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Ferme-usine de Digoin : le rejet doit en appeler d’autres


04.05.2018 La préfecture de Saône-et-Loire a rejeté le projet de ferme-usine de Digoin qui prévoyait la création d’un centre d’allotement et de quarantaine de près de 4000 bovins destinés à l’export vers le Maghreb, la Turquie et la Chine. Pour la Confédération paysanne qui se bat contre l’industrialisation de l’agriculture cette décision est une très bonne nouvelle. Nous avions manifesté contre ce projet d'élevage industriel qui ne répond en rien au manque de revenu et de reconnaissance des paysan-ne-s et cause des dégâts environnementaux importants. Cette forte mobilisation conduite sur le terrain a pesé dans cette décision de rejeter ce projet qui avait reçu un avis négatif du commissaire enquêteur.

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A l'inverse de ce modèle orienté vers des exportations à faible valeur ajoutée, nous défendons un système de relocalisation qui recrée un lien direct entre production et consommation avec des paysan-ne-s plus nombreux sur le territoire. C'est ce combat qui avait guidé l'action syndicale collective et non violente menée en 2014 à la ferme-usine des 1000 vaches près d'Abbeville et pour laquelle six militants comparaîtront en audience civile le 31 mai prochain à Amiens. Avec comme épée de Damoclès de très lourdes sanctions financières.

Ce combat doit donc redoubler partout où de tels projets pourraient émerger. La décision de la préfecture de Saône-et-Loire conforte nos actions. Elle doit en appeler d'autres, car c'est le principe même de ces fermes-usines qui doit être abandonné.

Communiqué de la Confédération Paysanne.

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Commentaires

  • Il est certain qu'il faille être prudent avec les grandes étables , les grands ateliers de poulets, etc.

    Il me semble que la systématicité du refus n'est pas non plus une bonne attitude. Il faut voir.

    L'homme a tellement façonné ces animaux et particulièrement les bovins qu'ils ne peuvent plus vivre dans la nature. Ce type d'animaux ne peuvent vivre que sous la direction de l'homme. Ceci ne veut pas dire que l'homme peut s'autoriser à les mal traiter. Bien au contraire.

    Dans une grande structure, il est tout à fait possible de ne pas meurtrir l'environnement si et seulement si on prend toutes les précautions. Cette exigence est absolue. Les commissaires enquêteurs doivent être formés en ce sens afin qu'ils aient une vue précise entre une grande étable négligée et une autre dont toutes les précautions seraient établies.

    Je l'ai déjà dit. Nous avons connu de petites étables dans lesquelles les vaches étaient attachées à l'auge par une chaîne au cou. Elles se couchaient sur un peu de paille qui cachait à peine le béton. Les liquides évolués en purin s'écoulaient à travers les villages vers la rivière ou le ruisseau. Ce n'était pas mieux : les bêtes n'étaient pas confortablement installées et la nature en prenait un coup.

    Ces questions sont importantes et méritent toute l'attention des responsables professionnels et politiques.

    Daniel

  • C'est avant tout une question de société . Combien de petits éleveurs vont disparaître ? Le slogan du PS " Vivre et travailler au pays " fait parti de l'ancien mode . Quand aux commissaires enquêteurs, ne rêvons pas , au nom de la liberté d'entreprendre . L'attention des responsables politiques dépend beaucoup des lobbies comme nous le voyons au parlement européen .

  • drogue au libéralisme au capitalisme et au sientifrics M Daniel

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