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L’acharnement des autorités malgaches contre un militant écologiste

Publié le 16.12.2020 par Amnesty International

Le 17 décembre, le militant écologiste Clovis Razafimalala comparaitra devant un tribunal à Madagascar pour des accusations forgées de toutes pièces.

Vous connaissez sûrement déjà Clovis. En 2017, à l’occasion de notre campagne annuelle 10 jours pour signer, nous nous étions fortement mobilisés pour lui (62259 signatures de pétition avaient été récoltés).

Clovis Razafimalala a lutté pendant des années contre le trafic illicite de bois de rose et d’autres essences de bois. Il a été accusé, avec sept autres personnes, d’avoir encouragé des manifestants à piller un bâtiment administratif à Maroantsetra, une ville de la côte nord-est de Madagascar, le 14 septembre 2016. Il a aussi été inculpé de rébellion, de destruction de documents et de biens publics et d’incendie volontaire, en raison de faits qui se sont déroulés en 2016 et auxquels il n’a pas participé.

 Clovis Razafimalala a passé 10 mois en prison entre 2016 et 2017 pour des accusations liées à ces faits, mais a finalement été acquitté après des témoignages indiquant qu’il n’avait pas participé aux faits qui lui étaient reprochés. Le 24 juillet 2017, au tribunal de Tamatave, il a été acquitté du chef de rébellion, et finalement libéré. Cependant, malgré ces témoignages, il a été déclaré coupable de deux autres chefs d’accusation et condamné à une peine avec sursis.

Des irrégularités lors du procès

Ces accusations forgées de toutes pièces contre Clovis Razafimalala s’inscrivent dans la continuité de l’injustice dont il est victime depuis 2016. Il est pris pour cible en raison de son travail de militantisme et de dénonciation du trafic illégal des ressources précieuses du pays. Dans le cadre de la dernière tentative de poursuites contre Clovis Razafimalala pour les accusations infondées de 2016, son avocat a constaté des irrégularités lors du procès. Par exemple, aucun des témoins convoqués par les avocats de Clovis Razafimalala n’a été cité à comparaitre : les seuls témoins qui l’ont été étaient des témoins à charge convoqués par le ministère public.

Depuis 2016, Clovis Razafimalala est victime d’actes d’intimidation et de harcèlement des autorités malgaches, et l’affaire n’est pas classée. Sa vie a été bouleversée par cette affaire. L’intimidation doit cesser. Les autorités malgaches doivent abandonner ces accusations forgées de toutes pièces, cesser d’intimider et de harceler Clovis Razafimalala et veiller à ce qu’il puisse exercer son droit à la liberté d’expression sans craindre de représailles. 

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