Anne Lauvergeon, PDG d'AREVA, (le groupe nucléaire qui est propriétaire des installations de Bollène et de Romans, où des fuites d'uranium viennent d'être détectées ), est contente d'elle et de son entreprise . Elle déclare "L'incident est clos", dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, répétant que personne n'a été contaminé et que l'environnement n'est pas menacé."
Elle ajoute que la fuite d'un tuyau à Romans, cette semaine, est selon elle une coïncidence. "Mais j'y vois la preuve d'une industrie transparente, capable de dire tout, tout de suite, quel que soit le contexte", souligne Anne Lauvergeon pour qui ces affaires ne remettent pas en cause le modèle français du nucléaire et son système de contrôle qui "répond aux normes internationales les plus draconiennes".
Donc elle peut affirmer que ni les personnes, ni l'environnement ne sont menacés, alors que l'on ne connaît pas le devenir de l'uranium qui s'est libéré : va-il s'infiltrer dans les nappes phréatiques ? Il ne s'est pas volatilisé .
Pour elle ces incidents sont presque un bien, puisqu'ils prouveraient l'efficacité du système de contrôle .
Faut-il répéter qu'à Bollène, de longue heures ont été perdues avant que les mesures prescrites soient prises (le directeur du site doit démissionner) et qu'à Romans on pense que la canalisation fuyait depuis des années (combien ?) . C'est cela un système qui répond aux normes les plus draconienne ?
Plus près de nous, lors d'incidents à Chooz, nos voisins belges avaient protesté car les procédures d'alerte n'avaient pas fonctionné non plus .
Des mesures forcément imparfaites, plus les facteurs humains(dont la routine et le relâchement dans la durée), tout ceci dans un contexte d'industrie trop sûre d'elle nous donne une communication incohérente (l'incident devient une preuve de transparence au lieu d'une preuve de danger), et nous rend encore plus méfiant pour l'avenir .
Voici un communiqué d'AREVA ,suite à la fuite de Tricastin :
qui a été constaté à 4h45 le 8 juillet. SOCATRI a prévenu les autorités à 7h30 (
Une nouvelle fuite nucléaire vient d'être découverte, cette fois ci à Romans sur Isère . L'autorité de sûreté nucléaire affirme qu'il n'y a pas de conséquences pour la santé, tout en reconnaissant que le tuyau défaillant fuit depuis une date indéterminée .
Ce jour, 8 juillet , s'est produit dans la vallée du Rhone un déversement de 30 m3 d'effluents contenant 12 g d'uranium par litre (cela fait quand même 360 Kilogrammes, comme quoi tout est affaire de communication) . Cette fuite vient du débordement d'une cuve, sur un site de retraitement à côté de la centrale de Tricastin (située à Bollène, près d'Avignon).La pollution a atteint des affluents du Rhone, et va donc contaminer ce fleuve . La préfecture et les autorités nucléaires officielles affirment que la quantité déversée est faible et que le risque sanitaire est minime . La consommation d'eau et la pêche sont interdites jusqu'à nouvel ordre .
Un réacteur totalement inutile. Le réacteur EPR en construction à Flamanville ne se justifiait déjà pas en termes de besoins énergétiques, la France étant en forte surcapacité nucléaire. Pour justifier ce premier EPR, l’industrie et les autorités n’ont cessé de dire qu’il fallait un prototype à tester d’ici à 2015, avant de décider d’un éventuel remplacement du parc existant à partir de 2020. C’est encore la position défendue par EDF aujourd’hui, qui répète ne pas voir l’utilité de construire de nouvelles tranches nucléaires avant 2020. « Cette décision de construire un 2e EPR tombe du ciel sans la moindre justification énergétique », déclare Frédéric Marillier, en charge de la campagne Énergie à Greenpeace France.
Un réacteur trop cher, qu’on ne sait pas construire. Les deux seuls EPR qu’Areva tente actuellement de construire rencontrent de grosses difficultés. Le chantier finlandais, entamé en 2005, affiche un dépassement budgétaire global de 1,3 à 2,2 milliards d’euros (pour un prix initial de 3,3 milliards) et ne sera terminé qu’avec deux ans de retard au moins (2011 et non 2009). Quant à l’EPR de Flamanville (Manche), il a déjà pris du retard, les travaux ayant été stoppés pendant plus d’un mois sur ordre de l’Autorité de sûreté nucléaire, suite à de nombreuses anomalies et malfaçons.
efficaces, plus économiques, plus sûres et plus rapides ? Isoler les logements, limiter les consommations des voitures, favoriser l’achat de produits efficaces, etc. : de telles mesures permettant de maîtriser la consommation répondent à la fois aux enjeux des changements climatiques, de la sécurité énergétique et du pouvoir d’achat des Français. Juste un exemple simple, que le gouvernement refuse de mettre en place – alors qu’il s’agit de l’une des mesures phares du Grenelle de l’environnement : l’interdiction des ampoules à incandescence d’ici à 2010. Une telle mesure permettrait à la France d’économiser une quantité d’électricité équivalente à ce que devrait produire le réacteur EPR.