Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

nucleaire - Page 17

  • contente d'elle

    Anne Lauvergeon, PDG d'AREVA, (le groupe nucléaire qui est propriétaire des installations de Bollène et de Romans, où des fuites d'uraniumALeqM5j_N-rlrEhMiJahUmm1OGNEB-2MlA%3Fsize%3Ds viennent d'être détectées ), est contente d'elle et de son entreprise . Elle déclare "L'incident est clos",  dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, répétant que personne n'a été contaminé et que l'environnement n'est pas menacé."

    Elle ajoute que la fuite d'un tuyau à Romans, cette semaine, est selon elle une coïncidence. "Mais j'y vois la preuve d'une industrie transparente, capable de dire tout, tout de suite, quel que soit le contexte", souligne Anne Lauvergeon pour qui ces affaires ne remettent pas en cause le modèle français du nucléaire et son système de contrôle qui "répond aux normes internationales les plus draconiennes".

    Donc elle peut affirmer que ni les personnes, ni l'environnement  ne sont menacés, alors que l'on ne connaît pas le devenir de l'uranium qui s'est libéré : va-il s'infiltrer dans les nappes phréatiques ? Il ne s'est pas volatilisé .

    Pour elle ces incidents sont presque un bien, puisqu'ils prouveraient l'efficacité du système de contrôle . 

    AREVA%2520nique%2520la%2520mer.gifFaut-il répéter qu'à Bollène, de longue heures ont été perdues avant que les mesures prescrites soient prises (le directeur du site doit démissionner) et qu'à Romans on pense que la canalisation fuyait depuis des années  (combien ?) . C'est cela un système qui répond aux normes les plus draconienne ?

    Plus près de nous, lors d'incidents à Chooz, nos voisins belges avaient protesté car les procédures d'alerte n'avaient pas fonctionné non plus .

    Des mesures forcément imparfaites, plus les facteurs humains(dont la routine et le relâchement dans la durée), tout ceci dans un contexte d'industrie trop sûre d'elle nous donne une communication incohérente (l'incident devient une preuve de transparence au lieu d'une preuve de danger), et nous rend encore plus méfiant pour l'avenir .

  • areva : audit interne

    33-29-pastiche-areva.jpgVoici un communiqué d'AREVA ,suite à la fuite de Tricastin :

    Comme suite à l'incident de niveau 1 survenu à l'usine SOCATRI du Tricastin le 7 juillet dernier le groupe AREVA a diligenté une enquête interne.

    Cet incident est intervenu à l'occasion d'une vidange sur une installation de traitement des eaux, en aval de l'usine d'enrichissement et sans rapport avec les centrales nucléaires du site. Le rejet dans l'environnement résulte d'un défaut d'étanchéité d'une cuve de rétention.

    Ce rejet, involontaire n'a eu de conséquence ni sur la santé des personnels et des riverains, ni sur leur environnement.

    L'étude de la chronologie des faits (PJ1) indique que les procédures techniques de sécurité ont rapidement été mises en œuvre (mobilisation des équipes, arrêt de l'installation, obstruction du réseau d'eaux pluviales, prélèvement dans l'environnement…).

    Le débordement est intervenu à 22 heures. Il n'aurait pas eu de conséquence si l'étanchéité du bac de rétention n'avait pas été défaillante, ce
    9842_Une-Areva.jpgqui a été constaté à 4h45 le 8 juillet. SOCATRI a prévenu les autorités à 7h30 (PJ2a & PJ2b).

    Un manque de coordination évident entre les équipes en charge des travaux et celles responsables de l'exploitation est à l'origine de cet incident.

    L'erreur de l'exploitant est aussi d'avoir attendu les résultats des mesures complémentaires pour prévenir les autorités, près de 3 heures.

    Les équipes de SOCATRI comprennent l'émotion et les inquiétudes suscitées par l'incident. Elles ont clairement sous estimé cette dimension.

    Les équipes d'AREVA se sont rapprochées des voisins ainsi que des maires des communes concernées en leur donnant toutes les informations disponibles en temps réel.

    AREVA décide de nommer un nouveau directeur général de SOCATRI avec pour mission de faire un revue globale du fonctionnement de l'établissement et de sa sécurité. Il conduira avec l'aide du groupe un retour d'expérience approfondie de l'évènement et sera chargé de la mise en œuvre des conclusions.

    Des mesures d'accompagnement vont être proposées aux Chambres d'Agriculture du Vaucluse et de la Drôme à destination des agriculteurs touchés par l'interdiction temporaire d'arrosage.

