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politique internationale - Page 172

  • Le Hamas contre la résolution de l'ONU

    D'après "Le Monde", le responsable en exil du Hamas  rejette la résolution de l'ONU qui appelle à la fin des combats et il rejette également la présence d'observateurs neutres à Gaza . Cette attitude rigide vise à paraître comme le meilleur défenseur des Palestiniens . Le Hamas qui contrôle Gaza est en concurrence avec le Fatah qui lui dirige l'autorité palestinienne en CisJordanie .

    hamas1.jpgOn peut s'interroger sur la position des habitants de Gaza, qui subissent directement l'action de guerre israélienne et à qui on ne demande pas s'ils préférent l'arrêt des combats à la pureté de la lutte .


    "Le chef en exil du Hamas Khaled Mechaal a rejeté samedi la présence de forces internationales dans la bande de Gaza, dans un communiqué WGuOEMFzBP.jpgpublié à l'issue d'une réunion avec d'autres chefs de mouvements palestiniens basés à Damas.

    "Nous refusons toute présence de forces ou d'observateurs internationaux dans la bande de Gaza, et nous rejetons tous les arrangements de sécurité qui portent atteinte à la résistance et à son droit légitime de lutter contre l'occupation", a affirmé le communiqué publié à Damas.

    En visite au Caire, le président palestinien Mahmoud Abbas a pressé samedi le mouvement rival Hamas d'accepter une initiative égyptienne pour mettre fin à la guerre, et a appelé au déploiement d'une force internationale dans la bande de Gaza, chargée de protéger les civils.

    M. Mechaal, basé à Damas et les participants à cette réunion dont les chefs du Jihad islamique Ramadan Chalah et du Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG) Ahmad Jibril, ont encore appelé à "l'arrêt immédiat de l'agression sioniste" et au "retrait total des forces sionistes de la bande de Gaza".

    Ils ont par ailleurs à nouveau rejeté la résolution 1860 du Conseil de sécurité de l'ONU appelant à un cessez-le-feu immédiat, car elle "ne répond pas aux demandes de notre peuple, ne réalise pas ses intérêts et nuit à la résistance et à la cause palestinienne".

  • pour les malades et blessés de Gaza

    Amnesty International lance un appel afin que les malades et blessés de Gaza puissent bénéficier de soins médicaux urgents. Vous pouvez vous joindre à cette campagne en signant et envoyant la lettre dont le modèle figure ci-dessous .


    Un cessez-le-feu non suivi par Israël et le Hamas

    h-20-1086884-1200949709.jpgPrès de deux semaines après le début de l'offensive contre le Hamas, L’ONU a adopté dans la nuit du jeudi a vendredi 9 janvier 2009 par 14 des 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU -les Etats-Unis s'abstenant-, la résolution 1860 qui "appelle à un cessez-le-feu immédiat, durable et pleinement respecté, menant au retrait complet des forces israéliennes de Gaza".


    La résolution "condamne toute violence et hostilité dirigées contre des civils et tout acte de terrorisme", et appelle "à la fourniture sans obstructions (...) de l'aide humanitaire".
    Sur le terrain, malgré l’adoption de la résolution, les combats continuent et la population civile palestinienne reste piégée de ce conflit. Près de 800 Palestiniens, dont une majorité de civils, ont été tués depuis le 27 décembre 2008. De nombreux enfants figurent parmi les victimes ; et près de 3 000 autres Palestiniens blessés

    Action médicale à mener immédiatement en directions des autorités israéliennes


    Cette action vise à faire cesser toutes les attaques contre les civils et à assurer les soins voulus aux malades et aux blessés.

    Madame la Ministre,

    La population civile palestinienne, dont de très nombreux enfants, paye le tribut lourd de ce conflit depuis le début de l’offensive le 27 décembre 2008. Nous vous rappelons qu'en vertu du droit international, votre pays, en tant que puissance occupante, doit veiller à ce que les
    gaza_enfant_blesse.jpghabitants de la Bande de Gaza aient accès, quand ils en ont besoin, aux mêmes soins médicaux que les ressortissants de l'Etat d'Israël.
    Afin d’épargner la population civile, nous vous demandons :
    - de ne viser ni les civils ni les bâtiments qui ne sont pas utilisés à des fins militaires, qu'il s'agisse de frappes aériennes ou d'obus. Prendre toutes les précautions nécessaires pour que les civils ne soient pas atteints lors d'opérations militaires.
    - de faire en sorte que tous les patients qui ont besoin d'un traitement médical soient autorisés à quitter immédiatement Gaza pour être soignés dans des hôpitaux en Egypte ou dans d'autres pays.
    Recevez, Madame, mes salutations sincères

    Destinataire:
    Tzipi Livni, Vice-Premier Ministre et Ministre des affaires étrangères.
    Vice Prime Minister and Minister of Foreign Affairs
    Ministry of Foreign Affairs
    9 Yitzhak Rabin Boulevard
    Kiryat Ben-Gurion
    Jerusalem 91035, Israel


    Fax: 00 972 2 530 3367
    Email: sar@mfa.gov.il
    Salutation: Dear Minister

  • Gaza : appel aux consciences.


