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  • Afrique du Sud : les responsables de la xénophobie

    Article de Paul Martial, publié par le CADTM le 27.07.2026

    Si le déferlement de haine contre les ressortissantEs étrangerEs s’inscrit dans un contexte social catastrophique, il est aussi encouragé par des responsables politiques véreux.

    Le 30 juin, 300 manifestations ont été organisées à travers l’Afrique du Sud pour exiger le départ des migrantEs. Depuis que cette vague de xénophobie s’abat sur le pays, des centaines de spaza shops — petites épiceries de proximité — tenus par des étrangerEs ont été pillés et des agressions physiques ont eu lieu, entraînant l’exode de 25 000 personnes.

     Terreau social

    Pour expliquer ces mobilisations de haine, la misère sociale est, à juste titre, souvent mise en avant. Près des deux tiers des Sud-AfricainEs vivent sous le seuil de pauvreté dans ce qui demeure l’un des pays les plus inégalitaires du monde. En effet, 10 % de la population — dont la majorité est blanche — détient 93 % des richesses du pays. Le système post-apartheid, gangrené par la corruption et l’incurie, s’est montré incapable de répondre aux aspirations de la population, tandis que le chômage de masse nourrit le désespoir.

    Une telle situation constitue un terrain idéal pour des organisations comme Operation Dudula. Celle-ci s’est fait connaître par des actions visant à interdire aux personnes étrangères l’accès aux hôpitaux. Plus récente, l’organisation March and March, née dans le KwaZulu-Natal et dirigée par l’ancienne animatrice de radio Jacinta Ngobese-Zuma, ne cesse d’associer les migrantEs à tous les maux du pays : chômage, délinquance, violence, etc.

     

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