    Dans une logique de précaution, le plan de surveillance renforcé est maintenu. Ses résultats sont communiqués au fur et à mesure de leur disponibilité. Ils sont consultables en Mairie et sur www.areva.com.

     

     Nous avons souligné deux passages de ce rapport interne : manque de coordination, sous-estimation des inquiétudes suscitées par l'incident .

    Le débordement a eu lieu à 22 h, les autorités ont été prévenues le lendemain à 7 h 30 .

    Si c'est eux qui le disent !

    329475.jpg
    la PDG d'AREVA

     

  • nouvelle fuite nucléaire

    drome.gifUne nouvelle fuite nucléaire vient d'être découverte, cette fois ci à Romans sur Isère . L'autorité de sûreté nucléaire affirme qu'il n'y a pas de conséquences pour la santé, tout en reconnaissant que le tuyau défaillant fuit depuis une date indéterminée .

    Voici la dépêche de l'agence Reuters à ce sujet :

     

    vendredi 18 juillet 2008, mis à jour à 10:46

    Une nouvelle fuite d'uranium signalée dans la Drôme

    Reuters

    Une nouvelle fuite d'uranium, dont l'ampleur n'est pas encore connue, a été signalée jeudi à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) par une usine franco-belge du groupe Areva, à Romans-sur-Isère (Drôme), annonce l'ASN.

    L'usine FBFC a fait état de la rupture d'une canalisation enterrée rejetant "des effluents liquides uranifères".

    "Les inspecteurs ont relevé que la rupture de cette canalisation enterrée daterait, selon l'exploitant, de plusieurs années", dit l'ASN dans un communiqué.

    Cette tuyauterie n'est pas conforme aux exigences de la réglementation, ajoute-t-on.

  • non au nucléaire

    Plusieurs milliers de manifestants ont défilé ce jour à Paris contre la politique nucléaire française. Profitant du sommet de l'union pour la Méditerranée, des représentants de plusieurs pays ont demandé un avenir sans le nucléaire .

    ALeqM5hFvkq9nvMiAl8OL3Mb2CYjWWxa0Q?size=s

    manif-antinucleaire-paris.jpg

    maskagaz2.jpg

  • Fuite radioactive à Tricastin

    tricastin.jpgCe jour, 8 juillet , s'est produit dans la vallée du Rhone un déversement de 30 m3 d'effluents contenant 12 g d'uranium par litre (cela fait quand même 360 Kilogrammes, comme quoi tout est affaire de communication) . Cette fuite vient du débordement d'une cuve, sur un site de retraitement  à côté de la centrale de Tricastin (située à Bollène, près d'Avignon).La pollution a atteint des affluents du Rhone, et va donc contaminer ce fleuve . La préfecture et les autorités nucléaires officielles affirment que la quantité déversée est faible et que le risque sanitaire est minime . La consommation d'eau et la pêche sont interdites jusqu'à nouvel ordre .

    Voici ce qu'en dit la correspondante de France Bleue Vaucluse : écouter le commentaire 

    Vous aurez aussi sur cette page le commentaire du responsable du réseau "Sortir du nucléaire" qui souligne le retard pris pour avertir les populations locales, qui ont pu boire pendant ce temps de l'eau contaminée . 

     

    Cet incident sera on l'espère minime . Il prouve une fois de plus que malgré les précautions prises, l'activité liée au nucléaire est comme toutes les activités humaines : Il peut se produire des incidents ou des accidents, qui parfois s'enchaînent pour former un drame . La différence se fait dans la nature du nucléaire civil comme militaire : le culte du secret décrédibilise la communication officielle . Et les conséquences pour l'environnement ou la santé peuvent être majeures et irréversibles .

  • Borloo a de l'humour

    aa825dc2-4692-11dd-8848-3b45f42282a9.jpg

    J-Louis Borloo vient de recevoir le prix"humour et politique" 2008 pour avoir déclaré"Sarkosy, c'est le seul à avoir été obligé de passer par l'Elysée pour être premier ministre" . C'est vrai qu'après avoir été barré par Chirac, qui ne voulait pas de lui à Matignon, il joue bien le rôle de premier ministre depuis qu'il est élu président .

    Son humour ne s'arrête pas là . J-Louis Borloo vient de faire savoir que pour lui :

    "Un EPR de plus ou de moins, ça ne va pas changer fondamentalement la production électrique française", a déclaré le ministre sur France Inter, affirmant aussi : "C'est une idée, mais au fond c'est assez marginal".

