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En 2016, la baisse de population se poursuit dans le Grand Est

Selon l'INSEE, qui publie une étude sur le sujet cette semaine, la population du Grand Est connaît sur 10 ans le taux de croissance démographique moyen le plus faible de toutes les régions françaises.

Parmi les départements de notre région, les Ardennes font partie des plus fragilisés. Ces chiffres officiels reposent sur les recueils des données de l'Etat Civil et des recensements, et ne sont donc pas des prévisions ou des projections. Cependant, si on tente de se projeter vers l'avenir, il semble bien que cette tendance va persister.

Voici des extraits de l'étude de l'INSEE :

"Au 1er janvier 2017, le Grand Est compte 5 554 100 habitants, soit 3 000 habitants de moins que l’année précédente. La baisse en 2015 était de 2 000 habitants.

Comme pour presque toutes les régions métropolitaines, le solde naturel s’est dégradé : le nombre de naissances continue de diminuer alors que les décès restent à des niveaux élevés. En 2016, le taux de mortalité régional est légèrement supérieur au taux métropolitain, avec une espérance de vie plus faible tant pour les hommes que pour les femmes. Les unions sont plus nombreuses, de même que les ruptures."

 

Les principales remarques concernant les Ardennes sont reprises ci-dessous :

"Les Ardennes, la Haute-Marne, la Meuse et les Vosges cumulent des soldes naturel et migratoire apparent négatifs ; ces quatre départements perdent près de 7 000 habitants, soit 0,7 % de leur population en 2016"

(...)

"Entre 2006 et 2016, la population des départements des Ardennes, de la Haute-Marne, de la Meuse et des Vosges diminue à un rythme annuel moyen compris entre - 0,55 % et - 0,25 %, sous l’effet d’un fort déficit migratoire et d’un solde naturel très faible, voire négatif"

(...)

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" Le taux de natalité régional s’établit à présent à 10,6 ‰ contre 11,5 ‰ en France métropolitaine. En 2016, les Ardennes, la Haute-Marne, la Meuse et les Vosges présentent les natalités les moins dynamiques, inférieures à 10 ‰"

(...)

"L’espérance de vie à la naissance des hommes dans la région est de 78,7 ans, soit 7 mois de moins que la moyenne nationale.

Au sein de la région Grand Est, l’espérance de vie des hommes est inférieure à 78 ans dans les départements des Ardennes, de la Marne, de la Haute-Marne, de la Meuse et des Vosges".

 

Sur le plan démographique (comme sur d'autres plans d'ailleurs), on s’aperçoit que la région Grand Est compte deux pôles dynamiques à ses frontières est et ouest, et un centre fragilisé qui compte 4 départements : Les Ardennes, la Meuse, la Haute-Marne et les Vosges. Existe-t-il une politique régionale et/ou nationale qui puisse corriger ce déséquilibre ? Faut-il considérer ces différences comme liées à des situations géographiques et historiques spécifiques, et s'appuyer sur l'existant pour recréer une dynamique locale ? Ces questions n'ont pas, bien entendu, de réponse simple.

Il est par contre certain qu'il faudra partir de ce constat contrasté pour espérer amener la population du Grand Est, dans son ensemble, vers un avenir positif.

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