    TROP C'EST TROP


    Ce qui se passe aujourd’hui à Gaza et dans les territoires occupés nous
    concerne tout simplement parce que notre conscience nous interdit de nous
    taire.

    Cette situation prend racine dans le déni d’existence dont est victime legaza.jpg
    peuple palestinien, et remédier à l’humiliation quotidienne qu’il subit
    exige de rompre avec l’impuissance.

    Après la colonisation systématique, le sabotage des accords d’Oslo, le
    blocus de dix-huit mois, les morts, pour la plupart civils, s’accumulent
    par centaines dans les rues de Gaza.
    Aucune raison de sécurité, aucune mesure de représailles contre des tirs
    eux aussi dirigés contre des populations civiles, ne peuvent justifier
    qu’un million et demi de Palestiniens vivent ainsi un enfer quotidien
    froidement planifié.

    L’offensive israélienne s’accentue et les morts et les blessés,
    essentiellement civils, s’accumulent. Le territoire de Gaza connaît une
    situation humanitaire effroyable dont la presse ne peut rendre compte
    puisque le gouvernement israélien y a interdit sa présence.

    Si toute violence contre des civils est une violation des conventions de
    Genève, rien ne peut justifier le blocus infligé depuis des années à Gaza
    pas plus que, aujourd’hui, l’engagement massif et meurtrier de l’armée
    israélienne.

    gaza.jpgNous en appelons à la conscience de chacun pour qu’une paix juste et
    durable s’installe enfin dans cette région du monde.
    Contre l’offensive militaire sur Gaza contre le blocus qui dure depuis 18
    mois, contre les tirs sur des civils d’où qu’ils viennent, nos exigences
    vis à vis des gouvernants français et ceux de l’UE :

    • cessez-le-feu immédiat et retrait de l’armée israélienne de Gaza sous
    peine de sanctions internationales

    • suspension de l’accord européen d’association avec Israël, en
    application de l’article 2 de cet accord lui-même

    • reconnaissance sans délai d’un Etat palestinien pleinement souverain sur
    la totalité des territoires illégalement occupés depuis 1967, avec
    Jérusalem-Est pour capitale.

    Manifestation le 10-01-2009 à 15h
    Fontaine de la Solidarité
    Place d’Erlon à Reims


    Liste des organisations partenaires :
    ATTAC, Association Républicaine des Anciens Combattants, Collectif de
    Lutte Antifasciste (CLA), Femmes Solidaires, Mouvement de la Paix,
    Associations des Travailleurs Maghrébins de France, Association droit à un
    eveil marocain, Section française de l'union socialiste des forces
    populaires, Etudiants marocains de Reims,
    Confédération Générale du travail (CGT), Confédération Nationale du
    Travail 51 (CNT51), Union Nationale des Etudiants de France (UNEF), Union
    syndicale Solidaires (Solidaires),
    Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), Nouveau Parti Anticapitaliste
    (NPA), Organisation Communiste Libertaire (OCL), Parti Communiste Français
    (PCF), Parti de Gauche (PG),Association entraide franco turque de Reims,
    Des racines et des êtres, LDH nationale.

  • Pour un cessez le feu à Gaza

    La situation à Gaza prend chaque jour un aspect plus tragique . Le chiffre des victimes s'accroît d'heure en heure, et aucune solution de paix ne semble pouvoir émerger . Ces événements se déroulent dans un territoire minuscule où vivent des centaines de milliers de civils, qui se retrouvent de fait en première ligne des combats .

    Nous avons publié le 2 janvier l'appel de la ligue des droits de l'homme qui s'intitulait : "la violence n'est pas une solution" Ce texte explique qu'au-delà de la tragédie présente, la guerre actuelle condamne les parties en cause à poursuivre le cycle de la violence . La solution ne peut venir ,ni à court terme ni à long terme, de la poursuite d'actions de guerre .

    C'est pourquoi nous appelons

    demain mercredi 7 janvier à 12 heures

    à un rassemblement devant la mairie de Vouziers

     

    Cet appel est soutenu par le groupe Écologie-Solidarité, par la section du Parti Socialiste de Vouziers et par la section de Vouziers de la Ligue des Droits de l'Homme.

