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israel - Page 15

  • Un ministre comme les autres?

    Le ministre israelien des affaires étrangères est en tournée européenne. En tenant compte de ses positions passées et présentes, voici l'avis de la Ligue des Droits de l'Homme:


    Le ministre des Affaires étrangères de la France ne doit pas recevoir Avigdor Lieberman, son homologue israélien

    Communiqué LDH


    En recevant officiellement son homologue israélien Avigdor Lieberman au Quai d’Orsay, le ministre français des Affaires étrangères apporterait une caution aux positions inacceptables d’un ministre extrémiste qui a mené sa campagne électorale avec des slogans racistes et extrêmement violents à l’égard des Palestiniens.

    243068_lieberman.jpgAvigdor Lieberman, ministre des Affaires étrangères d’Israël, chef du parti de la droite nationaliste « Israël Beitenou » (« Israël notre maison »), qui compte quinze députés à la Knesset, a mené sa campagne électorale avec des slogans racistes et extrêmement violents à l’égard des Palestiniens. Comme son Premier ministre Benyamin Netanyahou, il refuse non seulement le processus d’Annapolis mais même d’évoquer la création d’un Etat palestinien. Opposé au plan de désengagement des territoires occupés (lui-même habite une colonie illégale), il s’érige en défenseur d’un Israël menacé par la minorité des Arabes israéliens qui, selon lui, « soutiennent le terrorisme », tenant même des propos qu’on peut qualifier d’incitation à la haine raciale envers les députés arabes israéliens. Il est aussi partisan de faire signer à la population arabe d’Israël un serment de fidélité à l’Etat hébreu, sous peine de se voir privée de droits civiques.

    Certes Avigdor Lieberman a été élu démocratiquement, mais il est déjà arrivé à l’UE de décider de boycotter un gouvernement issu d’élections régulières : en 2000, en Autriche lorsque Jorg Haider, chef du parti d’extrême droite a remporté les élections. Quels que soient les Etats, la légitimité démocratique n’a en effet de sens que si elle est respectueuse des valeurs fondamentales que sont les droits de l’Homme, il serait incompréhensible qu’Israël fasse exception à cette règle.

    Israël se revendique comme démocratie. Paris doit signifier sans ambigüité à son gouvernement qu’il se doit de respecter le droit international, les conventions internationales, appliquer les résolutions de l’ONU. Rappeler également que l’accord d’association UE-Israël, dont Israël souhaite le ré-haussement - ce qui tendrait à lui donner un statut équivalent aux Etats membres de l’UE, sans les contraintes -, stipule en son article 2 que ces relations « doivent être basées sur le respect des droits de l’Homme et des principes démocratiques ».

    En recevant officiellement Avigdor Lieberman au Quai d’Orsay, le ministre français des Affaires étrangères irait au-delà du maintien de relations diplomatiques avec les gouvernements issus d’élections régulières. La France apporterait une caution aux positions inacceptables d’un ministre extrémiste dont la symbolique serait lourde de sens pour l’avenir de la démocratie en Israël et de tout processus de paix dans la région.

    Paris, le 4 mai 2009

  • L’archipel de Palestine orientale

    Voici une carte qui illustre la situation des Palestiniens sur un territoire où ils ne peuvent pas créer leur état.

    Les colonies et les restrictions de circulation imposées par l'état d'Israel ont fait de la Cis-Jordanie un véritable archipel, avec des île et des îlots entre lesquels il est très difficile de circuler

     

    La carte et l'article sont du"Monde Diplomatique"

    Palestineorientale-big.jpg

     

     

    Depuis des années, les Nations unies condamnent régulièrement la politique de colonisation d’Israël. Même l’Union européenne et les Etats-Unis ne manquent pas une occasion de faire savoir que ce grignotage des terres palestiniennes met en danger la perspective de création d’un État palestinien indépendant.

