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  • Serpillière européenne

    Éditorial du "Monde Diplomatique" de décembre 2024 par Benoît Bréville  (extraits)

    (...)

    La victoire du candidat républicain a semé la panique dans les chancelleries du Vieux Continent, où chacun redoute qu’il applique son programme : arrêt des livraisons d’armes à l’Ukraine, fin du parapluie sécuritaire américain, remise en cause des alliances traditionnelles, protectionnisme agressif… Des mesures qui bouleverseraient l’ordre international mis en place au lendemain de la seconde guerre mondiale et auxquelles l’Union européenne n’est pas préparée.

    Qu’à cela ne tienne, de Paris à Bruxelles, les responsables politiques roulent des mécaniques. « Nous avons démontré que l’Europe pouvait prendre son destin en main quand elle était unie », se targue la présidente de la Commission européenne, Mme Ursula von der Leyen, tandis que M. Emmanuel Macron annonce l’avènement d’« une Europe plus unie, plus forte et plus souveraine », dotée d’une « autonomie stratégique ». De belles paroles auxquelles personne ne croit plus vraiment.

    D’une part car la promesse a déjà été faite maintes fois — à la chute du mur de Berlin, après l’intervention américaine en Irak, pendant la crise financière de 2008, au début du premier mandat de M. Trump… —, sans rien modifier à la vassalisation des Européens.

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  • Liban : un cessez-le-feu encourageant bien que fragile

    Edito de Cartooning for Peace du 28 novembre 2024

    Un cessez-le-feu, négocié sous la supervision des États-Unis et de la France, est entré en vigueur mercredi 27 novembre entre Israël et le Liban, après deux mois de guerre ouverte et plus d’un an de combats frontaliers. En 13 mois, plus de 3 800 personnes ont été tuées au Liban et des centaines de milliers ont été déplacées. Côté israélien, on compte 120 victimes et quelques milliers de déplacés. Si le Hezbollah considère ce cessez-le-feu comme une victoire, il se dit prêt à réagir en cas d’agression israélienne. Même chose pour Israël qui menace de frapper si le Hezbollah viole l’accord de trêve. Pour l’heure, c’est un grand soulagement : beaucoup de Libanais exilés reprennent depuis mercredi la route de leurs foyers abandonnés.

    Selon l’accord de cessez-le-feu, l’armée israélienne a 60 jours pour se retirer de la zone et laisser place à l’armée libanaise et aux forces de l’ONU. Pour rétablir sa souveraineté, le Parlement libanais va devoir nommer un nouveau président de la République le 9 janvier. La trêve demeure toutefois très fragile : le Premier ministre israélien a déclaré vouloir se focaliser sur Gaza et sur l’Iran… En attendant l’investiture de son ami Donald Trump en janvier prochain.

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