    Faites suivre et connaître ce message autour de vous .

     

     

     

    Lien vers infographie du"Monde"

  • Offensive israelienne : des réactions

    L'offensive israelienne à Gaza provoque des réactions diverses .

    Le président de la république tchèque, président en titre de l'Europe parle d'une "opération défensive", s'alignant sur la position israélienne . A l'ONU, les Etats-Unis bloquent le vote d'une résolution, soutenant comme d'habitude leur alié de Tel Aviv.

    Des manifestations de protestations ont eu lieu dans le monde, avec une mobilisation forte pour la France . Voici un compte rendu de l'AFP :xin_69f25ada1a1e4bdba9fec9558cf69036.jpg

    Des milliers de personnes ont manifesté samedi dans les grandes villes européennes pour réclamer l'arrêt de l'offensive israélienne dans la bande de Gaza, notamment plus de 20.000 personnes à Paris, où ont eu lieu des heurts avec la police en fin de journée.

    Les manifestants, dont beaucoup portaient un keffieh, étaient entre 21.000 selon la police et 25.000 selon les organisateurs dans la capitale française, rassemblés à l'appel d'un collectif regroupant associations, partis de gauche et syndicats.

    "Nous sommes tous des Palestiniens, Israël assassin" ou "Gaza, Gaza, on est tous avec toi", scandaient-ils.

    "La communauté internationale est hypocrite. La politique (du président français) Sarkozy est largement complice", a déclaré Olivier Besancenot, le leader de la Ligue communiste révolutionnaire (extrême-gauche), présent dans la manifestation comme la dirigeante du Parti communiste français (PCF) Marie-George Buffet.

  • offensive terrestre à Gaza

    Nous avons passé hier la tribune des présidents de la Ligue des droits de l'Homme, qui titraient "La violence n'est pas une fatalité ".

    Depuis ce soir, la violence a franchi un nouveau stade à Gaza, avec l'entrée des troupes israéliennes sur le territoire de Gaza . Comme il était écrit dans la tribune, qui peut croire que cela résoudra un problème ou même seulement une partie d'un problème . L'armée d'Israel agit avec le consentement plus que tacite des Etats-Unis, point sur lequel l'ancienne et la nouvelle administration ne semble pas avoir de désaccords .photo_1231011348002-7-0.jpg

    Israel est en période pré électorale, et le "message" délivré par l'offensive est plus à destination interne que destiné à faire taire les mortiers du Hamas . A moins de tuer des centaines de milliers de palestiniens, ce genre d'action à peu de chance de se révéler efficace du point de vue militaire . Voici l'info qui existe à cette heure(source "Le Parisien.fr")

    Un nombre important de troupes israéliennes ont pénétré samedi soir sur le territoire de Gaza. Le bureau du Premier ministre a précisé qu' Israël va «prendre le contrôle» des régions d'où sont tirées les roquettes. Des soldats se sont déployés dans des zones inhabitées du nord du territoire, selon des témoins palestiniens.

    Les blindés ont ouvert le feu, selon des témoins, tandis que les troupes du Hamas répliquaient au mortier

    «Les combats vont durer de nombreux jours», a annoncé le bureau du ministre de la Défense Ehud Barak, qui mobilisait samedi soir des milliers de réservistes. L'armée a, par ailleurs, menacé les Gazaouis qui aideraient les «terroristes» du Hamas.

    401845-493553.jpgLes menaces du Hamas

    La branche armée du mouvement de résistance islamique a aussitôt avertit que l'Etat hébreu allait payer «un lourd tribu» en représailles. Avant l'incursion, Khaled Mechaal, le chef du Hamas qui vit en exil à Damas, avait assuré sur la chaîne Al-Jazira que son mouvement «ne capitulerait pas» et prévenu qu'un «sombre destin» attendait Israël s'il mettait le pied à Gaza. «Si vous commettez la stupidité de lancer une offensive terrestre, un destin sombre vous attendra à Gaza. Ce sera là votre malédiction, la colère de Dieu tombera sur vous», avait-il poursuivi.

    Dans un message diffusé sur sa radio interne samedi, le Hamas a menacé d'enlever des soldats israéliens en cas d'offensive terrestre. «S'ils (les Israéliens) entrent (dans Gaza), Gilad Shalit aura de nouveaux amis», a-t-il averti, en allusion au soldat israélien capturé le 25 juin 2006 par un commando palestinien et détenu depuis dans Gaza.