    Cette politique s’est néanmoins poursuivie sous tous les gouvernements israéliens, qu’ils soient de gauche, du centre ou de droite, sans que jamais aucune mesure ne soit prise, alors que les statuts de la Cour pénale internationale considèrent que c’est « un crime de guerre ». Et jamais aucune sanction n’a été adoptée contre l’Etat qui poursuit cette stratégie. Pourtant, cet archipel de la Palestine peut-il vraiment constituer la base d’un État ?

  • Israël :droite ou extême-droite

    Le résultat des élections en Israël laisse planer un suspense insoutenable : Le prochain gouvernement sera-il de droite ou d'extrême droite ?

    Une chose est certaine : la "gauche" israélienne est battue, les travaillistes étant en quatrième position, avec le score le plus bas jamais réalisé .

    barak.jpgLe mot gauche mérite vraiment de guillemet, puisque le leader du parti travailliste est  E. Barak(photo ci-contre), l'actuel ministre de la défense . Il est donc directement responsable de l'offensive contre Gaza, et du comportement de l'armée israélienne lors de cette guerre . Le parti travailliste israélien fait partie de l'Internationale Socialiste : aux dernières nouvelles, il n'en a pas été exclu, son attitude n'est donc pas jugée inadmissible par les membres de l'Internationale Socialiste .

    Il semble inévitable que le prochain gouvernement soit une coalition, comprenant le parti d'extrême droite arrivé en troisième position . Son leader, Avigdor Lieberman (photo ci-dessous) s'est prononcé pour chasser les israéliens d'origine arabe d'Israël . Ceux-ci sont citoyens du pays depuis sa création, Avigdor-page.jpget risquent donc désormais d'être victimes d'une purification ethnique .

    Les alliances nécessaires pour former un gouvernement vont donc très probablement amener ce parti au pouvoir, ainsi que des partis ultra-religieux : avec tous ces partisans de la colonisation à outrance, et hostiles aux négociations avec les représentants actuels des palestiniens, on craint fortement que la paix ne soit pas pour demain .

  • Gaza/Israël : rendre des comptes

    Amnesty International a  envoyé des chercheurs à Gaza et dans le sud d'Israël . Suite à leurs constatations, AI affirme que des crimes de guerres ont été commis dans la région "par toutes les parties au conflit"logo.gif

    AI demande une enquête internationale, et si des preuves existent, demande l'ouverture d'un procès contre les personnes soupçonnées de crimes au regard du droit international .

    Vous pouvez signer une pétition au président du conseil de sécurité de l'ONU par ce lien : accès à la pétition en ligne d'AI

  • Cessez le feu unilatéral à Gaza

    Le cabinet israélien annonce un cessez le feu unilatéral pour dimanche à 0 h 00.

    Il faut comprendre cette annonce en l'analysant sur plusieurs plans :

    Sur le plan militaire, les israéliens ont atteint  la quasi totalité de leurs objectifs, et le Hamas n'a plus les moyens d'opposer une résistance organisée, tellement la puissance de l'armée israélienne contrôle le territoire de Gaza.

    Sur le plan politique, cette décision permet de ne pas négocier avec le Hamas qui reste "diabolisé" et donne bonne conscience à Israël qui devaith_9_ill_1143269_845506.jpg commencer à faire face à l'opinion internationale .

    Pour l'avenir immédiat, cette décision laisse la possibilité d'occuper Gaza aussi longtemps qu'Israël le souhaitera, puisqu'aucun accord ne le force à quitter le territoire .

    Israël espère donc avoir les fruits d'une victoire militaire sans avoir à payer le prix d'un accord de paix . Ce qui peut se révéler vrai à court terme, sera certainement beaucoup plus difficile à conserver dans la durée .

    Mais pour beaucoup de responsables israéliens, l'échéance principale reste les élections prochaines . La Paix dans la région n'est pas leur priorité, l'offensive qui vient de se dérouler en est la preuve : ce manque de perspective à long terme est un point faible de la politique d'Israël, qui se condamne avec les Palestiniens à vivre de nouveaux combats à plus ou moins longue échéance .