    Il faut dire que cela nous fait beaucoup moins rire, les riverains d'une telle installation nucléaire risquent de trouver le problème pas si marginal que cela . La légereté avec laquelle le ministre, qui a en charge les engagements du Grenelle de l'environnement, prend en compte le développement du nucléaire fait froid dans le dos .

  • greenpeace : non à l'E P R

    3 juillet 2008

    2e EPR en France : une décision stupide qui disqualifie Nicolas Sarkozy sur les dossiers énergétiques et climatiques

    Greenpeace condamne l’annonce faite aujourd’hui par le président de la République qui, en visite au Creusot, a annoncé la construction d’un deuxième réacteur nucléaire EPR sur le territoire français. « Cette décision est aberrante et stupide. Il s’agit d’une faute lourde sur le plan énergétique, économique, industriel et environnemental, déclare Yannick Jadot, responsable des campagnes de Greenpeace France. La France est une “république nucléaire”, comme d’autres sont des républiques bananières. La présidence française de l’Europe commence à peine, le lobby nucléaire est de nouveau aux manettes et le Président français, totalement disqualifié. »

    medium_non-a-l-epr.jpgUn réacteur totalement inutile. Le réacteur EPR en construction à Flamanville ne se justifiait déjà pas en termes de besoins énergétiques, la France étant en forte surcapacité nucléaire. Pour justifier ce premier EPR, l’industrie et les autorités n’ont cessé de dire qu’il fallait un prototype à tester d’ici à 2015, avant de décider d’un éventuel remplacement du parc existant à partir de 2020. C’est encore la position défendue par EDF aujourd’hui, qui répète ne pas voir l’utilité de construire de nouvelles tranches nucléaires avant 2020. « Cette décision de construire un 2e EPR tombe du ciel sans la moindre justification énergétique », déclare Frédéric Marillier, en charge de la campagne Énergie à Greenpeace France.

    Un réacteur dangereux. L’EPR est le plus puissant des réacteurs au monde (1 600 MW), il concentrera plus de radioactivité que ces prédécesseurs. De plus, l’utilisation d’un combustible spécifique à base de plutonium (le Mox), renforcera la radioactivité et la toxicité des rejets éventuels. Et concernant les déchets, ils seront certes un peu moins nombreux, mais plus radioactifs.

    file_331827_50301.jpgUn réacteur trop cher, qu’on ne sait pas construire. Les deux seuls EPR qu’Areva tente actuellement de construire rencontrent de grosses difficultés. Le chantier finlandais, entamé en 2005, affiche un dépassement budgétaire global de 1,3 à 2,2 milliards d’euros (pour un prix initial de 3,3 milliards) et ne sera terminé qu’avec deux ans de retard au moins (2011 et non 2009). Quant à l’EPR de Flamanville (Manche), il a déjà pris du retard, les travaux ayant été stoppés pendant plus d’un mois sur ordre de l’Autorité de sûreté nucléaire, suite à de nombreuses anomalies et malfaçons.

    Il existe une bien meilleure solution : l’efficacité énergétique. Pourquoi investir dans le nucléaire, alors qu’il existe des solutions plus stop_EPR_rond-00a19.jpgefficaces, plus économiques, plus sûres et plus rapides ? Isoler les logements, limiter les consommations des voitures, favoriser l’achat de produits efficaces, etc. : de telles mesures permettant de maîtriser la consommation répondent à la fois aux enjeux des changements climatiques, de la sécurité énergétique et du pouvoir d’achat des Français. Juste un exemple simple, que le gouvernement refuse de mettre en place – alors qu’il s’agit de l’une des mesures phares du Grenelle de l’environnement : l’interdiction des ampoules à incandescence d’ici à 2010. Une telle mesure permettrait à la France d’économiser une quantité d’électricité équivalente à ce que devrait produire le réacteur EPR.

    « Face à l’envolée des prix de l’énergie liée au pétrole et dans un contexte de crise budgétaire, comment accepter que le président de la République fasse un cadeau de plus de 3 milliards d’euros à Areva au lieu d’investir au service des Français, s’interroge Yannick Jadot. On ne sait même pas combien coûte un EPR, vendu pour plus de 3 milliards d’euros mais dont le prix est en train de doubler en Finlande. En revanche, on sait qu’un euro investi dans l’efficacité permet d’économiser sept fois plus d’énergie qu’un euro investi dans le nucléaire n’en produit. »