     

  • LA VIOLENCE N’EST PAS UNE FATALITE

     


    Les morts, surtout civils et accessoirement militaires, se comptent par centaines, les blessés peuplent les hôpitaux de Gaza et les mots encombrent les ondes et les images. Qu’elles maudissent, s’indignent, justifient, condamnent, appellent à la vengeance ou à la raison, ces Infos_Gaza_-_345_-.bmppauvres paroles s’envolent au vent mauvais de l’inertie qui règne depuis des décennies. La trêve est rompue, dit-on. Interruption momentanée d’une guerre chaude, voici ce que furent ces six mois où Gaza n’a cessé de survivre, l’existence de ses habitants étant enfouie dans ces tunnels qui charroient les biens nécessaires à la vie ou à la mort. Retour aux réalités les plus crues. On peut détester le Hamas et son refus affiché de l’existence de l’Etat d’Israël, on peut et on doit aussi rejeter cette violation assumée par tous de s’en prendre aux civils. Bref, on peut dénoncer une nouvelle fois l’engrenage de la violence et se livrer à la comptabilité minutieuse des responsabilités ou jeter l’anathème sur l’interlocuteur de demain. En attendant les violences se poursuivent, ouvertes comme ces derniers jours, sournoisement quand elles asphyxient tout un carte_bande_gaza432.gifpeuple déjà embastillé. Nous sommes envahis par la honte car rien de cela n’était imprévisible et nous connaissons parfaitement les remèdes à cette maladie qui ronge cette région du monde et déchaîne les passions partout ailleurs. Sommes-nous si irrésolus, si dénués de sens commun pour laisser faire ainsi ? Ici et maintenant, au sein même de l’Union européenne, nous venons de conforter les autorités israéliennes en leur accordant un statut encore plus privilégié. La bonne conscience fera que l’on déversera quelques centaines de millions d’euros au bénéfice des Palestiniens, qui serviront à reconstruire ce que l’occupant aura détruit et que l’on recommencera encore et encore cet investissement sans fin et surtout sans dividendes. Comme si la paix, ou la guerre d’ailleurs, dépendaient d’un argent qui dissimule l’impuissance. Pourtant jamais conflit ne connut de solutions plus évidentes ; des accords de Taba, à ceux de Genève en passant par la proposition de paix de la Ligue Arabe, à quelques détails près, tout est déjà écrit et les cartes n’attendent que d’être précisées. Mais pour faire vivre la paix autrement que sur du papier, il faut en terminer avec les faux équilibres. La politique israélienne n’a plus pour but d’assurer la sécurité de cet Etat. Bien sûr, cette exigence est légitime et elle est toujours présente dans la pensée de ce peuple et de ses dirigeants. Mais aucune « raison de sécurité » ne peut justifier l’accaparement des terres palestiniennes, de l’eau et le refus de laisser la Cisjordanie et Gaza se développer. Le Hamas n’est plus qu’un alibi commode. Il y a longtemps que derrière le discours sécuritaire se cache, à peine, une volonté d’agrandir le territoire et de convaincre les gaza_wideweb__470x315,0.jpgPalestiniens de s’en aller. Au-delà de l’impératif éthique qui interdit de déposséder un peuple de son existence, il en va de la pérennité d’Israël. Soit Israël admet enfin l’existence d’un Etat palestinien pleinement souverain et installé sur la totalité de la Cisjordanie et de Gaza, soit la sécurité d’Israël ne durera pas plus longtemps que sa puissance militaire, dont la guerre du Liban a commencé à montrer la relativité. Sont-ils bien conscients de l’avenir ceux et celles qui font de cet Etat le poste avancé du monde occidental ? Sont-ils bien conscients que chaque mort à Gaza, c’est un peu plus de haine aveugle contre le reste d’un monde jaugé à la dimension de ses mensonges et de son double discours ? Sont-ils bien conscients que cette guerre endémique permet aux régimes arabes de maintenir leurs peuples sous l’emprise de la dictature et de refuser toute évolution démocratique ? Il n’est plus utile de se lamenter, encore moins de faire des belligérants des fanatiques irréductibles alors que nous avons les moyens de mettre un terme à ce conflit. Et l’Union européenne la première : qu’elle applique les accords passés, qu’elle change de politique et cesse de faire d’Israël son allié privilégié. C’est le seul moyen pour que le gouvernement israélien comprenne qu’il est un Etat comme les autres, avec ses droits mais aussi avec ses responsabilités. Alors, peut-être, la communauté internationale trouvera les ressources politiques nécessaires à faire appliquer ce qui n’est jamais que le droit de chaque peuple à vivre en paix dans des frontières sûres et reconnues. Pour les Palestiniens aussi.


    Patrick BAUDOUIN, Président d’honneur de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH)
    Michel TUBIANA, Président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme (LDH)


    Tribune publiée dans Le Monde, édition du 31 12 08