    Pour le habitants de Gaza, c'est enfin l'arrêt des combats : ils vont pouvoir recevoir de l'aide et nous allons découvrir l'ampleur de leurs souffrances . D'après "le Monde" :

    Au moins 1.206 Palestiniens, dont 410 enfants, ont été tués et 5.300 autres, dont 1.630 enfants, ont été blessés en trois semaines, selon des représentants du Hamas. Dix soldats et trois civils israéliens ont péri durant la même période.

    Le Hamas est vaincu militairement, mais il est loin d'être sûr qu'il va va disparaître politiquement . Les états arabes ont montré leurs divisions, et font aussi partie des perdants .

    Quand à l' Europe et à la France leur rôle sera resté bien marginal tout au long du conflit .

  • Une lueur dans les ténèbres

    Dans le déferlement de violence qui s'abat sur Gaza,  on imagine que tout est fait en Israël pour justifier la position belliciste du gouvernement .

    La grande majorité des habitants du pays soutient l'offensive, même si un débat semble voir le jour pour savoir jusqu'où et jusqu'à quand Gaza_Sderot.pngpoursuivre les combats .

    Dans cette ambiance d'union sacrée, il faut bien du courage pour soutenir une opinion différente . Voici un lien vers un article du "Monde" qui rapporte la parole d'une habitante d'Israël, voisine de Gaza et qui tentait de lancer des liens entre les deux camps .

  • offensive terrestre à Gaza

    Nous avons passé hier la tribune des présidents de la Ligue des droits de l'Homme, qui titraient "La violence n'est pas une fatalité ".

    Depuis ce soir, la violence a franchi un nouveau stade à Gaza, avec l'entrée des troupes israéliennes sur le territoire de Gaza . Comme il était écrit dans la tribune, qui peut croire que cela résoudra un problème ou même seulement une partie d'un problème . L'armée d'Israel agit avec le consentement plus que tacite des Etats-Unis, point sur lequel l'ancienne et la nouvelle administration ne semble pas avoir de désaccords .photo_1231011348002-7-0.jpg

    Israel est en période pré électorale, et le "message" délivré par l'offensive est plus à destination interne que destiné à faire taire les mortiers du Hamas . A moins de tuer des centaines de milliers de palestiniens, ce genre d'action à peu de chance de se révéler efficace du point de vue militaire . Voici l'info qui existe à cette heure(source "Le Parisien.fr")

    Un nombre important de troupes israéliennes ont pénétré samedi soir sur le territoire de Gaza. Le bureau du Premier ministre a précisé qu' Israël va «prendre le contrôle» des régions d'où sont tirées les roquettes. Des soldats se sont déployés dans des zones inhabitées du nord du territoire, selon des témoins palestiniens.

    Les blindés ont ouvert le feu, selon des témoins, tandis que les troupes du Hamas répliquaient au mortier

    «Les combats vont durer de nombreux jours», a annoncé le bureau du ministre de la Défense Ehud Barak, qui mobilisait samedi soir des milliers de réservistes. L'armée a, par ailleurs, menacé les Gazaouis qui aideraient les «terroristes» du Hamas.

    401845-493553.jpgLes menaces du Hamas

    La branche armée du mouvement de résistance islamique a aussitôt avertit que l'Etat hébreu allait payer «un lourd tribu» en représailles. Avant l'incursion, Khaled Mechaal, le chef du Hamas qui vit en exil à Damas, avait assuré sur la chaîne Al-Jazira que son mouvement «ne capitulerait pas» et prévenu qu'un «sombre destin» attendait Israël s'il mettait le pied à Gaza. «Si vous commettez la stupidité de lancer une offensive terrestre, un destin sombre vous attendra à Gaza. Ce sera là votre malédiction, la colère de Dieu tombera sur vous», avait-il poursuivi.

    Dans un message diffusé sur sa radio interne samedi, le Hamas a menacé d'enlever des soldats israéliens en cas d'offensive terrestre. «S'ils (les Israéliens) entrent (dans Gaza), Gilad Shalit aura de nouveaux amis», a-t-il averti, en allusion au soldat israélien capturé le 25 juin 2006 par un commando palestinien et détenu depuis dans Gaza.