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raif badawi

  • La Cour suprême saoudienne confirme la condamnation de Raif Badawi

    Communiqué d'Amnesty International

    UNE TERRIBLE CONFIRMATION DE SA CONDAMNATION

    La Cour suprême d’Arabie saoudite a  confirmé la condamnation du blogueur Raif Badawi à 10 ans de prison et 1 000 coups de fouet. Il s’agit d’un coup terrible à la liberté d’expression. Le maintien de cette peine cruelle et injuste est odieux. 

    Le 7 mai 2014, Raif Badawi a été condamné par le tribunal pénal de Djedda à 10 ans de prison, 1 000 coups de fouet et une amende d’un million de riyals (environ 235 000 euros) pour avoir créé un forum en ligne de débat public.

    Le 9 janvier 2015, Raif Badawi a reçu 50 coups de fouet en public après la prière du vendredi sur une place de Djedda, ce qui a suscité l’indignation de la communauté internationale. Deux semaines d’affilée, la séance de flagellation qui devait suivre a été annulée sur avis médical. Il n’a pas été flagellé depuis lors, sans que les autorités en révèlent le motif. À la suite de cette décision, le risque qu’il reçoive les 950 coups de fouet restants est imminent.

    Tenir un blog n’est pas un crime. Raif Badawi est puni pour avoir simplement osé exercer son droit à la liberté d'expression.

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  • Raif Badawi : un an après sa condamnation

    [07/05/2015] Communiqué d'Amnesty International

     

    Aujourd’hui 7 mai, cela fait un an que Raif Badawi a été condamné à 1 000 coups de fouet et 10 ans de prison. Nous continuons à demander sa libération immédiate et sans condition

    Une année s’est écoulée depuis que Raif Badawi a été condamné à cette peine cruelle et injuste. Il est manifestement puni pour avoir osé exercer son droit à la liberté d'expression.

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  • Raif Badawi: 1000 coups de fouet pour un blog

    Amnesty International France et reporters sans frontières  se sont rendues devant l’Ambassade d’Arabie saoudite pour exiger ensemble l’arrêt immédiat des flagellations subies par Raif Badawi.

    Le blogueur et militant Raif Badawi a été flagellé en public de 50 coups de fouet vendredi 9 janvier 2015. Les autorités saoudiennes prévoient de poursuivre ce châtiment cruel, inhumain et dégradant pendant les 20 prochaines semaines. 

    B7YeuBFCIAA0Vd7.jpgAprès la première session, sa femme Ensaf Haidar nous a indiqué: « Raif m’a dit que la douleur était insupportable après la flagellation, sa santé est vraiment mauvaise et je suis certaine qu’il ne pourra pas supporter une deuxième séance de coups…

    Selon nos récentes informations, Raif va être flagellé une deuxième fois vendredi. L'application de sa peine de flagellation a commencé la semaine dernière après la prière du vendredi, lorsqu'il a reçu 50 coups de fouet devant la mosquée d'Al Jafali à Djedda. Tous les regards sont tournés vers l'Arabie saoudite. Si ses autorités ignorent les très nombreuses critiques et poursuivent sans complexe la flagellation de Raif Badawi, ce pays fera alors preuve d'un grand mépris du droit international et de l'opinion mondiale. L'épouse de Raif Badawi, Ensaf Haidar, a indiqué à Amnesty International qu'elle craignait que son mari ne puisse pas supporter physiquement une deuxième série de coups de fouet. 

    "Raif m'a dit qu'il souffrait beaucoup à la suite de sa flagellation, son état de santé n'est pas bon et je suis certaine qu'il ne pourra pas résister à une nouvelle série de coups de fouet. J'ai annoncé la nouvelle à nos enfants la semaine dernière pour éviter qu'ils ne l'apprennent par des amis à l'école. Ils sont extrêmement choqués. La pression internationale est essentielle ; je suis convaincue que si nous maintenons notre soutien, il finira par payer. Nous devons continuer de nous battre."
    Ensaf Haidar, l'épouse de Raif Badawi

    La flagellation et les autres formes de châtiments corporels violent l'interdiction de la torture et des autres mauvais traitements. En continuant d'appliquer cette peine inhumaine, les autorités saoudiennes bafouent de façon flagrante les principes fondamentaux des droits humains. 

    Les gouvernements des États-Unis, du Canada, de l'Allemagne et de la Norvège, notamment, ont condamné la flagellation de Raif Badawi. Des milliers de personnes à travers le monde ont exprimé leur indignation concernant cette affaire sur les réseaux sociaux et plusieurs centaines de militants ont organisé des manifestations devant les ambassades d'Arabie saoudite dans divers pays. La France s'est exprimé publiquement sur Twitter pour une re-examination de son cas sans exprimer sur sa libération.

    Dans une autre affaire révélatrice de l'intolérance absolue de l'Arabie saoudite à l'égard de l'opposition pacifique, lundi 12 janvier, l'avocat de Raif Badawi, le défenseur des droits humains Waleed Abu al Khair, a vu sa condamnation confirmée en appel. Initialement condamné à 15 ans d'emprisonnement, il ne devait en purger que 10. Cependant, le juge a ordonné lundi qu'il purge l'intégralité de sa peine car il a refusé de présenter des excuses pour les faits qu'on lui reproche. Le tribunal pénal spécial l'avait reconnu coupable de divers chefs d'accusation, notamment « déloyauté envers le souverain », « atteinte au pouvoir judiciaire » et « création d'une organisation non autorisée ».