Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

nucleaire - Page 17

  • Bollène : la justice s'en mêle

    Suite au rejet d'uranium à l'usine Socatri de Bollène, une plainte a été déposée par la ville, et un juge a été désigné .

    voici les infos du site nouvelobs.com :

    "Le juge des référés du tribunal de grande instance de Carpentras (Vaucluse) a ordonné, vendredi 8 août, la désignation d'un expert judiciaire P829307D675333G_apx_470__w_ouestfrance_.jpgindépendant à la demande de la ville de Bollène suite à la fuite d'uranium de la société Socatri en juillet sur le site nucléaire du Tricastin, apprend-on de source judiciaire.
    La commune de Bollène avait demandé lundi au juge des référés de désigner "un expert en environnement et en santé publique, qui pourra éventuellement s'adjoindre le concours d'un spécialiste en nucléaire" pour évaluer les incidences sur
    548px-Electron_shell_092_uranium.pngl'environnement et la santé publique de l'incident nucléaire du 7 juillet."

    On peut espérer qu'un expert indépendant aidera à voir clair sur l'importance de la fuite d'uranium et sur les responsablités .

  • contente d'elle

    Anne Lauvergeon, PDG d'AREVA, (le groupe nucléaire qui est propriétaire des installations de Bollène et de Romans, où des fuites d'uraniumALeqM5j_N-rlrEhMiJahUmm1OGNEB-2MlA%3Fsize%3Ds viennent d'être détectées ), est contente d'elle et de son entreprise . Elle déclare "L'incident est clos",  dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, répétant que personne n'a été contaminé et que l'environnement n'est pas menacé."

    Elle ajoute que la fuite d'un tuyau à Romans, cette semaine, est selon elle une coïncidence. "Mais j'y vois la preuve d'une industrie transparente, capable de dire tout, tout de suite, quel que soit le contexte", souligne Anne Lauvergeon pour qui ces affaires ne remettent pas en cause le modèle français du nucléaire et son système de contrôle qui "répond aux normes internationales les plus draconiennes".

    Donc elle peut affirmer que ni les personnes, ni l'environnement  ne sont menacés, alors que l'on ne connaît pas le devenir de l'uranium qui s'est libéré : va-il s'infiltrer dans les nappes phréatiques ? Il ne s'est pas volatilisé .

    Pour elle ces incidents sont presque un bien, puisqu'ils prouveraient l'efficacité du système de contrôle . 

    AREVA%2520nique%2520la%2520mer.gifFaut-il répéter qu'à Bollène, de longue heures ont été perdues avant que les mesures prescrites soient prises (le directeur du site doit démissionner) et qu'à Romans on pense que la canalisation fuyait depuis des années  (combien ?) . C'est cela un système qui répond aux normes les plus draconienne ?

    Plus près de nous, lors d'incidents à Chooz, nos voisins belges avaient protesté car les procédures d'alerte n'avaient pas fonctionné non plus .

    Des mesures forcément imparfaites, plus les facteurs humains(dont la routine et le relâchement dans la durée), tout ceci dans un contexte d'industrie trop sûre d'elle nous donne une communication incohérente (l'incident devient une preuve de transparence au lieu d'une preuve de danger), et nous rend encore plus méfiant pour l'avenir .

  • areva : audit interne

    33-29-pastiche-areva.jpgVoici un communiqué d'AREVA ,suite à la fuite de Tricastin :

    Comme suite à l'incident de niveau 1 survenu à l'usine SOCATRI du Tricastin le 7 juillet dernier le groupe AREVA a diligenté une enquête interne.

    Cet incident est intervenu à l'occasion d'une vidange sur une installation de traitement des eaux, en aval de l'usine d'enrichissement et sans rapport avec les centrales nucléaires du site. Le rejet dans l'environnement résulte d'un défaut d'étanchéité d'une cuve de rétention.

    Ce rejet, involontaire n'a eu de conséquence ni sur la santé des personnels et des riverains, ni sur leur environnement.

    L'étude de la chronologie des faits (PJ1) indique que les procédures techniques de sécurité ont rapidement été mises en œuvre (mobilisation des équipes, arrêt de l'installation, obstruction du réseau d'eaux pluviales, prélèvement dans l'environnement…).

    Le débordement est intervenu à 22 heures. Il n'aurait pas eu de conséquence si l'étanchéité du bac de rétention n'avait pas été défaillante, ce
    9842_Une-Areva.jpgqui a été constaté à 4h45 le 8 juillet. SOCATRI a prévenu les autorités à 7h30 (PJ2a & PJ2b).

    Un manque de coordination évident entre les équipes en charge des travaux et celles responsables de l'exploitation est à l'origine de cet incident.

    L'erreur de l'exploitant est aussi d'avoir attendu les résultats des mesures complémentaires pour prévenir les autorités, près de 3 heures.

    Les équipes de SOCATRI comprennent l'émotion et les inquiétudes suscitées par l'incident. Elles ont clairement sous estimé cette dimension.

    Les équipes d'AREVA se sont rapprochées des voisins ainsi que des maires des communes concernées en leur donnant toutes les informations disponibles en temps réel.

