comptes
    qui n’ont rien trouvé à redire. La décision a donc été
    validée.
    En 2006, en application de cette délibération,
    la 2C2A, qui ne reçoit d’ailleurs plus de l’Etat de
    dotation spécifique pour l’action sociale a cessé ses
    versements aux communes membres. En juillet 2006,
    Madame La Préfète au nom de l’Etat a informé le
    président de la 2C2A que les versements aux
    communes du contingent d’aide social devraient
    s’effectuer en 2007 soit au total 390 000 euros bien
    plus que toute la dotation de fonctionnement versée
    par l’Etat à la communauté de communes. Comment
    trouver l’argent ? En augmentant la fiscalité locale !
    de 25 à 30%. L’astuce est grosse ! Et pour compliquer
    le tout : les communes du canton de Vouziers qui ont
    adhéré seulement en 2001 à la 2C2A n’ont pas droit
    au reversement du contingent d’aide sociale, par
    contre leurs habitants supporteraient de plein fouet
    l’augmentation de la fiscalité locale ! Une histoire de
    fous ! L’Etat est fier de baisser les impôts mais il laisse
    à d’autres élus l’obligation de les augmenter. Belle
    combine à laquelle il faut résolument s’opposer.
    Pour notre part, nous refuserons ce transfert
    de charges qui pénalise les citoyens et met en
    difficulté la communauté de communes.
    Michel COISTIA

  • POURQUOI VOTER ?

    Chasser la droite
    Certains se posent cette question, et
    doutent que les choses changent vraiment
    après les élections. Les promesses électorales
    sont trop souvent oubliées, donnant des
    arguments à ceux qui mettent tous les politiques
    dans le même panier. Il suffit de se souvenir de
    ce président élu une première fois pour
    combattre la fracture sociale, et une deuxième
    fois pour rassembler les Français contre le
    fanatisme et le racisme de l’extrême droite :
    résultat au bout de 12 ans, la pauvreté et
    l’exclusion progressent en France, et des
    thèmes du Front National se trouvent repris par
    le candidat de l’UMP.
    Pourtant, voici déjà une bonne raison de
    voter : battre cette droite qui aura toujours
    comme objectif de maintenir un système
    « libéral » ou la première des libertés est la
    possibilité de s’enrichir encore plus quand on
    est déjà millionnaire.
    Défendre nos valeurs
    Car nos choix, comme nous l’avons
    souvent répété dans ce journal, sont autres
    .Nous sommes pour une société solidaire, qui
    pense en premier aux plus faibles et aux plus
    démunis. Il y en a marre du discours :
    « Travaillez d’abord, on partagera après ». On
    l’entend depuis 1945, et il ne semble pas que la
    France reste encore un pays ruiné ou à
    reconstruire.
    Nos choix sont aussi pour l’arrêt de cette
    course à la croissance. Ce que l’on voit se
    développer, ce sont de manière évidente les
    conséquences négatives de cette fuite en
    avant : pollution, dérèglement climatique,
    épuisement des ressources de la planète,
    accroissement des inégalités entre les pays du
    nord et les pays du sud,…
    Voici une autre raison de voter :
    exprimer l’importance de valeurs auxquelles
    nous sommes attachés.
    Exprimer nos choix
    La constitution de la 5ème République nous
    oblige à exprimer ces choix plus au travers d’une
    personne qu’en validant un programme. On
    voudrait nous enfermer dans un autre piège, celui
    du vote utile. Qu’une partie de la gauche soit
    social-démocrate et s’accommode du système
    productiviste et libéral, c’est son droit. Mais le
    minimum en démocratie est que chacun puisse
    exprimer son point de vue.
    On ne peut réunir que ce qui existe et que
    l’on respecte : il est certain que l’absence de
    représentation du courant anti-libéral et écologique
    affaiblirait la Gauche toute entière. Il est en effet
    illusoire de croire que « le peuple de gauche » se
    retrouverait dès le premier tour dans les choix de
    la candidate du PS.
    Pour se qualifier au deuxième tour, elle doit
    compter sur ses capacités à convaincre, sur ses
    idées, un nombre significatif d’électeurs : c’est
    seulement alors qu’elle pourra créer une
    dynamique, et espérer représenter l’union contre la
    droite.
    Et deux bonnes raisons de voter: au premier
    tour pour choisir, au deuxième pour éliminer.
    Exercer son droit de vote
    Nous regrettons qu’il n’y ait pas une
    personnalité unique pour incarner le courant « antilibéral
    ». L’histoire des différents mouvements qui
    le composent explique en grande partie ce fait : on
    n’efface pas si vite des années de divergences et
    de débats.
    Notre groupe Ecologie –Solidarité est luimême
    multiple, et il ne veut pas imposer une
    consigne de vote unique. Selon ses priorités, et
    selon l’image qu’il se fera du candidat (ou de la
    candidate), chacun pourra s’exprimer.
    A divers titres et à différents niveaux, O.
    Besancenot, J. Bové, M-G. Buffet ou D. Voynet
    (par ordre alphabétique) représentent nos valeurs.
    4 bulletins faisant un vote nul, il faudra sélectionner
    un nom ; nous vous encourageons à choisir celui
    dont vous vous sentez le plus proche pour ce vote
    du 22 avril.
    L’AN VERT

