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  • “On a toujours été écolos, sans le savoir” – Comment tordre le cou aux idées fausses sur la pauvreté

    Communiqué d'ATD quart monde du 20.01.2026

    Idée fausse n°1 « Riches ou pauvres, on est égaux face à la pollution. »

    Les personnes en situation de pauvreté « vivent souvent près des autoroutes, des usines, des endroits pollués. Elles subissent la pollution sonore, mais aussi la pollution de l’air. Ce n’est pas la même chose d’habiter dans une maison loin de la route ou dans une barre d’immeuble à côté d’un incinérateur », constate Fatiha Ayad. Certes les personnes riches sont également touchées par la pollution, notamment les enfants. Le ministère de la Santé a ainsi montré dans une étude publiée en 2024 que les jeunes enfants de familles favorisées, habitant souvent dans les grandes métropoles, respiraient un air moins bon que les autres. Mais les inégalités sociales accentuent la vulnérabilité des enfants des familles en situation de pauvreté et ces derniers sont beaucoup plus nombreux à être admis à l’hôpital en urgence pour de l’asthme par exemple. Les plus défavorisés sont par ailleurs plus touchés par les pollutions au travail et à l’intérieur du logement.

    Idée fausse n°4 « Les pauvres ne savent pas se nourrir sainement. »

    D’une seule voix, Fatiha Ayad et Patricia Daran l’affirment : jamais elles n’achèteront de plats préparés. Toutes les deux prennent soin d’analyser ce qu’elles mettent dans leur assiette. « Tous ces produits transformés coûtent cher pour être fabriqués, mais ils coûtent cher aussi à la planète et aux humains », constate Patricia Daran. « Les personnes en situation de pauvreté savent le prix des aliments, calculent sans cesse », souligne Fatiha Ayad.

    Toutes deux ont cependant conscience que manger sainement peut peser lourd dans un budget déjà très serré. C’est alors « la double peine », selon Patricia Daran. « Les gens savent qu’ils mangent des produits mauvais pour leur santé et pas bons, mais ils n’ont pas le choix », précise la militante Quart Monde. « On est pauvre, mais on n’est pas bête. On sait que les plus bas prix, ce sont les produits les plus nocifs », ajoute Fatiha Ayad. Elle aimerait que la composition des aliments soit « plus lisible », que les consommatrices et consommateurs soient mieux informés des effets dévastateurs des aliments ultra-transformés sur leur santé et que la vente de ces produits soit mieux encadrée. « On mange pour vivre, pas pour se détruire ou s’empoisonner. Cela devrait être interdit », préconise-t-elle.

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