Le projet de barrage a suscité une forte réaction des habitants de Savigny.
L'Entente Aisne-Oise est constituée par les départements concernés (dont les Ardennes ) par ces rivières. Sur son site, elle continue à faire la "promotion" du site de Savigny. Voici ci-dessous ce qui y est écrit:
La cuvette de Savigny-sur-Aisne
Situé en aval de la confluence entre l’Aisne amont et l’Aire, le site de Savigny-sur-Aisne est une pièce majeure de la stratégie de lutte contre les inondations. La rivière Aisne apporte 2/3 du débit à la confluence avec l’Oise, ce qui en fait un axe prioritaire de la lutte contre les inondations. Prenant le relais de l’ouvrage de Varennes-en-Argonne situé sur l’Aire dans le département de la Meuse, l’ouvrage permettrait d’atteindre un débit de l’Aisne régulé au décennal à Attigny, procurant sur ce secteur un gain d’environ 34 cm pour une crue analogue à celle de décembre 1993. L’agglomération de Rethel, très touchée par les inondations, bénéficierait d’un gain d’environ 20 cm sur le même événement et Soissons bénéficierait d’un abaissement d’environ 30 cm. L’aménagement projeté se compose d’une digue enherbée, d’un ouvrage central muni d’un système de vannage dans le lit mineur permettant la transparence en temps normal avec une consigne de gestion automatisée de type décennale (la probabilité de fonctionnement sur une année serait de 1/10). La localisation proposée est en effet très propice au ralentissement dynamique des crues permettant de réduire significativement le risque d’inondation sur les zones urbanisées à l’aval : son potentiel est de 4 millions de m3 de surstockage avec une économie de dommages évaluée 40 M€ à chaque fonctionnement, voire 140 M€ une fois les protections rapprochées effectuées en complément. La phase conception-concertation se poursuivra en 2011. Inscrite au CPIER 2007-2013, la phase conception-concertation de ce projet bénéficie également d’un soutien financier du FEDER.
Pas un mot sur la réaction des habitants, sur le vote négatif du Conseil Général, sur la position de la Préfecture des Ardennes.
Pourtant la mobilisation locale avait abouti à un gel de ce projet, et à un réexamen des choix possibles.
Cette nouvelle étude vient de se terminer et nous donnerons très bientôt des nouvelles à ce sujet.
Il reste malgré tout choquant que la communication de l'Entente ne tienne pas compte de tout ce qui s'est passé et des remises en questions, validées par l'Etat et le Département.
Et à la différence des « zones noires », décidées par le Préfet, donc l’Etat, seul, les plans de prévention des risques naturels prévisibles sont élaborés à partir d’une concertation avec les communes et la population, notamment via des enquêtes publiques.
être transformée pour lui donner de nouveaux moyens pour protéger la population, explique Raymond Léost, administrateur et responsable du réseau juridique de FNE. Il est notamment urgent d’étendre la loi Littoral aux berges des rus, des étiers et des chenaux. En cas de tempête et de remontée du niveau marin, les inondations s'étendent via ces ruisseaux et canaux. L’eau de mer ravage des terres loin à l’intérieur du littoral. »
Probablement un peu assommés par tant de chiffres et de tableaux, les auditeurs présents n'ont pas posés de questions à l'intervenant.
La question de la prévention des inondations sera abordée de manière générale. Un représentant du bassin "Seine Normandie" sera présent. Il s'agit d'un établisement public, dont la mission est la gestion de l'eau sur un territoire cohérent.