  • Miracle à l’italienne

    Jean-Paul II est mort. L’An Vert n’apporte pas là
    une révélation exceptionnelle.
    Certains voudraient faire de ce pape un saint, ce
    qui franchement ne nous gène en aucune façon. Mais
    pour valider sa Sainteté, il faudrait lui attribuer 2
    miracles.
    Une religieuse déclare avoir vu disparaître les
    signes de sa maladie de Parkinson. On se réjouit de voir
    sa santé s’améliorer. Quant à attribuer cette évolution à
    l’intervention miraculeuse de Jean-Paul II, c’est une autre
    histoire.
    Des guérisons inexpliquées, il s’en produit des
    centaines chaque année, peut-être même des milliers. La
    médecine est loin de maîtriser les causes de toutes les
    maladies, ainsi que les raisons de leur guérison.
    Ceux qui possèdent la foi ont le droit de croire
    aux miracles. Mais il n’est pas de bonne guerre de
    s’attribuer l’inexplicable, au risque de culpabiliser les
    malades qui ne guérissent pas (ainsi que leur famille).
    Tant qu’à posséder des pouvoirs miraculeux,
    j’aurais préféré que Jean-Paul II fasse disparaître tous les
    cas de maladie de Parkinson (ou tous les cas de sida),
    cela aurait été plus juste.
    Et j’avoue que, dans ce cas, j’aurais moi-même
    été fortement troublé.
    Jean-Luc LAMBERT

  • Silence, on ferme

    A la rentrée prochaine, une nouvelle
    classe va fermer à l’école Dora Lévi. A
    Vouziers, cela fera la troisième en trois ans,
    une classe ayant déjà été supprimée dans
    cette même école et une à l’école Avetant.
    Nous regrettons le peu de mobilisation
    locale suscitée par cette annonce. D’autant
    que maintenant, c’est l’avenir de l’école
    maternelle Dora Lévi qui est menacé.
    Signalons l’attitude irresponsable des
    services de l’éducation nationale, qui disent
    ne pas être en charge des enfants de moins
    de trois ans, et qui ne semblent pas se rendre
    compte qu’il n’existe aucune autre prise en
    charge organisée sur le secteur. A quand la
    mise en place d’un plan petite enfance, avec
    des modes de garde faciles à utiliser pour les
    familles : crèches, haltes–garderies, accueils
    spécifiques.
    Comment un service public peut-il se
    désengager, sans se préoccuper des
    conséquences de ses décisions ?
    On ne peut tout justifier sous prétexte
    d’économies budgétaires.
    Jean-Luc LAMBERT