    AREVA décide de nommer un nouveau directeur général de SOCATRI avec pour mission de faire un revue globale du fonctionnement de l'établissement et de sa sécurité. Il conduira avec l'aide du groupe un retour d'expérience approfondie de l'évènement et sera chargé de la mise en œuvre des conclusions.

    Des mesures d'accompagnement vont être proposées aux Chambres d'Agriculture du Vaucluse et de la Drôme à destination des agriculteurs touchés par l'interdiction temporaire d'arrosage.

    Dans une logique de précaution, le plan de surveillance renforcé est maintenu. Ses résultats sont communiqués au fur et à mesure de leur disponibilité. Ils sont consultables en Mairie et sur www.areva.com.

     

     Nous avons souligné deux passages de ce rapport interne : manque de coordination, sous-estimation des inquiétudes suscitées par l'incident .

    Le débordement a eu lieu à 22 h, les autorités ont été prévenues le lendemain à 7 h 30 .

    Si c'est eux qui le disent !

    329475.jpg
    la PDG d'AREVA

     

  • nouvelle fuite nucléaire

    drome.gifUne nouvelle fuite nucléaire vient d'être découverte, cette fois ci à Romans sur Isère . L'autorité de sûreté nucléaire affirme qu'il n'y a pas de conséquences pour la santé, tout en reconnaissant que le tuyau défaillant fuit depuis une date indéterminée .

    Voici la dépêche de l'agence Reuters à ce sujet :

     

    vendredi 18 juillet 2008, mis à jour à 10:46

    Une nouvelle fuite d'uranium signalée dans la Drôme

    Reuters

    Une nouvelle fuite d'uranium, dont l'ampleur n'est pas encore connue, a été signalée jeudi à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) par une usine franco-belge du groupe Areva, à Romans-sur-Isère (Drôme), annonce l'ASN.

    L'usine FBFC a fait état de la rupture d'une canalisation enterrée rejetant "des effluents liquides uranifères".

    "Les inspecteurs ont relevé que la rupture de cette canalisation enterrée daterait, selon l'exploitant, de plusieurs années", dit l'ASN dans un communiqué.

    Cette tuyauterie n'est pas conforme aux exigences de la réglementation, ajoute-t-on.

  • non au nucléaire

    Plusieurs milliers de manifestants ont défilé ce jour à Paris contre la politique nucléaire française. Profitant du sommet de l'union pour la Méditerranée, des représentants de plusieurs pays ont demandé un avenir sans le nucléaire .

    ALeqM5hFvkq9nvMiAl8OL3Mb2CYjWWxa0Q?size=s

    manif-antinucleaire-paris.jpg

    maskagaz2.jpg

  • Fuite radioactive à Tricastin

    tricastin.jpgCe jour, 8 juillet , s'est produit dans la vallée du Rhone un déversement de 30 m3 d'effluents contenant 12 g d'uranium par litre (cela fait quand même 360 Kilogrammes, comme quoi tout est affaire de communication) . Cette fuite vient du débordement d'une cuve, sur un site de retraitement  à côté de la centrale de Tricastin (située à Bollène, près d'Avignon).La pollution a atteint des affluents du Rhone, et va donc contaminer ce fleuve . La préfecture et les autorités nucléaires officielles affirment que la quantité déversée est faible et que le risque sanitaire est minime . La consommation d'eau et la pêche sont interdites jusqu'à nouvel ordre .

    Voici ce qu'en dit la correspondante de France Bleue Vaucluse : écouter le commentaire 

    Vous aurez aussi sur cette page le commentaire du responsable du réseau "Sortir du nucléaire" qui souligne le retard pris pour avertir les populations locales, qui ont pu boire pendant ce temps de l'eau contaminée . 

     

    Cet incident sera on l'espère minime . Il prouve une fois de plus que malgré les précautions prises, l'activité liée au nucléaire est comme toutes les activités humaines : Il peut se produire des incidents ou des accidents, qui parfois s'enchaînent pour former un drame . La différence se fait dans la nature du nucléaire civil comme militaire : le culte du secret décrédibilise la communication officielle . Et les conséquences pour l'environnement ou la santé peuvent être majeures et irréversibles .

  • Borloo a de l'humour

    aa825dc2-4692-11dd-8848-3b45f42282a9.jpg

    J-Louis Borloo vient de recevoir le prix"humour et politique" 2008 pour avoir déclaré"Sarkosy, c'est le seul à avoir été obligé de passer par l'Elysée pour être premier ministre" . C'est vrai qu'après avoir été barré par Chirac, qui ne voulait pas de lui à Matignon, il joue bien le rôle de premier ministre depuis qu'il est élu président .

    Son humour ne s'arrête pas là . J-Louis Borloo vient de faire savoir que pour lui :

    "Un EPR de plus ou de moins, ça ne va pas changer fondamentalement la production électrique française", a déclaré le ministre sur France Inter, affirmant aussi : "C'est une idée, mais au fond c'est assez marginal".

    Il faut dire que cela nous fait beaucoup moins rire, les riverains d'une telle installation nucléaire risquent de trouver le problème pas si marginal que cela . La légereté avec laquelle le ministre, qui a en charge les engagements du Grenelle de l'environnement, prend en compte le développement du nucléaire fait froid dans le dos .