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chômage - Page 5

  • Chômage : les chiffres de février à l'opposé de ceux de janvier.

    Le mois dernier, la publication des chiffres du chômage laissait beaucoup de commentateurs perplexes : la baisse constatée ne trouvait pas d'explication évidente. Cette tendance demandait à être confirmée pour prendre une signification réelle. Les chiffres publiés ce jour pour le mois de février montrent une nouvelle hausse, supérieure à la diminution du mois de janvier. Le communiqué officiel le constate :

    " Après la baisse de 27 900 enregistrée en janvier, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A, c’est-à-dire sans aucune activité au mois de février, a augmenté de 38 400, soit une hausse de +1,1 % par rapport au mois dernier.

    Cette augmentation s’explique en très grande partie par la bascule en catégorie A de personnes déjà inscrites à Pôle emploi mais qui exerçaient une activité (catégories B et C) les mois précédents. Au total, le nombre d’inscrits en catégories A, B et C n’augmente que de 3 100 sur un mois, soit +0,1 %.

    Ce résultat s’inscrit dans le mouvement de hausses et de baisses observé depuis neuf mois, traduisant une reprise timide de l’activité économique. "

    Et l'on sait qu'une reprise "timide" de l'économie ne crée pas d'emploi. Comme d'habitude, la ministre valorise les mesures prises et celles envisagées, c'est son rôle. Mais miser  sur des mesures nouvelles après quatre ans de présence du même président, c'est un aveu d'échec assez dramatique. Si Hollande compte toujours sur sa réussite dans le domaine de l'emploi pour justifier sa  présence aux élections de 2017, il va lui falloir trouver un artifice de présentation digne des grands tours de prestidigitation. (détourner l'attention pour pouvoir faire disparaître l'essentiel, à savoir ici une hausse qui dure depuis  bientôt 4 ans).

    Voici les chiffres officiels.

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  • Chômage : enfin une bonne nouvelle ?

    Les chiffres du chômage pour janvier ont été publiés ce jour. Faut-il le répéter une fois encore, il n'est pas raisonnable de tirer des conclusions générales à partir des chiffres d'un seul mois, quel que soit le sens de variation. On peut se réjouir de la baisse sensible constatée, mais comme le souligne le communiqué officiel du ministère :" au-delà des variations mensuelles observées ces derniers mois et qui caractérisent une reprise de l’activité économique, le nombre de demandeurs d’emploi est stable sur les huit derniers mois." Une stabilité n'est pas une baisse, et on est loin de pouvoir résorber les mois de hausse. Depuis 2012, ce sont plusieurs centaines de milliers de personnes supplémentaires qui ont été touchées par le chômage.

    Les 27 900 chômeurs de moins ne sont pas à mettre sur le compte du second volet du Plan d’urgence pour l’emploi qui ne prendra effet qu'en mars prochain. Ils ne peuvent être liés à la reprise économique, son niveau étant bien trop faible pour expliquer ce rebond. En fait personne ne semble donner une raison solide à cette baisse annoncée. Elle est probablement liée à différents effets conjugués, dont il difficile de prévoir s'ils persisteront dans les mois à venir. Une des causes est soulignée dans la publication de la DARES : "En janvier 2016, le nombre de sorties de catégories A, B et C pour cessation d’inscription pour défaut d’actualisation a enregistré un rebond inhabituellement fort, après la baisse observée en décembre, ce qui affecte à la baisse le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B et C en janvier. Sur trois mois l’évolution est plus modérée. Pour l’interprétation des chiffres de cette publication, il convient donc de privilégier les évolutions en tendance plutôt qu’au mois le mois"

    Cet avertissement plutôt inhabituel indique clairement qu'il ne faut pas tirer de conclusions hâtives à partir des chiffres du mois de janvier. C'est pourtant ce que fait le communiqué officiel du ministère, sans citer cette mise en garde.

    Voici les chiffres officiels ;

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  • Chômage : "une inflexion réelle" ?

    La lecture du communiqué ministériel lors de la publication des chiffres mensuels du chômage constitue souvent un moment un peu surréaliste.

    François Hollande attend une inversion de la courbe pour valider sa deuxième candidature à l'élection présidentielle. Et

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  • Chômage : les chiffres et les commentaires

    Comme à chaque fin de mois, les chiffres du chômage viennent de tomber ce 24 décembre. Une fois de plus, ce n'est pas un cadeau, avec une stagnation des chiffres officiels à un niveau très élevé. Ce chômage de masse et qui s’installe dans la durée constitue une des causes principales de la montée de l'extrémisme de droite. Au-delà des chiffres, des millions de personnes vivent des situations dramatiques et beaucoup finissent par perdre leurs repères sociaux et moraux. L'échec patent des politiques menées depuis des années pousse au désespoir et amène souvent à se raccrocher à des solutions simplistes qui peuvent faire illusion.

    Les commentaires officiels à ces résultats sont souvent aussi désespérants que les chiffres eux-mêmes. La ministre de l'emploi compte  sur une reprise économique qui n'existe toujours pas sur le terrain. Myriam El Khomri écrit dans son communiqué qui accompagne la publication des chiffres de novembre "La tendance favorable est encore plus affirmée pour les jeunes " Mais de quelle tendance favorable parle-t-elle ?

    Depuis un an, le chômage n'a cessé d'augmenter. Il atteint un niveau insupportable pour la société tout entière, et en particulier pour le maintien de sa cohésion. La tendance favorable serait celle à venir, mais personne ne peut garantir une amélioration sensible pour les prochains mois.

