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Les dates de péremption, une idée dépassée ?

Communiqué de FNE le 19.02.2019

Les dates de péremptions seraient responsables à elles seules de 20 % du gaspillage alimentaire des ménages, et d’au moins 50 % au niveau de la distribution. Investie depuis de longues années dans la lutte contre le gaspillage, France Nature Environnement soutient le Livre Blanc porté par Too Good To Go, l’application devenue un incontournable de la lutte « anti gaspi ». Découvrez dans cette publication une série de recommandations de bon sens pour réduire le gaspillage lié aux dates de péremption…

Gaspillage alimentaire et dates de péremption, quel est le problème?

10 % du gaspillage alimentaire ! À elles seules, les dates de péremption représentent 10 % du gaspillage alimentaire en Europe : elles jouent donc un rôle clef dans la lutte anti gaspi. Selon la Commission Européenne, elles seraient responsables de 20 % du gaspillage alimentaire dans les foyers et au moins 50 % du gaspillage dans la grande distribution. En tout, le gaspillage alimentaire lié aux dates de péremption, ce serait une valeur comprise en 3 et 6 milliards d’euros tout au long de la chaîne alimentaire1 jetés… à la poubelle.

Un gaspillage inévitable au vu de l'enjeu sanitaire ? Pas vraiment… Car les règles autour de ces dates sont bien trop obscures.

Livre blanc : des propositions concrètes pour réduire les pertes alimentaires liées aux dates de péremption

À l'occasion du 3ème anniversaire de la loi Garot contre le gaspillage alimentaire, l'application de lutte contre le gaspillage alimentaire Too Good To Go publie un livre blanc sur les dates de péremption. Le mouvement France Nature Environnement, particulièrement investi dans la lutte contre ce scandale éthique, environnemental et social, soutient cette publication et les recommandations qu'elle promeut. Exemples de propositions.

Rendre moins ambigües certaines des dates de péremption

Côté consommateurs, une certaine confusion règne sur la signification des dates de péremption. Deux étiquetages se côtoient sans qu'il soit évident de les distinguer : la date limite de consommation (« à consommer avant le ») indique la date limite après laquelle manger un produit peut potentiellement entrainer un risque pour la santé. Son but est donc sanitaire. En parallèle, il existe également la date de durabilité minimale (« à consommer de préférence avant… »). Elle n'a pas de rôle sanitaire. Elle prévient que passée cette date, la qualité de votre produit ne sera plus optimale (changement de texture ou d’aspect, de goût, de consistance), sans pour autant présenter de risque à la consommation. Cette distinction, bien souvent méconnue, est à l'origine d'un important gaspillage alimentaire.

France Nature Environnement soutient donc la proposition de rajouter des mentions type « toujours bon après » après « de préférence avant le… », et/ou de supprimer les dates de durabilité minimale pour les produits peu périssables.

Harmoniser les dates de péremption par interprofession et types de produit

Aujourd'hui, un même fromage vendu emballé dans un supermarché présentera une date de péremption, contrairement à sa version achetée à la coupe chez un fromager. Idem pour des pâtes, selon qu’elles soient achetées pré-emballées ou en vrac. Pour éviter une nouvelle confusion des consommateurs, harmonisons les dates par interprofessions et types de produits !

Sensibiliser les producteurs et favoriser la réutilisation des denrées alimentaires

Aujourd'hui, ce sont les fabricants qui fixent les dates de péremption. Il existe bien sûr plusieurs normes européennes, législatives et réglementaires pour encadrer ce travail, mais dans l’ensemble, les dates de péremption sont déterminées en interne, selon les conditions de fabrication du produit, ses conditions de stockage, et enfin les habitudes de consommation des clients. Les industriels sont responsables de leur produit jusque dans nos assiettes, tant d’un point de vue sanitaire que qualitatif. Ils peuvent ainsi avoir tendance à raccourcir la durée de vie affichée pour s’assurer une « marge de sécurité ». Un travail d’accompagnement des professionnels pour faire évoluer les pratiques est indispensable, tout en favorisant les démarches de réutilisation et de valorisation de nos denrées alimentaires.

Découvrez l'ensemble des recommandations pour réviser le régime des dates de péremption et en faire un réel indicateur tant pour les consommateurs que professionnels dans le livre blanc réalisé par l'entreprise Too Good to Go,

Consulter le livre blanc

Gaspillage alimentaire : tous concernés, tous mobilisés !

Depuis 2013 et le premier Pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire, qui fixe comme objectif la division par deux du gaspillage alimentaire à horizon 2025, puis l’adoption de la loi du 11 février 2016 relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire, de nombreuses initiatives fleurissent. Consommateurs, producteurs, distributeurs, pouvoirs publics… tous les acteurs sont concernés, nous devons donc tous nous mobiliser contre ce gargantuesque scandale éthique, environnemental et social. En effet, rien qu’en France, le gaspillage alimentaire représenterait 10 millions de tonnes par an et 16 milliards d'euros. C’est dans cet esprit que l’entreprise Too Good To Go, créatrice de l’application du même nom, a décidé de proposer un ensemble de recommandations. Des mesures de bon sens à faire connaître, partager et essaimer.

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