    Pour conforter ses dires, la ministre publie une courbe qui est à la limite de l'honnêteté intellectuelle : cette courbe porte sur l'évolution de la moyenne mobile sur trois mois, notion bien parlante pour la majorité des chômeurs( ?).

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    La courbe tend vers  la ligne du zéro, qui est placée de telle sorte qu'elle semble représenter l'objectif à atteindre. Mais cette ligne zéro constitue le seuil entre la baisse et la hausse du nombre des chômeurs. Il faudrait voir la courbe franchir nettement ce niveau zéro pour que cela corresponde à une baisse du chômage. L'inflexion mise en relief par cette présentation ne constitue que le fameux "ralentissement de la hausse" selon l'expression chère aux communicants professionnels.

    Voici les chiffres officiels publiés ce jour :

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  • Chômage : l'état d'urgence permanent.

    Cela fait plus de 3 ans que François Hollande est à la tête de l'Etat, et ses ministres commentent mois par mois les chiffres du chômage. Ceux d'octobre 2015, publiés ce jour, sont à nouveau mauvais. L'embellie du dernier mois (moins 23 800 inscrits en catégorie A) est annulée en octobre ( plus 42 000 inscrits en catégorie A).

    La ministre en charge de l'emploi, Myriam El Khomri, commente ces chiffres, qu'elle qualifie de "pas satisfaisants". On ne peut qu'être d'accord avec elle. Comme habituellement, elle tente de mettre en avant les secteurs moins sinistrés, en particulier les jeunes. Mais ce résultat plus positif s'explique par des contrats aidés, bienvenus pour ces jeunes, mais qui ne correspondent à un véritable emploi stable. Et d'autre part l'existence d'une mauvaise moyenne avec un bon résultat dans un secteur implique de mauvais chiffres par ailleurs : c'est le cas en particulier pour les plus âgés et pour les chômeurs de longue durée.

    Un nouvel argument est mis en avant pour expliquer cette hausse : "La reprise de notre économie est engagée (+0,3 % de croissance et 14 900 créations nettes d’emplois au troisième trimestre) mais elle est encore insuffisante pour se traduire par une diminution durable du nombre de demandeurs d’emploi compte tenu de la hausse de notre population active."

    La hausse de la population active est une chance pour un pays, qui peut ainsi renouveler sa population et augmenter mécaniquement la consommation globale. C'est un des mécanisme de la croissance, mais la ministre semble en faire un obstacle à la baisse du chômage.  Elle fait preuve ainsi d'une  bien courte vue dans son analyse politique.

    Voici les chiffres officiels, qui permettent voir que ce mois-ci notre Région et notre Département sont moins touchés que la moyenne.

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  • Les ministres passent, le chômage monte toujours, hélas ...

    Myriam El Khomri, la nouvelle ministre du travail fait dans la continuité. Elle doit commenter les chiffres du chômage du mois d'août parus ce jour, et ces chiffres sont mauvais : 20.000 demandeurs d'emploi en plus en catégorie A, soit 0,6% d'augmentation sur un mois et 4,6% sur un an.

    Comme son prédécesseur, la ministre tente de minimiser et de relativiser cette mauvaise nouvelle. Elle écrit : "Les résultats au mois le mois doivent être analysés avec prudence ; seule la tendance compte (...)". Cette évidence, nous la partageons avec elle, mais il faut bien reconnaître que la tendance depuis le début de l'année est mauvaise, comme depuis le début du septennat de François Hollande.

    François Hollande a déclaré à plusieurs reprises qu'il ne se représenterait pas si le chômage ne baissait pas à la fin de son mandat. Sur quelle période compte-t-il se baser pour mesurer cette baisse éventuelle ? Un mois ? Un trimestre ? Une année ? Il entretient une incertitude qui le sert bien, en le laissant juge et partie de la durée significative. Il semble pourtant logique et pertinent que ses résultats doivent être mesurés sur le temps où il a exercé son mandat : or, plus on avance dans le temps, plus il devient évident que les mois qui restent avant la prochaine élection présidentielle ne permettront pas de résorber toute cette hausse déjà constatée.

    Voici les chiffres officiels de la DARES et de la DIRECCTE Champagne-Ardenne

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  • François Rebsamen part sur un échec

    François Rebsamen a décidé de quitter le gouvernement pour reprendre le poste de Maire de Dijon, devenu vaquant depuis le décès de son successeur.

    Son bilan concernant le chômage est loin d'être positif, avec sur un an 3,9 % d'augmentation pour les personnes en catégorie A (chômeurs sans aucune activité) et 6,6 % d'augmentation pour les personnes en catégories A, B et C, c'est-à-dire en incluant les chômeurs ayant une activité réduite.

    Pour la catégorie A, on compte plus de 3,5 millions d'inscrits, il faut se rappeler qu'en son temps François Mitterrand se battait sur la ligne de crête des 2 millions de chômeurs.

    François Rebsamen retient dans son communiqué les catégories les moins défavorisées et conclut par cette phrase :

    "L’engagement de tous, et en particulier celui des entreprises qui bénéficient de l’effort de la Nation, reste plus que jamais nécessaire afin que le chômage recule durablement."

    Il compte donc sur le bon vouloir des entreprises, feignant de croire que celles-ci pourraient embaucher largement dans un contexte économique plus que morose. Fait-il rappeler qu'en économie libérale, les entreprises, qu'elles soient déficitaires ou bénéficiaires, n'ont pas pour objet de créer de l'emploi. Les embauches éventuelles ne sont qu'une variable d'adaptation en cas d'activité croissante, ne pouvant pas être satisfaite par de gains de productivité.

    Voici les chiffres officiels :

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